{"id":12556,"date":"2017-10-12T16:11:07","date_gmt":"2017-10-12T14:11:07","guid":{"rendered":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/?p=12556"},"modified":"2017-10-12T16:26:18","modified_gmt":"2017-10-12T14:26:18","slug":"table-ronde-besoins-documentaires-sante-edition-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/table-ronde-besoins-documentaires-sante-edition-2016\/","title":{"rendered":"Table ronde sur les besoins documentaires en sant\u00e9 (\u00e9dition 2016)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\">En novembre 2016, comme tous les ans, <a title=\"Annonce table ronde\" href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/table-ronde-besoins-documentaires-sante-2016\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">une table ronde a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e par la <strong>BIU Sant\u00e9<\/strong> et <strong>l&rsquo;Urfist de Paris<\/strong> sur le th\u00e8me des besoins documentaires en sant\u00e9<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><em>\u00c9tudiants, enseignants et professionnels de la sant\u00e9 et de la documentation<\/em> ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 parler de leurs <strong>besoins et pratiques documentaires<\/strong>. Vous trouverez ci-dessous le compte rendu de ces \u00e9changes (<em>r\u00e9dig\u00e9 avec l&rsquo;aide des intervenants, merci encore \u00e0 eux pour leur participation<\/em>).<\/p>\n<p>\u00c9taient pr\u00e9sents :<\/p>\n<ul>\n<li><em><strong><a href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-14138\" src=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde1-300x186.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"186\" srcset=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde1-300x186.jpg 300w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde1-768x477.jpg 768w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde1-1024x636.jpg 1024w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde1-1200x745.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 85vw, 300px\" \/><\/a><\/strong><\/em><strong>Yves Boucher<\/strong>, docteur en chirurgie dentaire, professeur des universit\u00e9s (<a href=\"http:\/\/www.univ-paris-diderot.fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Paris Diderot<\/a>) et praticien hospitalier<\/li>\n<li><strong>Sophie Chr\u00e9tien<\/strong>, infirmi\u00e8re de pratique avanc\u00e9e, clinicienne sp\u00e9cialis\u00e9e, EMASP H\u00f4pital Bichat \u2013 Claude-Bernard<\/li>\n<li><strong>Marie-Th\u00e9r\u00e8se Froissart<\/strong>, kin\u00e9sith\u00e9rapeute cadre de sant\u00e9, responsable du 2<sup>e<\/sup> cycle des \u00e9tudes &#8211; <a href=\"https:\/\/www.aderf.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ADERF (\u00c9cole de Kin\u00e9sith\u00e9rapie de Paris)<\/a><\/li>\n<li><strong>Nicole Mesnil<\/strong>, sage-femme enseignante (\u00c9cole de sages-femmes Baudelocque &#8211; Paris)<\/li>\n<li><strong>Micha\u00ebl Thy<\/strong>, interne, membre de <a href=\"http:\/\/www.ajar-online.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">l\u2019Association des jeunes anesth\u00e9sistes r\u00e9animateurs (AJAR)<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Trois th\u00e8mes <\/strong>ont \u00e9t\u00e9 abord\u00e9s au cours de cette table ronde :<\/p>\n<ol>\n<li>Quels sont les <strong>usages<\/strong> et <strong>besoins<\/strong> pour la documentation en sant\u00e9\u00a0?<\/li>\n<li>Quels sont les <strong>outils<\/strong> utilis\u00e9s par les professionnels de sant\u00e9 pour acc\u00e9der \u00e0 la documentation, ont-ils re\u00e7u une <strong>formation<\/strong> sp\u00e9cifique \u00e0 ces outils\u00a0?<\/li>\n<li>Comment acc\u00e8de-t-on aux documents, dans un <strong>contexte budg\u00e9taire contraint<\/strong>\u00a0?