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| Henri de Bourbon, duc de Bordeaux, comte de Chambord
(Paris, 1820-Frohsdorf, Autriche,1883) était le dernier représentant de la
branche aînée des Bourbons. Fils posthume du duc de Berry et de la princesse
Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, il vécut en exil après la révolution de
juillet 1830. Dernier prétendant légitimiste au trône (sous le nom d'Henri
V) à l'abdication de Charles X (1830), il ne fit valoir ses droits qu'en
1871. À la suite de pourparlers entre légitimistes et orléanistes, son accession
au trône parut un moment quasi certaine ; mais l'intransigeance du comte de
Chambord, qui refusa, entre autres choses, de renoncer au drapeau blanc, fit
échouer les négociations. Mort sans enfant, il laissait la maison d'Orléans
héritière du trône. |
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André Charles Boulle (Paris 1642 - id. 1732),
ébéniste français, qui fut l'un des principaux fournisseurs du roi et de la
cour à partir de 1672. Il est célèbre pour ses meubles en bois précieux incrustés
d'écaille, de cuivre, d'ivoire ou de nacre, enrichis de bronze ciselés, auxquels
il a laissé son nom.
Voir Boulle
(1) - Boulle (2)
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Jean Cousin, dit le Père (v. 1490-v. 1561),
peintre, dessinateur, sculpteur et graveur français. Il a probablement exécuté
des cartons de vitraux pour la cathédrale de Sens (Les Sibylles) ainsi que
des cartons de tapisserie (Histoire de saint Mammès). Par ailleurs, il écrivit
un Traité de perspective (1560) et réalisa des illustrations de livres (Orus
Apollo, 1543). Il fut un représentant du maniérisme développé par l'école
de Fontainebleau, mais peu de ses tableaux ont subsisté, excepté La Charité
et Eva prima pandora, l'un des premiers grands nus peints par un Français.
Voir Web
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Il s'agit en fait du sculpteur Guillaume II Coustou,
dit Coustou le Jeune (Paris 1716- id. 1777). Son activité a parfois
été confondue avec celle de son père, Guillaume Ier (Lyon, 1677-Paris, 1733).
Outre le Mausolée du Dauphin, d'influence néoclassique, il exécuta des portraits
expressifs et des groupes mythologiques.
Voir
Web
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Petrus Paulus Rubens (1577-1640), plus connu
sous le simple nom de Rubens, était d'origine flamande. Chef d'un important
atelier à Anvers, il a affirmé sa personnalité dans un style fougueux et coloré,
aussi expressif dans sa plénitude sensuelle que dans sa violence, et qui répondait
au goût de la Contre-Réforme. Exemplaire du courant baroque, son œuvre réalise
une grande synthèse du réalisme flamand et de la grande manière italienne.
Il a peint en tout quatre versions de l'Adoration des Mages, dont les trois
autres se trouvent en Belgique à Bruxelles, Malines et Anvers.
Voir Web
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Joseph Fesch (Ajaccio 1763 - Rome 1839),
prélat français, était l'oncle maternel de Napoléon Ier. Archidiacre à Ajaccio
à partir de 1793, il renonça à la prêtrise et fut nommé commissaire des guerres
à l'armée d'Italie. À nouveau homme d'Église à partir de 1800, il fut nommé
archevêque de Lyon (1802), puis cardinal (1803). Ambassadeur auprès du Saint-Siège,
il décida le pape Pie VII à venir couronner Napoléon. Le cardinal Fesch joua
donc un rôle important auprès de l'Empereur, remplissant officieusement les
fonctions de ministre des cultes. Bien qu'il fût comblé d'honneurs et nommé
grand aumônier de l'Empire, comte puis sénateur, il s'opposa à la conduite
de Napoléon envers le pape et fut alors disgracié. En 1814, il se retira à
Rome.
Voir Le Cardinal
Fesch |
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José de Ribera, dit en italien lo Spagnoletto,
peintre et graveur espagnol (1591-1652). Il travailla surtout à Naples, où
son art, interprétation riche et nuancée du caravagisme, fit école. Il peignit
d'abord des scènes de martyres ainsi que des figures isolées de saints, d'anachorètes
ou de philosophes (Ésope, Archimède, Le Martyre de saint Barthélémy), puis
il évolua vers une manière plus vive. A la fin de sa vie, il réalisa surtout
des compositions monumentales comme L'Adoration des Mages et La Communion
des Apôtres (1651).
Voir Web
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| François de Beaumont, baron des Adrets
(1513-1587), était un capitaine dauphinois et des protagonistes des guerres
de Religion. Il abjura le catholicisme en 1562, dévasta le midi de la France,
puis revint eu catholicisme, et combattit les protestants. |
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| Louis Balbis de Berton de Crillon, homme
de guerre français (Murs, Vaucluse, 1543 - Avignon 1615), prit part aux guerres
de Religion et se distingua à la bataille de Lépante contre les Turcs (1571).
Il servit successivement les rois de France Henri II, François II, Charles
IX, Henri III et Henri IV qui l'estimait beaucoup. |
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| Jean-Baptiste Guillermin (Lyon 1622 - Paris
1699), sculpteur français, se rendit célèbre grâce à ses Christ sculptés en
ivoire et en coco. Lors d'un passage à Avignon en 1659, il reçut la commande
du beau Christ d'ivoire connu sous le nom de Christ des Pénitents de la Miséricorde
et conservé aujourd'hui au musée d'Avignon. L'année suivante, il sculpta pour
la même confrérie un Christ en buis. Après un voyage en Italie, il vint à
Paris, fut reçu membre de l'Académie royale où il fut ensuite professeur.
Il exécuta entre autres un Christ de cinq pieds de haut pour l'abbaye royale
du Val-de-Grâce. Ses œuvres sont d'une intensité d'expression remarquable. |
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| Jacques Duèse ou d'Ossa (1245-1334) fut pape
de 1316 à 1334 sous le nom de Jean XXII. Deuxième pape d'Avignon, il
organisa la curie dans cette ville, renouvelant le système financier. Il s'opposa
à l'empereur germanique Louis de Bavière qui nomma à Rome l'antipape Nicolas
V en 1328. Jean XXII condamna les hérésies des " spirituels " franciscains,
des bégards et des béguines, de maître Eckhart. Il suscita l'opposition des
théologiens Marsile de Padoue, Jean de Jandun et Guillaume d'Ockham, groupés
autour de Louis de Bavière. |
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| Jacques Fournier ( ? -1342), moine cistercien,
abbé de Fontfroide, fut pape de 1334 à 1342 sous le nom de Benoît XII.
Troisième pape d'Avignon, il fit commencer l'édification du palais des Papes. |
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| Jean Reboul (1796 - 1864), poète français,
né à Nîmes. Fils d'un serrurier, il fut mis à quinze ans en apprentissage
chez un boulanger. Il chercha à compléter par des lectures assidues sa modeste
instruction et devint membre d'un petit cercle littéraire. Il composa des
chansons satiriques puis, en disciple de Lamartine, des poésies mélancoliques
(L'Ange et l'Enfant, 1828). Lamartine lui dédia en 1830 Le Génie dans l'obscurité.
En 1836, Reboul publia son premier recueil intitulé Poésies. Bien accueilli
à Paris, il acquit sous le surnom de poète boulanger une véritable popularité.
Il écrivit également des poèmes en langue d'oc qui furent publiés en 1865
et encouragea Mistral. Il joua également un rôle politique puisqu'en 1848
il siégea comme représentant du Gard à l'Assemblée constituante, où il vota
pour la minorité légitimiste. |
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Michel de Notre-Dame, dit Nostradamus (Saint-Rémy-de-Provence,
1503 - Salon-de-Provence, 1566) était médecin et astrologue. Il fut notamment
le médecin de Charles IX. Il est devenu célèbre grâce à son recueil de prédictions
intitulé Centuries astrologiques (1555).
