En route pour une nouvelle ère (1)

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Au lendemain de la guerre, la vie reprend progressivement son cours normal. La recherche peut enfin se développer librement. Emile Mahler, du laboratoire lyonnais Gattefossé, introduit la physicochimie comme méthode de caractérisation des crèmes (nature de la phase continue, structure, dureté, résistance à la dessiccation). Il introduit ainsi la rhéologie [1] comme science dans l’industrie cosmétique à une époque où de nouvelles émulsions compactes et stables à base de cires auto-émulsionnables voient le jour.

Un autre pionnier, Pierre Vélon, du laboratoire de recherche de Lancôme SA, développe vers 1948 l’utilisation d’une série de caractérisations des produits cosmétiques (indice d’iode, d’hydroxyle [2], viscosité, pouvoir mouillant…) et des conseils de soin fondés sur les trois impératifs suivants : « équilibrer, protéger, nettoyer ».

Emile Mahler. Industrie de la parfumerie, 1947.
 
BIU Santé Pharmacie : cote P 10069.
« Mesures de la dureté des produits cosmétiques », par Emile Mahler. Industrie de la parfumerie, 1946.
 
BIU Santé Pharmacie : cote P 10069.
Portrait de Pierre Vélon. Parfumerie, Cosmétique, Savons, 1969.
 
BIU Santé Pharmacie : cote P10167.
Pierre Vélon, « Les mesure en rhéologie cosmétique ». Parfumerie, Cosmétique, Savons, 1969.
 
BIU Santé Pharmacie : cote P 10167.
Publicité pour les moules pour crayons raisins et fards. La Parfumerie moderne, 1949.
 
BIU Santé Pharmacie : cote P 15270.
En-tête de facture L’Oreal. 1946.
On remarque la mise en avant des colorations et le cachet postal faisant référence à « Imédia » gamme de coloration des cheveux à pénétration rapide lancée en 1929. L’innovation de conditionnements individuels permettant d’éviter l’oxydation à l’air et donc de préserver les propriétés colorantes jusqu’à l’emploi assurent son succès immédiat.
En savoir plus sur l'histoire de L'Oréal
© Collection privée.
×Rhéologie : science de l’écoulement et de déformation de la matière (viscosité, consistance).
×Indice d’hydroxyle : indice permettant de caractériser le nombre de groupements hydroxyles présent dans un corps gras et donc son hydrophilie (affinité pour l’eau) relative.