<\/li>\n<\/ol>\n<h2>Des besoins vari\u00e9s<strong><br \/>\n<\/strong><\/h2>\n<p><strong>Yves Boucher<\/strong> commence par rappeler qu&rsquo;il existe <em>plusieurs types de besoins<\/em>. Les <strong>enseignants<\/strong> veulent trouver des documents pour leurs recherches et leurs cours. Les <strong>\u00e9tudiants<\/strong> cherchent de quoi les aider \u00e0 apprendre leurs cours, progresser dans leurs \u00e9tudes et, \u00e0 terme, rendre une th\u00e8se. Ceux de 1er et 2e cycle ont besoin de r\u00e9f\u00e9rences vari\u00e9es pour assimiler les connaissances de base. Ils utiliseront ensuite la biblioth\u00e8que d&rsquo;une autre mani\u00e8re quand ils passeront leur <strong>th\u00e8se<\/strong>, puisqu&rsquo;ils produisent alors eux-m\u00eames un document. Une fois inscrits en 3e cycle, l&rsquo;apprentissage devient plus sp\u00e9cifique, n\u00e9cessitant parfois des <strong>articles tr\u00e8s pointus<\/strong>. Plus tard, l&rsquo;obtention \u00e9ventuelle d&rsquo;un DU ou d&rsquo;un master passe par <strong>l&rsquo;apprentissage de questions tr\u00e8s pr\u00e9cises<\/strong>,\u00a0 essentiellement dans des livres ou des revues.<\/p>\n<p>Il existe ensuite plusieurs <strong>degr\u00e9s d&rsquo;urgence<\/strong>. Quand l&rsquo;enseignant \u00e9crit un papier, il a besoin d&rsquo;articles scientifiques, tout de suite. En ce qui le concerne, Yves Boucher a alors recours au r\u00e9seau <em>Inserm<\/em>. Si on ne trouve pas dans ces bases, on se tourne vers les universit\u00e9s, la sienne ou d&rsquo;autres. Les \u00e9tudiants ont des besoins moins urgents, qui peuvent attendre quelques jours, quand ils travaillent sur leur th\u00e8se.<\/p>\n<p><strong>Micha\u00ebl Thy<\/strong> pr\u00e9cise que les internes en m\u00e9decine ont <em>peu de temps<\/em>. Malgr\u00e9 tout, ils doivent parfois r\u00e9aliser des recherches d&rsquo;articles sur des th\u00e8mes donn\u00e9s. <a href=\"http:\/\/www.ajar-online.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Son association, l&rsquo;AJAR<\/a>, travaille avec la BIU Sant\u00e9 pour proposer \u00e0 ses membres des formations \u00e0 la recherche dans <em>PubMed<\/em> et \u00e0 la mise en forme de bibliographies avec <em>Zotero<\/em>. Avec l&rsquo;<em>Evidence-Based Medicine<\/em> (EBM) on doit s&rsquo;appuyer sur des donn\u00e9es scientifiques. Cela fait partie de la m\u00e9decine actuelle, il faut justifier la prise de d\u00e9cision. Quant \u00e0 la th\u00e8se ou aux m\u00e9moires, le d\u00e9fi est de produire quelque chose dans un laps de temps limit\u00e9.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but des \u00e9tudes de m\u00e9decine on travaille sur des ouvrages de r\u00e9f\u00e9rence et des sujets \u00e0 apprendre par c\u0153ur. On a alors moins besoin de documents. Ensuite on doit de plus en plus <strong>approfondir<\/strong>, ce qui ouvre des perspectives sur la documentation, de plus en plus cibl\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans la plupart des facult\u00e9s, les \u00e9tudiants sont d\u00e9sormais sensibilis\u00e9s \u00e0 la <strong>lecture critique d&rsquo;article<\/strong> (LCA), c&rsquo;est la tendance avec l&rsquo;EBM depuis de nombreuses ann\u00e9es. Ils doivent savoir critiquer les articles et \u00e9ventuellement les utiliser pour leur pratique &#8211; car les recommandations se basent elles-m\u00eames sur des articles. Les pratiques \u00e9voluent vite en m\u00e9decine, il faut se tenir au courant avec la <strong>formation continue<\/strong>, qui est indispensable.<\/p>\n<p>Ce besoin de documentation pour prendre la <strong>bonne d\u00e9cision<\/strong> est sp\u00e9cifique aux disciplines de sant\u00e9. <strong>Nicole Mesnil<\/strong> confirme qu&rsquo;apprendre \u00e0 r\u00e9aliser une recherche bibliographique est aussi important pour les <strong>sages-femmes<\/strong>. Les deux premi\u00e8res ann\u00e9es, les \u00e9tudiants utilisent des ouvrages de base, en obst\u00e9trique, p\u00e9diatrie, gyn\u00e9cologie&#8230; Souvent tr\u00e8s chers (<em>50 \u00e0 150 euros<\/em>), la plupart des \u00e9tudiants ne peuvent se les acheter (<em>ou alors \u00e0 plusieurs, quand ils s&rsquo;entendent bien !<\/em>). En plus, ces ouvrages doivent \u00eatre renouvel\u00e9s r\u00e9guli\u00e8rement.