Cette allusion à Nostradamus n'est peut-être pas innocente sous la plume de
Cloquet : il a fait partie des membres de l'Académie de médecine qui se sont
compromis en faveur de la "métapsychique" vers 1830, époque où les frontières
entre la science et le paranormal tendaient à être redéfinies. Cloquet a aussi
vers la même époque soutenu les expériences d'hypnose de Messmer (il fut le
premier à opérer une mastectomie sous hypnose en 1829). |
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Henri François-Xavier de Belsunce de Castelmoron
(1670-1755), évêque de Marseille, s'est rendu célèbre par son dévouement pendant
la peste de 1720-1721.
Voir
La Peste à Marseille en 1720 |
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Antonio Canova (1757-1822) fit son apprentissage
à Venise et s'installa à Rome à partir de 1781. Il subit l'influence des théories
néo-classiques de Winckelmann et de Mengs. Il réalisa les monuments funéraires
des papes Clément XIV (1784-1787) et Clément XII. Devenu le maître du néo-classicisme
en sculpture, il acquit une autorité comparable à celle de David en peinture.
Invité à Paris, en 1802, il exécuta le buste de Napoléon (1803) et la statue
colossale de Napoléon tenant la Victoire (1811). Il imita la sculpture antique
dans ses portraits de contemporains comme celui de Pauline Borghèse (Rome).
Il est aussi l'auteur de L'Amour et Psyché (Louvre).
Voir Thais, 1200
ans de sculpture italienne : Canova |
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Bacio della Porta, dit Fra Bartolomeo ou Batolommeo
(1472-1517) était un peintre florentin. En 1494, il ouvrit une " bottega "
avec Mariotto Albertinelli mais, devenu disciple de Savonarole dont il a laissé
un portrait célèbre (conservé au monastère de San Marco à Florence), il brûla
ses œuvres profanes et en 1500 se fit dominicain, laissant inachevé un Jugement
dernier à Santa Maria Novella. Ordonné au monastère de San Marco dont il fut
chargé de diriger l'atelier, il collabora à nouveau avec Albertinelli. Grâce
à un voyage à Venise (1508) et un autre à Rome (1514), il apprit à conjuguer
techniques et styles nouveaux. Il est l'auteur de tableaux comme le Mariage
de sainte Catherine (v. 1512) et Salvator Mundi Pietà (v. 1516).
Voir
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| Giovanni Domenico Lombardi, dit Omino (Lucques 1682
- id. 1752), peintre d'histoire italien. Il étudia les maîtres vénitiens et
ajouta leurs couleurs au style des Carrache. Il réalisa des peintures dans
le chœur des Olivetains et notamment à San Romano où ses œuvres révèlent un
grand talent. Mais le reste de son œuvre est de qualité inégale. |
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Carlo ou Carlino Dolci (Florence 1616 - id. 1686),
peintre florentin qui réalisa de nombreux tableaux religieux, notamment connu
pour ses madones.
Voir Web
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Guido Reni, dit en français Le Guide (Bologne, 1575
- id. 1642) était à la fois peintre, décorateur, dessinateur et graveur. Il
étudia à l'académie des Carrache, puis subit l'influence du Caravage (Crucifixion
de saint Pierre, La Charité, 1604) et enfin celles du Corrège et de Raphaël.
Protégé par le pape Paul V et le cardinal Scipione Borghèse, il travailla
notamment aux fresques de la chapelle du palais Quirinal et à Sainte-Marie-Majeure.
De 1613 à 1614, il peignit la célèbre fresque de L'Aurore au casino Rospigliosi
puis se fixa à Bologne vers 1614. Il exécuta aussi des peintures mythologiques
où se révèle sa recherche de la beauté idéale. Jouissant d'une immense renommée
en Europe, le répertoire de ses gestes et figures d'expression fut longtemps
imité dans les académies.
Voir Web
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| Il s'agit sans doute du manufacturier anglais Josiah
Wedgwood (1730-1795) qui perfectionna l'art de la poterie en Angleterre. Il
inventait chaque jour de nouveaux modèles et des procédés de fabrication plus
économiques. On appréciait la nouveauté, l'élégance et la solidité de ses
produits. Sa renommée était telle qu'il devint le potier de la reine Charlotte
et qu'on lui confia l'imitation de nombreux objets. |
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Michelangelo Buonarroti, dit en français Michel-Ange
(Caprese, près d'Arezzo, 1475 - Rome 1564), sculpteur, peintre, architecte
et poète. Parmi ses nombreux chefs-d'œuvre qui ont influencé des générations
d'artistes, on peut rappeler les plus célèbres : plusieurs Pietà (dont celle
de Saint-Pierre de Rome), le David, Moïse, les fresques de la chapelle Sixtine
et la partie sous coupole de la basilique Saint-Pierre de Rome.
Voir
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Thais |
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Francesco Raibolini, dit le Francia (1450-1533),
peintre de l'école bolonaise. Il apprit d'abord le métier d'orfèvre sous la
direction d'un artiste en ce genre nommé Francia, dont il prit le nom, ce
qui explique Jules Cloquet l'appelle " Francia aurifex ". Il se mit ensuite
à la peinture, se rapprochant de l'expression et du style du Pérugin et de
Giovanni Bellini puis, vers la fin de sa vie, de ceux de Raphaël, son ami
et son admirateur. Il produisit de nombreux tableaux, dont la plupart sont
conservés en Italie.
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La famille Carrache (en italien Carracci), originaire
de Bologne, donna trois célèbres peintres : Ludovico (Louis, 1555-1619), et
ses cousins Agostino (Augustin, 1557-1602) et Annibale (Annibal, 1560-1609),
ce dernier ayant été le décorateur de la galerie du palais Farnèse à Rome
(voûte avec les Amours des dieux, v. 1595-1600). En 1585, ils fondèrent à
Bologne une académie réputée. Leur doctrine associait éclectisme et observation
de la nature, recherche de la vérité expressive.
Voir
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Gérard ou Gerrit Dou (Dov ou Dow ; Leyde, 1613 -
id., 1675) était un peintre, dessinateur et graveur hollandais. Il commença
par apprendre la gravure sur cuivre et la peinture sur verre. De 1628 à 1631,
il fut l'élève de Rembrandt (Rembrandt dans son atelier) ; il imita d'abord
son style, lui empruntant certains de ses sujets (scènes bibliques, portraits
et études de têtes), puis s'orienta vers la représentation de scènes de genre
dans des intérieurs. Il utilisait des effets de clair-obscur en figurant un
éclairage provenant d'une bougie ou d'une fenêtre et peignait les objets de
façon très méticuleuse, employant une facture lisse d'aspect émaillé (Le Médecin,
1653). Il devint rapidement célèbre de son vivant, forma de nombreux élèves,
et fonda en 1648 la nouvelle guilde de Saint-Luc. Son oeuvre fut également
très appréciée durant tout le XIXe siècle.
Voir Web
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| Manuel Godoy Álvarez de Faria (1767 - Paris 1851),
homme d'État espagnol, ministre de Charles IV d'Espagne et favori de la reine
Marie-Louise. Premier ministre de 1792 à 1798 et de 1800 à 1808, il joua un
rôle important à l'époque de la Révolution française et de l'Empire. |
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Giovanni da Bologna ou Jean Bologne (en français
Boulogne), dit Giambologna (1529-1608), sculpteur flamand de l'école italienne.
Formé probablement à Anvers, il séjourna à Rome de 1555 à 1557 et se fixa
ensuite à Florence où il obtint la protection de François de Médicis. Il travailla
aussi à Bologne où il réalisa pour le pape Pie IV La Fontaine de Neptune (1563-1567).
Son œuvre, empreinte à la fois de l'influence flamande et du maniérisme florentin,
est très variée. Il sculpta entre autres la Vénus de Petraïa (1567), la Vénus
des jardins Boboli (1570) et l'Enlèvement des Sabines pour la Loge des Lanzi
(1582). Il réalisa de nombreux travaux de décoration pour des jardins, comme
le Parc de Pratolino, et des églises (chapelle Saint-Antonin à Saint-Marc
de Florence, 1581-1589). Il exerça une grande influence sur la sculpture européenne,
particulièrement à Versailles.
