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Aldrovandi, Ulysse(Bologne,1522 - Bologne, 1607)Issu d’une famille bolognaise, Ulysse Aldrovandi s’inscrit à 17 ans à l’université de sa ville natale pour étudier les lettres et le droit. Pendant sept ans, il acquiert une solide formation en langues anciennes ainsi qu’une orientation humaniste et érudite à vocation encyclopédique. En 1546, juste avant le diplôme, il abandonne ce cursus pour s’inscrire en philosophie et médecine. Durant sept ans, à Bologne, il suit le cursus médical, se perfectionne en logique, en philosophie et en mathématique et passe 20 mois à Padoue. Accusé d’hérésie, il doit se rendre à Rome en 1549, où il est emprisonné peu de temps. Une fois sorti de prison, il rencontre à Rome Guillaume Rondelet, qui stimule son intérêt pour l’histoire naturelle et l’intéresse à la variété des poissons. De retour à l’université de Bologne, il est influencé par le médecin Luca Ghini, botaniste célèbre et fondateur du jardin botanique auquel Aldrovandi a, plus tard, donné un grand essor. Aldrovandi obtient son doctorat en médecine à Bologne en 1553 et devient membre du collège des médecins. Mais c’est à la chaire de logique de l’université de Bologne qu’il est nommé et qu’il enseigne en 1554. Il obtient ensuite la chaire de philosophie (1555-1561), et consacre l’essentiel de son enseignement à un cours "extraordinaire" d’explication des "simples" (de simplicibus), c’est-à-dire des "médicaments simples". En février 1561, son enseignement devient un enseignement ordinaire de "philosophie naturelle", consacré aux fossiles, aux plantes et aux animaux. Pendant quarante ans, jusqu’en 1600, Aldrovandi enseigne donc les sciences naturelles, date à laquelle il abandonne l’enseignement pour se consacrer à un projet encyclopédique de description de tous les animaux, de toutes les plantes et minéraux. Pour mener à bien ce projet, il recrute des dessinateurs, des peintres et des graveurs, qui continueront à travailler après sa mort sous la direction de ses disciples, parmi lesquels Bartolomeo Ambrosino éditeur de l’Histoire des monstres. Les seuls textes publiés du vivant d’Aldrovandi sont un livre d’ornithologie Ornithologiae (Bologne, 1599-1603) et un traité d’entomologie, De animalium insectis (Bologne, 1602). Collectionneur passionné, Aldrovandi n’a pas toujours été assez méthodique. De nombreux manuscrits d’Aldrovandi sont encore conservés à la bibliothèque universitaire de Bologne. |