<\/p>\n<p>Pour les <strong>sages-femmes<\/strong>, on constate une \u00ab<em>mont\u00e9e en puissance<\/em>\u00bb jusqu&rsquo;\u00e0 la production du m\u00e9moire, avec une pr\u00e9paration en <strong>m\u00e9thodologie<\/strong> de recherche. Les \u00e9tudiants sont soutenus par les enseignants, \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;entretiens, de grilles de notation. Des expos\u00e9s doivent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 partir d&rsquo;articles ou de r\u00e9sum\u00e9s de textes. En 3<sup>e<\/sup> ann\u00e9e, il y a le projet d&rsquo;\u00e9ducation \u00e0 la sant\u00e9, qui prend beaucoup de temps. Une des sp\u00e9cificit\u00e9s des sages-femmes, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a toujours <strong>deux sujets<\/strong>, la <em>femme<\/em> et le <em>nouveau-n\u00e9<\/em>. Il y a donc le d\u00e9veloppement du f\u0153tus et la grossesse, la naissance (<em>avec la n\u00e9onatologie et la p\u00e9diatrie<\/em>), et le c\u00f4t\u00e9 environnement de la femme (<em>par exemple, la pr\u00e9carit\u00e9 des femmes, fr\u00e9quente dans les maternit\u00e9s parisiennes<\/em>). C&rsquo;est une litt\u00e9rature qui concerne \u00e0 la fois la m\u00e9decine et les sciences humaines, la sant\u00e9 publique, les recommandations, le parcours de soins&#8230; Les \u00e9tudiants doivent aussi constituer des portfolios, avec une m\u00e9thodologie de recherche, une analyse des pratiques, de mani\u00e8re individuelle ou en groupe (<em>3e et 4e ann\u00e9e<\/em>). Les retours de <strong>stage<\/strong> sont aussi exploit\u00e9s, on leur donne \u00e0 cette occasion des sources bibliographiques. C&rsquo;est un aspect de formation continue, on part de la clinique et on r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 ce qui s&rsquo;est pass\u00e9. Sur les questions de pr\u00e9carit\u00e9, on trouve aussi beaucoup de choses bien faites sur le site du minist\u00e8re, des enqu\u00eates nationales, beaucoup plus que par le pass\u00e9.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><strong>Sophie Chr\u00e9tien<\/strong> \u00e9voque, pour les <em>infirmiers<\/em>, les questions qui peuvent se poser au moment d&rsquo;un soin, qui entra\u00eenent une r\u00e9flexion au sein d&rsquo;un service. C&rsquo;est \u00e0 ce moment qu&rsquo;on se tourne vers le documentaliste. Les infirmiers sont souvent novices en la mati\u00e8re, n&rsquo;ayant pas \u00e9t\u00e9 sensibilis\u00e9s \u00e0 la <strong>recherche documentaire<\/strong> au cours de leurs \u00e9tudes. Cela commence \u00e0 se d\u00e9velopper davantage. Mais on ne trouve pas tout \u00e0 la biblioth\u00e8que universitaire, car dans l&rsquo;approche infirmi\u00e8re, il y a une partie de formation m\u00e9dicale et une partie de <strong>sciences humaines<\/strong>.<\/p>\n<p><em>Le besoin de documentation d\u00e9pend de la recherche<\/em>. Pour pr\u00e9parer des cours, on est sollicit\u00e9 plusieurs mois \u00e0 l&rsquo;avance, on a plus de temps et on utilise plut\u00f4t des livres. Pour une question pos\u00e9e par des coll\u00e8gues, on a plut\u00f4t recours aux articles. Il faut utiliser l&rsquo;ordinateur, on doit retrouver ses codes, on n&rsquo;a parfois plus acc\u00e8s aux revues dont on a besoin&#8230;<\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-15123 alignleft\" src=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2-300x211.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"211\" srcset=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2-300x211.jpg 300w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2-768x541.jpg 768w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2-1024x721.jpg 1024w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2-1200x845.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 85vw, 300px\" \/><\/a>Marie-Th\u00e9r\u00e8se Froissart<\/strong> pr\u00e9cise qu&rsquo;en <strong>kin\u00e9sith\u00e9rapie <\/strong>on touche aussi aux sciences humaines. Au niveau m\u00e9dical, il y a besoin d&rsquo;ouvrages de base, comme l&rsquo;<em>encyclop\u00e9die m\u00e9dico-chirurgicale<\/em>, incontournables d\u00e8s la 2e ann\u00e9e. Il y a ensuite une progression dans les revues que les \u00e9tudiants doivent lire, en fonction aussi des formations dont ils b\u00e9n\u00e9ficient \u00e0 la BIU Sant\u00e9. Ils vont passer du fran\u00e7ais \u00e0 la <strong>litt\u00e9rature de langue anglaise<\/strong>. Cela va de pair avec la question qu&rsquo;ils vont devoir traiter dans leur m\u00e9moire. Ils \u00e9voluent d&rsquo;une analyse a posteriori de la pratique \u00e0 une analyse a priori, avec un th\u00e8me de recherche qu&rsquo;ils vont d\u00e9velopper.