Voir
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Thais |
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Giovanni-Antonio Bazzi, dit le Sodoma (1479-1554),
peintre de l'école de Sienne, fut peut-être l'élève de Léonard de Vinci. Il
décora les plafonds de l'une des chambres du Vatican, mais le pape Jules II
fit détruire son œuvre lorsque Raphaël fut chargé de décorer les Stanze. Il
peignit en outre de nombreuses fresques à Sienne, parmi lesquelles Le Christ
battu de verges, dans le cloître des Franciscains, qui passe pour son chef-d'œuvre,
ainsi que des tableaux à l'huile.
Voir Web
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Nicola ou Niccolo Pisano (v. 1220 - Pise v. 1283),
sculpteur italien, est l'instigateur de la première Renaissance pisane. Il
créa un type architectural nouveau avec la chaire du baptistère de Pise (1260),
accordant aux reliefs, inspirés de l'art romain classique, une échelle monumentale
jusque là inaccoutumée. Ceux de la chaire de la cathédrale de Sienne (1266-1268),
d'influence gothique, consistent en un foisonnement de figures. Nicola Pisano
fut en effet le premier à assimiler l'influence française, dans un gothique
proprement toscan. Auteur du tombeau de saint Dominique à Bologne (1264-1267)
et de la Fontana maggiore de Pérouse (1278), il aurait été selon Vasari l'un
des architectes de Santa Trinità à Florence.
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Thais |
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Giovanni Pisano (v. 1248 - après 1314), fils de
Nicola Pisano, sculpteur et architecte actif surtout à Pise et à Sienne. Formé
par son père, il travailla avec lui à la chaire du dôme de Sienne (1266-1268)
et à la Fontana maggiore de Pérouse (1278). Il est l'auteur des chaires de
la cathédrale de Pise et de Sant'Andrea à Pistoia (achevées entre 1301 et
1310), où l'on retrouve le style gothique toscan créé par son père, mêlant
les influences antique et française, ainsi que du tombeau de Marguerite de
Luxembourg à Gênes (1312). Il est aussi l'architecte du Campo Santo de Pise.
Voir
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Thais |
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| Allusion à Ugolino della Gherardesca, tyran pisan
mort en 1288 ou 1289. S'étant allié aux guelfes (partisans des papes dans
le conflit qui les opposait aux empereurs dans l'Italie médiévale) pour s'emparer
du gouvernement de Pise, il fut accusé de trahison par les gibelins (les partisans
de l'empereur), qui l'enfermèrent avec ses fils et ses neveux dans une tour
(la tour de la Faim) où, selon la légende, il serait mort de faim le dernier,
après avoir tenté de manger ses enfants. Dante tira de son supplice un des
épisodes de la Divine Comédie. |
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| André Vacca Berlinghieri (1772-1826) était un célèbre
chirurgien pisan. A l'âge de dix-sept ans, il vint à Paris où il étudia l'anatomie
sous la tutelle de Desault, qu'il accompagna dans une tournée en Hollande.
Il se rendit ensuite en Angleterre où il suivit les leçons de John Hunter
et de Bell. De retour à Pise en 1791, il fut reçu docteur en médecine. Il
revint une seconde fois étudier à Paris en 1799. Il fut d'abord adjoint de
son père pour les cours de chirurgie à l'université de Pise et, trois ans
après, il fut mis à la tête de l'école de clinique externe que l'on venait
de créer. On lui doit plusieurs instruments chirurgicaux, tels une machine
de compression pour l'anévrisme de l'artère poplitée, la cuiller pour le trichiasis,
le bistouri boutonné pour l'opération de la taille chez l'homme, un instrument
pour l'oesophagotomie, ainsi que le perfectionnement de plusieurs procédés
chirurgicaux. |
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| Charles-Gardiner Guthrie (1817-1859) était un chirurgien
anglais contemporain du docteur Cloquet. Il fut chirurgien à l'hôpital de
Westminster puis au Royal Westminster Ophtalmic Hospital. Il se fit connaître
grâce à une série de publications sur le strabisme, la cataracte et les divers
modes opératoires à employer, et par ses Lectures on ophtalmic surgery. D'une
habileté peu commune pour les opérations, il réalisait avec une adresse égale
des opérations aussi opposées qu'une amputation de la hanche et une opération
de la cataracte. Il était membre du Collège royal des chirurgiens de Londres. |
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Salvator Rosa (1615-1673) fut d'abord poète et musicien
avant de devenir peintre. Il subit l'influence des milieux caravagesques,
notamment de Ribera. En 1635, il séjourna à Rome puis à Viterbe, revint à
Rome en 1639, travailla ensuite de 1640 à 1649 au service des Médicis à Florence
(où il fonda aussi l'Académie théâtrale des Percossi), puis se fixa définitivement
à Rome où il acquit une grande renommée. Il réalisa quelques sujets religieux
et peintures d'histoire mais il doit surtout son succès à ses scènes de batailles
tumultueuses et à ses paysages. Il joua en effet un rôle important dans le
développement du paysage, donnant au paysage classique un accent plus réaliste
dans les détails et faisant preuve d'une imagination fantastique comme dans
ses Scènes de sorcellerie. Il est considéré comme un précurseur du paysage
romantique. Ses Satires furent publiées en 1710.
Voir Wev
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Antoine Van Dyck (Anvers, 1599 - Londres, 1640),
peintre, dessinateur et graveur flamand, eut pour maître Rubens dont il assimila
le style. Il est l'auteur de compositions religieuses et mythologiques comme
L'Arrestation du Christ (1620) et Jupiter et Antiope (1620). Il séjourna en
Angleterre de 1619 à 1621 puis parcourut l'Italie, séjournant surtout à Gênes
et à Rome. C'est à partir de cette époque que s'imposa son talent de portraitiste.
De retour dans sa patrie en 1627, il eut une activité intense, réalisant compositions
religieuses ou mythologiques (Déposition de Croix, La Vierge et l'Enfant,
Vénus et Vulcain) et portraits. En 1632, il s'installa définitivement en Angleterre
où il devint le peintre du roi Charles Ier et de la cour d'Angleterre. Son
œuvre participa à l'éclosion de l'école anglaise dont il fut un des modèles.
Voir
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Titien est le nom francisé du peintre italien Tiziano
Vecellio (1488/89 - Venise 1576). Il fut d'abord l'élève de Giorgione, puis
travailla à Rome pour le pape, avant de s'installer à Venise où il ouvrit
un atelier. Il devint un artiste d'envergure internationale, travaillant pour
les papes, François Ier, mais surtout pour Charles Quint et Philippe II, et
le maître incontesté de la peinture vénitienne. Outre de nombreux portraits,
il peignit également des compositions religieuses ou mythologiques comme L'Amour
sacré et L'Amour profane, la Mise au tombeau (1523-1525, Louvre) ou encore
la Vénus d'Urbino (1538, Offices).
Voir
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Paolo Caliari, dit Paolo Veronese, en français Véronèse
(Vérone, 1528 - Venise, 1588), un des maîtres de l'école vénitienne, influencé
entre autres par les œuvres de Titien, de Raphaël et de Michel-Ange. Ses tableaux
se caractérisent par un espace organisé par des architectures, le dynamisme
des personnages et des coloris clairs. Ses œuvres les plus spectaculaires
sont d'immenses toiles peintes pour des réfectoires de communautés tels Les
Noces de Cana (1562, Louvre), Le Repas chez Simon le Pharisien (1572, Louvre)
et Le Repas chez Lévi (Accademia de Venise).
Voir
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Bartolomé Esteban Murillo (Séville, 1618 - id. 1682),
peintre espagnol, qui s'inspira d'abord de Ribera et Zurbaran, puis de la
peinture flamande et vénitienne. Il devint célèbre grâce à l'exécution d'un
cycle de onze tableaux pour les Franciscains de Séville (1645-1646). Il reçut
alors de nombreuses commandes et travailla beaucoup pour les Franciscains,
les Capucins et les Augustins. Ses premiers tableaux, aux couleurs sombres,
le rattachent plutôt au courant " ténébriste ", puis sa palette s'éclaircit,
s'illumine et son style se personnalise. Outre les grands cycles réalisés
pour des couvents, il peignit des tableaux de dévotion pour des particuliers,
comme Éducation de la Vierge et Nativité de la Vierge, des cènes de genre,
des paysages et des portraits. Il acquit de son vivant une renommée internationale
et ses Immaculée Conception furent abondamment copiées aux XVIIIe et XIXe
siècles.
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Pietro di Cristoforo Vannucci, dit il Perugino,
en français Le Pérugin (v. 1445-1523), peintre italien, fit son apprentissage
dans l'atelier de Verrochio. Les débuts de sa carrière sont mal connus. La
première œuvre de date certaine est Saint Sébastien (1478). À partir de 1481,
il participa à la décoration de la Chapelle Sixtine (il est l'un des auteurs
de La Remise des clefs à saint Pierre), ce qui fit sa célébrité. Il eut deux
ateliers, l'un à Florence, l'autre à Pérouse, qui eurent une production considérable.
On lui a reproché cette activité commercialisée et la baisse de qualité qui
se fit peu à peu sentir. Il fixa cependant un type d'art religieux qui eut
un succès durable et il peignit encore des œuvres importantes comme la Crucifixion
de Santa Maddalena de' Pazzi à Florence, le triptyque de la chartreuse de
Pavie (1499), les fresques du Collegio del Cambio à Pérouse pour lesquelles
il fut aidé par son élève Raphaël.
Voir
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Le Guerchin, nom francisé du peintre, dessinateur
et graveur italien Giovanni Francesco Barbieri, dit Il Guerchino (1591 - Bologne,
1666). À Bologne, il fut l'élève de Ludovic Carrache puis étudia à Venise
les maîtres du XVIe siècle. Ses premières œuvres, Et in Arcadia ego (v. 1618),
le Martyre de saint Pierre (1619), ont un caractère lyrique et dramatique
prononcé. En 1621, il fut appelé à Rome par le pape Grégoire XV. Sous l'influence
des théories classiques et de l'œuvre de Guido Reni, son style devint plus
calme et gracieux (La Mort de Didon, 1630). Il est également l'auteur de paysages
et de dessins à la plume.
Voir
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Rembrandt Harmenszoon van Rijn, dit Rembrandt, peintre,
dessinateur et graveur hollandais (Leyde, 1606 - Amsterdam, 1699), est un
des grands maîtres de la peinture connu pour ses compositions historiques
en clair-obscur et ses portraits. Parmi ses œuvres, on peut citer la célèbre
Compagnie du capitaine Franz Banning Cock, dite La Ronde de nuit (1642), le
Reniement de saint Pierre (1660), les deux versions des Pèlerins d'Emmaüs
conservées au Louvre ou encore ses autoportraits.
Voir
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Andrea del Sarto (Florence, 1486 - id. 1530). Influencé
par Léonard de Vinci et Réphaël, il représente avec Fra Bartolomeo le classicisme
florentin de la haute Renaissance. Il décora l'entrée de l'église de l'Annunziata
à Florence (cf. p. 71) en illustrant la Vie de saint Philippe Benizzi (v.
1510). Par la suite, il peignit engrisaille la Vie de saint Jean-Baptiste
dans le cloître du Scalzo à Florence. Il réalisa aussi des tableaux de chevalet
(Annonciation, 1514, Palais Pitti, Florence ; Sainte Famille, Louvre) et des
portraits.
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Raffaello Sanzio ou Santi, dit Raphaël (1483-1520).
Formé par le Pérugin, il travailla à Pérouse, Florence et Rome, où il fut
architecte en chef et surintendant des édifices à la cour des papes Jules
II et Léon X. Parmi ses chefs-d'œuvre, on peut citer, outre des portraits
et des madones célèbres, le Mariage de la Vierge (1504), le Triomphe de Galatée
(1511), la Transfiguration (1518-1520). Il réalisa aussi une partie des fresques
des " chambres " du Vatican, l'autre partie ayant été exécutée sous sa direction
par ses élèves, dont Jules Romain.
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Cristofano ou Cristoforo Allori (Florence, 1535
- id. 1607), peintre florentin. Il fit son apprentissage auprès de son père
Allessandro qui fut lui-même l'élève de Vasari et le disciple de Michel-Ange.
Il se distingue des autres peintres maniéristes par la solidité de son dessin
et la beauté des couleurs qu'il emploie. Il réalisa surtout des portraits
comme Judith (Palais Pitti, Florence) ou Isabelle d'Aragon aux pieds de Charles
VIII (Louvre).
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Il s'agit du peintre italien Angiolo Torri, dit
Bronzino (Florence, 1503 -id. 1572), un des grands représentants de la seconde
génération maniériste à Florence. Il fut l'élève de Pontormo, avec lequel
il collabora, notamment à la Chartreuse du Val d'Ema (1522-1525). Après 1539,
il devint peintre officiel du Grand-Duché de Toscane et réalisa de nombreux
portraits qui furent prirent comme modèles dans toute l'Europe (parmi eux,
le portrait de Cosme Ier de Médicis qu'évoque le docteur Cloquet, Éléonore
et son fils ou encore Lucrezia Panciatichi, Musée des Offices). Il est aussi
l'auteur de peintures religieuses (Pietà, Vie de Moïse, Trinité) et d'allégories
comme Le Temps et la Vérité découvrant la Luxure.
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Giotto di Bondone, dit Giotto (1266 ? - Florence,
1337), peintre et architecte italien, qui fut sans doute l'élève de Cimabue.
Il travailla vers 1296-1299 au cycle de la Vie de saint François à l'église
supérieure d'Assise, puis il fut appelé à Padoue, Rome, et Florence où il
réalisa les fresques de Santa Croce (v. 1318-1325). Il fut aussi le maître
d'œuvre des fortifications et du dôme de Florence, et dirigea les premiers
travaux du Campanile pour lequel il sculpta des bas-reliefs.
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Cenni di Pepi, dit Cimabue (Florence 1240 ? - Pise
v. 1302), peintre et mosaïste toscan, est considéré comme le maître de Giotto
et le fondateur de la peinture italienne, ayant été le premier artiste à s'affranchir
des conventions byzantines. L'évolution de son style est perceptible dans
les œuvres qu'on lui attribue ( parfois avec difficultés) comme le Crucifix
d'Arezzo, le Crucifix de Santa Croce ou encore la Maestà (Vierge en majesté).
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Andrea di Bartolo di Bargilla, dit Andrea del Castagno
(v. 1423 - Florence 1457), peintre italien qui travailla à Venise puis s'installa
à Florence. Il est l'auteur des fresques du réfectoire de San' Apollonia (1445-1450).
Ses portraits d'Hommes et de Femmes illustres regroupent des personnages bibliques,
des héros de l'Antiquité et de la société contemporaine. Il réalisa également
dans la cathédrale de Florence la célèbre fresque représentant l'effigie équestre
de Niccolo da Tolentino. Son style, assez austère, est marqué par l'influence
de Masaccio et de Donatello.
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Domenico Veneziano (Venise v. 1400 - Florence 1461),
peintre italien dont l'œuvre est mal connue. On lui attribue une Adoration
des Mages (v. 1435), une Madone (v. 1445) et des fragments des Vies de saint
François et saint Jean Baptiste (v. 1460, Santa Croce). Il fut le maître de
Piero della Francesca.
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Il s'agit en fait d'Arnolfo di Cambio (Florence
v. 1245 - id. v. 1302), architecte et sculpteur italien. Il travailla d'abord
à Bologne et Sienne sous la direction de Nicola Pisano, puis passa au service
de Charles d'Anjou et exerça surtout à Rome, Pérouse et Assise. En 1296, il
se fixa à Florence où il dirigea les premiers travaux du Dôme. L'église de
Santa Croce et le Palazzio Vecchio lui sont également attribués.
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NB : Cloquet "fusionne" Arnolfo di Cambio et Giovanni di Lapo Ghini, le
premier étant le maître d'oeuvre du Dôme de 1296 à 1302, le second de 1360
à 1369, conjointement avec Francesco Talenti. |
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Il s'agit de Federico Zuccaro ou Zucchero ou Sucarus
(v. 1540 - Ancone 1609), peintre d'histoire et de portraits. Il travailla
tout d'abord aux côtés de son frère Taddeo à la décoration du Belvédère où
il peignit L'Histoire de Moïse et de Pharaon, Les Noces de Cana et La Transfiguration,
ainsi qu'au Vatican et à la Villa Farnèse à Caprarola. Il fut également appelé
à Rome pour achever la coupole de Santa Maria del Fiore que Vasari n'avait
pu terminer. Il peignit également la voûte de la Cappella Paolina pour le
pape Georges XIII. Il fit ensuite un séjour en France où il travailla pour
le compte du cardinal de Lorraine, puis un autre à Londres où il exécuta de
nombreux portraits (Portrait de Marie Stuart, Portrait de la Reine Élisabeth),
enfin il travailla à Madrid. De retour à Rome, il y fonda l'Académie de Saint-Luc.
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Baccio Bandinelli, sculpteur florentin (Florence
1488 - id. 1560), décrit par Cellini et Vasari comme un artiste avide d'honneurs,
jaloux et médiocre imitateur des œuvres de Michel-Ange. Il doit la plupart
de ses commandes à la faveur de la famille Médicis. Parmi ses œuvres, on peut
citer la copie du groupe de Laocoon (1525), Hercule et Cacus (1534, place
de la Seigneurie) et des bas-reliefs et statues pour Santa Maria del Fiore
(1547).
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Donato di Betto Bardi, dit Donatello (Florence 1386
- id. 1466), célèbre sculpteur italien dont l'art est une synthèse entre la
simplicité monumentale de l'art antique et l'esprit religieux du Moyen Âge.
Outre de très beaux bas-reliefs, il sculpta des statues comme le Saint Georges
en marbre d'Or' San Michele, les prophètes du Campanile, le David de bronze
du Bargello ou encore la statue équestre du condottiere italien le Gattamelata.
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Benvenuto Cellini (Florence 1500 - id. 1571), orfèvre
et sculpteur italien, fut une grande figure de l'art de la première moitié
du XVIe siècle. À partir de 1529, il bénéficia de la protection du pape Clément
VII et réalisa des pièces d'orfèvrerie et des monnaies et médailles inspirées
des dessins de Léonard de Vinci, de Michel-Ange, de Raphaël. Attiré à sa cour
par François Ier, il résida en France de 1540 à 1545. Il réalisa pour le roi
de France plusieurs œuvres dont trois statues-candélabres aujourd'hui disparues
et une salière d'émail et d'argent. Son œuvre la plus célèbre est la . Son
œuvre la plus célèbre de cette période est le bas-relief en bronze représentant
la Nymphe de Fontainebleau (1543, Louvre). En 1545, il retourna à Florence
où il réalisa de grandes œuvres en ronde bosse : le Buste de Cosme Ier, Ganymède
sur l'aigle, le Persée de la Loge des Lanzi.
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| Praxitèle, sculpteur grec du IVe siècle avant J.-C.,
qui exerça son activité surtout à Athènes. Ses œuvres (Apollon Sauroctone,
Aphrodite de Cnide, Hermès portant Dionysos enfant), dont on ne conserve que
des copies, ont considérablement influencé les artistes de l'époque hellénistique. |
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Bartolomeo Ammanati (Settignano, 1511 - Florence,
1592), architecte et sculpteur maniériste florentin, à qui on doit entre autres
des élements du Palais Pitti, dont la cour du côté du jardin et, en tant que
sculpteur, avant tout la fontaine de Neptune de la Plaza Signoria.
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| Battista di Domenico Lorenzi, appelé Battista Giovanni
del Cavaliere (1527 ou 1528 - Pise 1594) travailla au tombeau de Michel-Ange
(responsable de la statue "Sculpture") à l'église Santa Croce à Florence,
ainsi qu'au Dôme de Pise. |
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| Élisabeth Vigée-Lebrun (Paris 1755 - id. 1842),
peintre français qui devint la portraitiste attitrée de Marie-Antoinette (La
Reine et ses enfants, 1787). D'abord influencée par le rousseauisme, les théories
artistiques de Diderot et le style de Greuze, elle donna souvent à ses personnages
des expressions attendrissantes et théâtrales. Influencée par David à partir
de 1785, elle modifia son style et vêtit ses personnages à l'antique (Mme
Vigée-Lebrun et sa fille, 1789). |
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Léonard de Vinci (Vinci 1452 - Le Clos-Lucé, près
d'Amboise, 1519), peintre, sculpteur, architecte, ingénieur et savant italien,
qui fut l'un des grands initiateurs de la seconde Renaissance et s'intéressa
à toutes les branches de l'art et de la science. Il vécut d'abord à Florence
et à Milan, puis, invité par François Ier, il séjourna en France à partir
de 1516. Parmi ses tableaux, on peut citer, outre la Joconde, la Vierge aux
rochers, la Cène ou encore, la Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne (Louvre).
Il réalisa également de très belles études à la sanguine.
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Lorenzo Ghiberti (Florence 1378 ou 1381 - 1455),
orfèvre, architecte et sculpteur italien. Il remporta, devant six concurrents
dont Brunelleschi, le concours de 1401 pour la deuxième porte du baptistère
de Florence, qu'il exécuta de 1403 à 1424, puis il réalisa la troisième porte,
son chef-d'œuvre, que Michel-Ange appela " porte du Paradis " (1425-1452).
Il est également l'auteur du saint Matthieu d'Or' San Michele et des reliefs
des fonts baptismaux de Sienne. Son style évolue au cours de sa carrière,
demeurant en partie fidèle à la culture médiévale mais intégrant aussi les
dernières découvertes de la peinture et de la sculpture, comme la perspective
et l'influence de l'antique. Comme architecte, il travailla avec Brunelleschi
à Santa Maria del Fiore.
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Jean-Jacques dit James Pradier (Genève 1792 - Rueil
1852), sculpteur français qui subit surtout l'influence de Canova. Il fut
avec David d'Angers le sculpteur favori de Louis-Philippe. Il produisit des
sculptures monumentales comme Lille et Strasbourg, place de la Concorde, les
douze Victoires du tombeau de Napoléon, les Renommées de l'Arc de Triomphe,
mais il exécuta surtout des statues et des statuettes galantes diffusées par
la manufacture de Sèvres. En 1831, son groupe des Trois Grâces lui valut la
croix d'officier de la Légion d'honneur.
Voir Les
Trois Grâces au Louvre |
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Il s'agit d'Andrea da Pontedera, dit Andrea Pisano
(v. 1290 - v. 1349), qui n'exécuta en réalité qu'une seule des trois portes
du baptistère de Florence, représentant la Vie de saint Jean-Baptiste, les
deux autres ayant été réalisées par Lorenzo Ghiberti. Il collabora ensuite
avec Giotto aux travaux du Campanile, qu'il prit en mains après la mort du
peintre. Il quitta Florence, peut-être pour Pise et devint en 1347 le maître
d'œuvre du dôme d'Orvieto.
Voir Thais |
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Il s'agit sans doute de Mariotto Albertinelli (1474-1515),
peintre florentin ayant beaucoup collaboré avec Fra Bartolomeo.
Voir
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| Descendant d'un des grandes familles de la noblesse
de Lucques, marquis et médecin, président de la société des bains de Lucques,
membre de l'Académie royale de Lucques à cette époque. |
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| La ville de Canino (province de Viterbe)
avait été érigée en principauté en 1814, en faveur de Lucien Bonaparte, frère
de Napoléon, qui y mourut en 1840. |
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Valerio Cioli (1529-1599),sculpteur
italien, responsable de la statue "Architecture" sur le tombeau de Michel-Ange
Voir Thais |
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Sculpteur de Pérouge, fortement influencé
par Michel-Ange. Il exécuta une statue du Pape Jules III (1555) dans la Cathédrale
de Pérouge, puis travailla au Baptistère de Florence, où figure son chef d'oeuvre,
la Décollation de St Jean Baptiste.
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| Nom d'une famille implantée à Florence au 19e siècle, originaire de Saint Petersbourg, ayant fait fortune dans la sidérurgie sous Pierre le Grand. Il y a encore aujourd'hui à Florence une villa Demidoff avec un parc, un Institut de recherche Demidoff, un hôtel Demidoff... |
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Giotto di Stefano (1324-1369), peintre
italien de l'école Florentine
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| Paolo Mascagni (1752-1815) est le plus
célèbre anatomiste italien du 18e siècle. La phrase latine gravée sur son
tombeau est le titre de son oeuvre majeure, Vasorum lymphaticorum corporis
humani historia et iconographia, publiée en 1787 (Cote BIUM 485/1651).
C'est la première description complète du système lymphatique, auquel s'intéressait
également beaucoup Cloquet, puisque le "ganglion de Cloquet" est un ganglion
de la veine fémorale. |
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Littéralement : Gérard de la Nuit.
Surnom italien du Peintre hollandais Gerrit Van Honthorst (1590-1656), dû
à sa spécialité : les scènes nocturnes éclairées à la bougie, dans la manière
de Georges de La Tour, qui est presque exactement son contemporain (1593-1652),
mais avec l'empreinte italienne du Caravage.
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Giovanni Bandini (1540-1599), dit "dell'Opera",
sculpteur florentin élève de Baccio Bandinelli. Responsable de la statue "Peinture"
sur le tombeau de Michel-Ange
Voir Thais |
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| La famille Pitti était une famille
de banquiers florentins, rivale des Médicis entre le 14e et le 16e siècle. |
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Célèbre peintre français, maitre de
l'école classique (1594-1665), qui effectua une grande partie de sa carrière
en Italie.
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| Stefano Ricci, sculpteur italien (1765-1837) |
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Peintre, architecte et écrivain italien
de l'école florentine (Arezzo 1511 - Florence 1574). Il est moins célèbre
comme peintre que comme historien de l'art de son époque. Par ailleurs, son
oeuvre principale en tant qu'architecte est le Palais des Offices de Florence
(aujourd'hui musée).
Voir Web
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Francesco Albani, dit en français L’Albane
(Bologne, 1578 – id., 1660), était peintre, décorateur et dessinateur. Il
entra à l’Académie des Carrache vers 1595 puis devint l’un des aides d’Annibal
Carrache, notamment au palais Farnèse. Il travailla surtout à Rome et à Bologne.
Il réalisa de grandes décorations à fresques et des retables religieux (chapelle
Sainte-Marie Mineure de la paix, à Rome), mais aussi des compositions mythologiques
qui l’ont rendu célèbre (Histoire de Vénus et de Diane).
Voir Web
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Federigo Baroccio ou Barocci, dit en
français Le Baroche (Urbino, v. 1533 – id., 1612), était peintre, dessinateur,
pastelliste et aquarelliste. S’inspirant du style du Corrège et du Rosso,
il s’inscrit dans le courant maniériste. Il réalisa de nombreuses compositions
religieuses aux modelés et aux couleurs caractéristiques. Sa manière annonce
déjà l’art baroque.
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Jacopo da Ponte, dit l’Aîné et le Bassan
(Bassano, 1510-1518 – id., 1592), fut influencé par Véronèse et Titien et
influença lui-même le Greco. Il s’éloigna progressivement des formes et des
couleurs recherchées du maniérisme pour un réalisme original, recourant à
de fantastiques effets de lumière pour faire surgir les formes. Les paysages
jouent un rôle essentiel dans ses tableaux, religieux et profanes (Adoration
des bergers, Martyre de saint Laurent, Prédication de saint Paul).
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| Il s’agit peut-être de Fra Benedetto
da Fiesole ( ? – 1448), peintre et miniaturiste, frère du célèbre Fra Angelico
avec lequel il entra en 1407 au couvent San Domenico de Fiesole. Il aurait
aidé Fra Angelico aux fresques de San Marco. |
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Le Bernin ou Bernini (Gian Lorenzo),
dit parfois en français le Cavalier Bernin (Naples, 1598 – Rome, 1680), est
le grand représentant italien de la sculpture, de l’architecture et de la
décoration baroques. Il travailla quasi exclusivement à Rome. Il s’imposa
au début des années 1620 avec L’enlèvement de Proserpine, David, Apollon et
Daphné. Il est l’auteur du colossal baldaquin de Saint-Pierre, commandé par
le pape Urbain VIII. Il exécuta également plusieurs monuments funéraires (pour
Urbain VIII, Alexandre VII). En tant qu’architecte, il travailla à la construction
du palais Barberini, d’églises comme Saint-André du Quirinal ainsi qu’à la
colonnade de la place Saint-Pierre de Rome. Dans le domaine de l’urbanisme,
il conçut et réalisa des fontaines sculptées comme la fontaine du Triton,
place Barberini, ou la fontaine des Quatre-Fleuves, place Navone.
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Il s’agit de Jean Ier Bruegel, dit
Bruegel ou Bruegel de Velours (Bruxelles, 1568 – Anvers, 1625), le second
fils de Pierre Bruegel l’Ancien. Ce peintre et dessinateur flamand se forma
à Anvers, puis séjourna à Naples, à Rome, enfin à Milan et bénéficia de la
protection du cardinal Borromée. Maître de la gilde d’Anvers en 1597, il fut
nommé peintre de la cour des archiducs Albert et Isabelle (1609). Ami et collaborateur
de Rubens, il exécuta parfois certains des éléments de paysages et des guirlandes
de fleurs encadrant ses figures. Il peignit des paysages, des natures mortes,
des scènes de genre mais aussi des scènes bibliques ou allégoriques comme
Le Paradis terrestre et la série des Cinq Sens. Imitée par de nombreux peintres
flamands, son œuvre fut poursuivie par son fils Jean II.
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Jacques Callot (Nancy, 1592 – id.,
1635), célèbre graveur et dessinateur français, se forma en Italie, d’abord
à Rome auprès du peintre graveur Thomassin, puis à Florence où il entra en
1614 au service des Médicis. Il copia les maîtres italiens et les maniéristes
anversois et s’initia à l’eau-forte. Il se consacra à cette technique et innova
en abandonnant le vernis mou pour le vernis dur des luthiers qui permettait
un trait d’une extrême finesse. Il grava plusieurs sièges de villes, mais
ses œuvres les plus connues sont Les Misères de la guerre (1633) et Les Supplices
(1634), inspirées par l’invasion de la Lorraine.
Voir Web
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Michelangelo Merisi (ou Amerighi ou
Merighi), dit Caravaggio, et en français le Caravage (Caravaggio, 1573 – Porto
Ercole, 1610). Influencé par l’œuvre du Tintoret, celle du Titien et les effets
de lumière des maniéristes, il utilisa beaucoup la technique du clair-obscur
pour mettre en relief les expressions des personnages. Choisissant en outre
ses modèles dans le peuple et soulignant avec réalisme leur aspect humble,
le Caravage rompait totalement avec les conventions expressives, idéalistes,
du sentiment religieux. Certaines de ses œuvres firent particulièrement scandale,
comme Saint Matthieu et l’Ange (1602), dont il dut donner une nouvelle version.
Parmi ses œuvres les plus connues on peut citer la Crucifixion de Saint Pierre
et la Conversion de Saint Paul. Malgré l’opposition des peintres académiques,
l’œuvre du Caravage connut immédiatement un grand succès, produisant un vaste
mouvement, appelé « ténébrisme » ou caravagisme, qui influença fortement la
plupart des courants de la peinture européenne.
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| Il s’agit peut-être du peintre espagnol
Miguel Cardador, qui travailla dans l’île de Majorque au XVIIe siècle. |
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Lodovico Cardi, dit Lodovico Cigoli,
de son vrai nom Lodovico Cardi da Cigoli (Castelvecchio, 1559 – Rome, 1613)
était peintre, sculpteur, architecte, poète et musicien italien. Il appartenait
l’Ecole de Florence mais travailla également à Rome où il fut chargé par Paul
V d’importants travaux au Vatican. Son œuvre s’inspire beaucoup de la vie
des saints. Il exécuta notamment plusieurs tableaux de saint François, dont
un intitulé Saint François en prière qui est sans doute celui qu’évoque Cloquet.
Voir Web
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Antonio Allegri, dit Il Correggio,
en français Le Corrège (Correggio, v. 1489 – id., 1534), fut l’un des grands
maîtres italiens de la Renaissance. Il connaissait les œuvres de Mantegna,
de Léonard de Vinci, mais aussi de Raphaël et de Michel-Ange. Malgré ces influences,
son talent original se révèle dans les grandes fresques qu’il réalisa à Parme
(fresques de l’église Saint-Jean l’Evangéliste, 1520-1524 ; L’Assomption de
la Vierge, coupole du Duomo, 1524-1530). Il réalisa également des toiles religieuses,
dans lesquelles il utilisait à merveille le clair-obscur, ainsi que des peintures
mythologiques très sensuelles.
Voir
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Domenico Zampieri, dit Il Domenichino,
en français le Dominiquin (Bologne, 1581 – Naples 1641), peintre et dessinateur,
fut l’élève de Louis Carrache puis l’un des aides d’Annibal Carrache au palais
Farnèse à Rome. Il fut aussi fortement influencé par le style de Raphaël.
Il est l’auteur d’importantes décorations à fresque (Martyre de saint André,
Dernière Communion de saint Jérôme, Chasse de Diane). Son œuvre influença
Poussin
Voir
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| Les comtes de Montefeltro régnèrent
sur la ville d’Urbino (Urbin en français) de 1213 à 1322 et de 1375 à 1508.
Federigo III (1422-1482) devint duc d’Urbino en 1474 ; son mécénat fit de
la cour d’Urbino une cour raffinée qui a pu inspirer Le Courtisan de Castiglione.
Après la mort de son fils Guidobaldo, le duché d’Urbino passa à la famille
Della Rovere. Le manuscrit de Dante qu’évoque Cloquet date donc sans doute
de la fin du XVe siècle |
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Il s’agit en fait de Gaspard Dughet,
dit le Gaspre Poussin (Rome, v. 1613 – Florence, 1675), beau-frère de Nicolas
Poussin. Il adopta sa conception classique du paysage composé mais fut aussi
sensible au style d’autres peintres comme Claude Le Lorrain et Salvator Rosa.
Dans ses paysages de la campagne romaine, il use, contrairement à Poussin,
de vues plongeantes, d’éclairages contrastés et d’effets dramatiques. Il eut
une production abondante et participa à plusieurs grandes décorations comme
celle du Palais Pitti à Florence, et celle des villas Doria, Pamphili, Colonna
et Borghèse à Rome.
Voir Web
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| Giovanni Antonio Galignani (1757-1821)
était libraire et propriétaire d’un cabinet de lecture. Originaire d’Italie,
il aurait d'abord exercé comme messager avant d'enseigner les langues à Paris
en 1793 puis à Londres en 1795, où il fonda avec sa femme Anne Parsons (1776-1822)
un salon de thé pour les conversations italienne et anglaise ainsi qu’une
librairie. De retour à Paris vers 1801, il y établit une librairie étrangère
et un cabinet de lecture. Il lança avec sa femme deux périodiques : en 1801
le Repertory of English literature et en 1814 le Galignani’s Messenger. Ses
fils John Anthony (1796-1873) et William (1798-1882) Galignani lui succédèrent
à Paris. |
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Hans Holbein, dit le Jeune (Augsbourg,
1497 – Londres, 1543), peintre, dessinateur et graveur allemand, fut probablement
formé par son père, Hans Holbein l’Ancien. Il travailla pour des imprimeurs
bâlois puis fut chargé de réaliser la décoration de plusieurs maisons de cette
ville. Il voyagea en France, où il étudia l’œuvre de Clouet, et en Angleterre.
Il peignit de nombreux portraits, présentant souvent ses modèles à mi-corps,
entourés de leurs instruments de travail ou d’objets symbolisant leurs fonctions
(L’Astronome Nicolaus Kratzer, Thomas Cromwell…). Son style a su réaliser
une synthèse des apports nordiques et italiens. Holbein le Jeune est considéré
comme le dernier représentant de la Renaissance allemande. Il mourut de la
peste, en pleine période de gloire.
Voir
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Claude Gellée, dit Le Lorrain (Champagne,
Vosges, 1600 – Rome, 1682), peintre, dessinateur et graveur français, passa
quasiment toute sa carrière à Rome. Se consacrant entièrement aux paysages,
il fit de nombreuses études de la campagne romaine. Il réalisa surtout des
marines, et des paysages où figurent des scènes bibliques et mythologiques.
Il est à l’origine d’une nouvelle conception dans laquelle l’observation directe
de la nature constitue le point de départ d’une transposition faite en fonction
d’un sens idéal de la « Beauté ». Il s’affirma comme la figure majeure, avec
Poussin, du paysage classique.
Voir Web
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Carlo Cavaliere Maratti ou Maratta
(Camerano, 1625 – Rome, 1713) était peintre d’histoire et de portraits et
graveur. Il vint à Rome très jeune et entra dans l’Ecole d’Andrea Sacchi où
il étudia et copia les œuvres de Raphaël et de Carrache. Ses tableaux de la
Vierge connurent un grand succès et lui valurent le surnom de « Carluccio
della Madone ». Il fut le peintre favori du Saint-Siège durant toute sa carrière.
Après la mort d’Andréa Sacchi (1661) et de Pierre de Cortone (1669), il fut
le chef incontesté de l’Ecole Romaine. Innocent XI le nomma surintendant des
chambres du Vatican et il fut chargé, en 1702-1703 de réparer à la gouache
les fresques de Raphaël au Vatican et à la Farnesine. Louis XIV le nomma aussi
premier peintre du roi.
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Sextius-Alexandre-François, comte
de Miollis (1759-1828) devint général sous la Révolution en 1794 et participa
aux principaux combats d’Italie en 1796 et 1797. Il fut nommé gouverneur de
Mantoue. En 1805, il occupa Venise et en 1808, il prit possession de Rome
et assura le commandement de la division. C’est sous son autorité que fut
arrêté le pape Pie VII. Le général Miollis acquit en 1811 de Francesco Borghese-Aldobrandini
la Villa Aldobrandini qu’il rénova et où il installa sa collection de tableaux,
mais il dut quitter Rome en 1814. Ayant rallié le camp de Napoléon en 1815,
la Seconde Restauration mit fin à sa carrière.
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| Mundinus est le nom latin de Mondino
de’ Luzzi, également appelé Mondino dei Liucci ou Raimondino dei Liuzzi, (Bologne,
v. 1270 – id., 1326), anatomiste et chirurgien italien, qui fut le premier
anatomiste à procéder à de nombreuses autopsies. Il initia l’étude de l’anatomie
en médecine à l’université de Bologne où il fut professeur à partir de 1320.
Son Anathomia (ou Nothomia Mundini), rédigée en 1316, est le premier traité
d’anatomie illustré et valable, bien qu’il reste soumis à l’œuvre de Galien
: lorsque la réalité décelée lors de l’autopsie ne correspond pas aux écrits
de Galien, on en déduit que la pensée du médecin a été déformée par ses traducteurs.
L’œuvre de Mondino fit l’objet de nombreux commentaires dans les écrits de
ses successeurs. |
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Giulio Pippi, dit en italien Giulio
Romano, en français Jules Romain (Rome, 1492 ou 1499 – Mantoue, 1546), peintre
et architecte. Disciple de Raphaël, il travailla aux loges du Vatican. Son
chef-d’œuvre est le Palais du Té (1524-1530). Artiste très fécond, représentatif
de la Seconde Renaissance, il réalisa de nombreux tableaux d’autel, cartons
de tapisseries, dessins d’architecture et relevés de monuments antiques. Il
influença le Primatice, son collaborateur, ainsi que Véronèse et Rubens.
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Andrea Sacchi, dit Ouche (Rome, 1599
– id. 1661), apprit la peinture avec son père, Benedetto Sacchi. Il travailla
avec Francesco Albani, puis étudia l’œuvre de Raphaël et de Caravage. Il bénéficia
de la protection du cardinal Barberini qui le fit travailler dans son palais
et lui procura d’importantes commandes dans les édifices publics de Rome.
Il peignit surtout des tableaux d’histoire et des portraits. Le tableau Saint
Romuald et ses moines, au Vatican, fut longtemps considéré comme l’une des
plus remarquables peintures de Rome. Andrea Sacchi forma de nombreux élèves
parmi lesquels Carlo Maratta.
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Francesco de’ Rossi, dit
Cecco Salviati (Florence, 1510 – Rome, 1563), peintre, fut l’élève d’Andrea
del Sarto et bénéficia de la protection du cardinal Salviati à partir de 1531.
Il décora l’église Santa Maria dell’ Anima à Rome (1541) et la salle des audiences
du Palazzo Vecchio à Florence (1544). En 1544-1545, il travailla en France
à Fontainebleau et au château de Dampierre. Il fut influencé par les maniéristes
et par Michel-Ange.
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Il Sassoferrato est le surnom de Giovanni-Battista
Salvi (Sassoferrato, 1609 – Rome, 1685), peintre d’histoire, généralement
classé dans l’école des Carrache, surtout influencé par l’œuvre du Dominiquin.
Il passa la plus grande partie de sa vie à Rome. Peintre à la commande, il
était spécialisé dans la réalisation des madones. La Madone du rosaire avec
sainte Catherine et saint Dominique est considéré comme l’un de ses meilleurs
tableaux.
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Sebastiano Luciani, appelé d’abord
Sebastiano Veneziano, « le Vénitien », puis Sebastiano del Piombo (Venise,
v. 1485 – Rome, 1547). Il fut profondément marqué par la façon de traiter
la lumière et le sens de la construction de son maître, Giorgione. Il fut
ensuite influencé par Raphaël, notamment dans ses portraits (La Fornarina,
La Dorotea, Andrea Doria). Il devint enfin le confident de Michel-Ange dont
l’influence est très sensible dans des tableaux comme la Flagellation, la
Pietà de Viterbe ou la Résurrection de Lazare. Vers la fin de sa vie, il fut
nommé chancelier des Bulles, ou « du Plomb », d’où son surnom « del Piombo
».
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| Achille Stocchi, sculpteur à Rome au
XVIIIe siècle, fut membre de la Confrérie des Virtuoses. On lui doit une statue
de l’Automne à l’entrée du Pincio sur la Piazza del Popolo et une autre du
peintre Tofanelli à Saint-Marc à Rome. |
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Pierre Hubert Subleyras (Saint-Gilles-du-Gard,
1699 – Rome, 1749), peintre français, s’est établi à Rome après avoir remporté
le Premier Grand Prix de peinture de l’Académie de Rome en 1726 avec Le Serpent
d’airain. En 1739, il épousa Maria Felice Tibaldi, célèbre miniaturiste. Il
fut ensuite élu membre de l’Académie de Saint-Luc. Peintre d’histoire et portraitiste,
il doit également sa renommée à ses tableaux religieux dont le plus célèbre
est La messe dite par saint Basile, tableau d’autel commandé par le cardinal
Valenti Gonzague et destiné à être reproduit en mosaïque.
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Jacopo di Robusti, dit il Tintoretto,
en fançais le Tintoret (Venise, 1518 – id., 1594), appartenait à l’école vénitienne.
Il ouvrit son propre atelier dès 1539 mais ne reçut de grandes commandes officielles
qu’en 1556 : deux compositions pour le palais ducal qui furent détruites dans
un incendie en 1577, et surtout la décoration de l’église et de la scuola
de la confrérie San Rocco. C’est le plus vaste ensemble décoratif réalisé
par le Tintoret, avec plus de cinquante compositions. Il travailla aussi beaucoup
pour le palais des Doges. Son style se caractérise par des perspectives plongeantes,
des coloris vifs et des formes fortement campées. Contrairement à Titien,
il cernait ses personnages et les dégageait très nettement des fonds, recherchant
les contrastes violents. Introduisant dans la peinture vénitienne dynamisme
et pathos, il fut une source d’inspiration majeure, notamment pour Rubens
puis Delacroix.
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Valentin de Boulogne ou de Boulongne
(Coulommiers, 1594 – Rome, 1632), peintre et dessinateur français, découvrit
à Rome l’œuvre du Caravage qui l’influença beaucoup. Il représenta des sujets
allégoriques, religieux (Le Martyre des saint Procès et saint Martinien) mais
aussi des sujets populaires. Il s’affirma comme l’un des caravagesques les
plus fidèles au maître.
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Diego Rodríguez da Silva y Velazquez,
en français Vélasquez (Séville, 1599 – Madrid, 1660), est un des peintres
majeurs du XVIIe siècle espagnol. A ses débuts, il peignit des scènes religieuses
puis, sous l’influence du ténébrisme caravagesque, il introduisit au premier
plan de ses tableaux des motifs jusqu’alors considérés comme accessoires,
reléguant à l’arrière-plan le sujet initial présenté comme se reflétant dans
un miroir. Il utilisa plus tard cette technique dans les Ménines, une de ses
œuvres les plus célèbres. Par la suite, il peignit surtout des œuvres profanes,
offrant avec ses scènes de genre un témoignage éloquent sur la vie populaire
puis sur le monde de la cour du roi d’Espagne où il réalisa de nombreux portraits.
S’il passa la majeure partie de sa carrière en Espagne, il effectua aussi
plusieurs voyages en Italie.
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Horace Vernet (Paris, 1789 – id., 1863),
peintre et dessinateur français, se rendit célèbre grâce à ses marines et
à ses tableaux de batailles. Fervent bonapartiste, il exalta l’héroïsme des
soldats de l’Empire. Il se rallia ensuite à la Restauration et peignit plusieurs
scènes pour la galerie historique de Versailles. Il devint enfin le peintre
officiel de Napoléon III.
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Philips Wouwerman ou Wouwermans (Haarlem,
1619 – id., 1668) était un peintre et dessinateur hollandais. Il fut l’élève
de son père et probablement de Frans Hals. Dans le choix de ses sujets, il
fut surtout influencé par Pieter Van Laar, Both et Dujardin. Membre de la
gilde d’Haarlem en 1640, il fut l’un des peintres de genre les plus féconds
du XVIIe siècle hollandais. Il peignit de nombreux sujets mettant en scène
des chevaux : batailles, cavalcades, scènes de campements militaires, chasses.
Il représenta aussi des scènes populaires en plein air (Halte à l’auberge
; Bohémiens en voyage).
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Maria Evarist Miguel (1802-1866), plus
connu sous le nom de Dom Miguel, est le troisième fils du roi du Portugal
Jean VI et de Carlota Joaquina, de la famille des Bourbons d’Espagne. En 1807,
il suivit ses parents, chassés par Napoléon, dans leur exil au Brésil. En
1822, Jean VI jura fidélité à la nouvelle constitution portugaise proclamée
en son absence, de sorte que son épouse, farouche partisane de la monarchie
absolue, chercha à détrôner son mari pour installer à sa place son fils préféré,
Miguel. Suite à des insurrections, Carlota Joaquina fut emprisonnée et Miguel
exilé (1824). Ce dernier parvint par la ruse à usurper le pouvoir à son frère
aîné Dom Pedro, légitime héritier de la couronne, et se proclama lui-même
roi du Portugal en juillet 1828. Mais Dom Miguel se mit à dos l’opinion publique
portugaise et bientôt les plus grands pays d’Europe : ainsi, en 1834, l’Espagne,
la France et l’Angleterre reconnurent Maria, la fille de Dom Pedro, comme
souveraine légitime. Après sa capitulation, Dom Miguel s’exila d’abord à Rome
puis en Allemagne.
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| Monsieur de Maubourg |

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Armand-Charles-Septime de Fay, comte
de Latour-Maubourg (1801-1845). Ambassadeur de France auprès du Saint-Siège
depuis 1837, il était le fils de l'un des premiers députés de la noblesse
à rallier le Tiers-Etat en 1789 et , de plus, ami du général de Lafayette
dont il partagea la captivité en Autriche entre 1792 et 1797. Son oncle fut
le célèbre général d'Empire qui devint sous Charles X ministre de la guerre
et gouverneur des Invalides.
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