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudiants sont \u00ab\u00a0format\u00e9s\u00a0\u00bb pour lire rapidement (<em>mais pas forc\u00e9ment bien !<\/em>) ces articles scientifiques. Articles qui ont tous une architecture identique.<\/p>\n<h2>L&rsquo;importance de l&rsquo;anglais<\/h2>\n<p>Pour la <strong>litt\u00e9rature infirmi\u00e8re<\/strong>, <strong>Sophie Chr\u00e9tien<\/strong> pr\u00e9cise qu&rsquo;il est souvent difficile d&rsquo;obtenir la documentation en provenance du Canada et des \u00c9tats-Unis. C&rsquo;est tout un pan de la r\u00e9flexion professionnelle qui n&rsquo;est pas accessible. M\u00eame la documentation francophone n&rsquo;est pas toujours \u00e9vidente \u00e0 acqu\u00e9rir, certains ouvrages \u00e0 succ\u00e8s sont \u00e9puis\u00e9s et ne sont pas r\u00e9\u00e9dit\u00e9s.<em><br \/>\n<\/em><\/p>\n<p><strong>Yves Boucher<\/strong> confirme que la langue constitue un probl\u00e8me important. On comprend beaucoup plus vite en fran\u00e7ais. Mais il faut souvent 15 ans entre les derni\u00e8res avanc\u00e9es m\u00e9dicales et l&rsquo;enseignement concret aupr\u00e8s des \u00e9tudiants. Quand les \u00e9tudiants cherchent, ils risquent de laisser passer des articles importants, s&rsquo;ils ne connaissent pas les mots-cl\u00e9s et les concepts adapt\u00e9s en anglais.<\/p>\n<p>C\u00f4t\u00e9 <strong>ma\u00efeutique<\/strong>, le terme se traduit par <em>midwifery<\/em> en anglais. Dans ce domaine, les chercheurs anglo-saxons sont eux aussi d&rsquo;une tr\u00e8s grande richesse. Et la moiti\u00e9 des enseignants seulement lit des documents en anglais. <strong>Nicole Mesnil<\/strong> indique que les \u00e9tudiants n&rsquo;utilisent pas forc\u00e9ment ce qu&rsquo;on leur enseigne au moment o\u00f9 a lieu le cours. Ils commencent vraiment \u00e0 utiliser les outils en 4<sup>e<\/sup> ann\u00e9e, quand ils doivent pr\u00e9parer leur synopsis de m\u00e9moire. M\u00eame si c&rsquo;est moins vrai aujourd&rsquo;hui, les \u00e9l\u00e8ves des ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes utilisaient plut\u00f4t <em>Google<\/em>, <em>Doctissimo<\/em>, des forums&#8230; Ou alors ils citent de meilleures r\u00e9f\u00e9rences, mais mal traduites. L&rsquo;un des d\u00e9fauts principaux des \u00e9tudiants \u00e9tant de vouloir aller vite, en faisant des recherches sur leurs smartphones tout en \u00e9coutant le cours.<\/p>\n<p><strong>Micha\u00ebl Thy<\/strong> fait la distinction entre des disciplines de base, qui changent moins vite, comme la physiologie, qu&rsquo;on peut lire en fran\u00e7ais. Et des disciplines plus mouvantes, li\u00e9es \u00e0 la recherche, qui se lisent davantage en anglais. Et dans ces domaines, m\u00eame les Fran\u00e7ais \u00e9crivent en anglais.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la <strong>profession de kin\u00e9<\/strong>, elle est en train d&rsquo;\u00e9voluer et de se d\u00e9finir, les champs de savoir ne sont pas aussi fix\u00e9s qu&rsquo;en m\u00e9decine. On est en train de passer de quelque chose de tr\u00e8s m\u00e9dical \u00e0 un champ plus large, avec des sciences humaines, des documents sur l&rsquo;activit\u00e9 physique. Les diff\u00e9rences de besoins sont importantes aussi entre les diff\u00e9rentes ann\u00e9es d&rsquo;\u00e9tudes. L&rsquo;anglais est d\u00e9sormais inclus de mani\u00e8re obligatoire dans les cursus. Un logiciel de langue est utilis\u00e9, mais il n&rsquo;y a pas de cours in situ pour \u00e9valuer cette formation.<\/p>\n<h2>La formation \u00e0 la recherche documentaire<\/h2>\n<p>Dans la salle, <strong>Brigitte Boulay-Neveu<\/strong>, responsable du Centre de documentation de l\u2019AP-HP (Assistance Publique-H\u00f4pitaux de Paris), \u00e9voque les <em>cours de recherche documentaire<\/em> donn\u00e9s aux \u00e9tudiants, infirmiers, masseurs kin\u00e9sith\u00e9rapeutes, sages-femmes\u2026..et aux personnels param\u00e9dicaux de l\u2019AP-HP. Ces enseignements peuvent avoir notamment un volet sur la <strong>sant\u00e9 publique <\/strong>mais \u00e9galement sur les <strong>sciences m\u00e9dicales<\/strong>. Des cours en amphi et des ateliers de travaux pratiques sont organis\u00e9s, dans le cadre de l\u2019unit\u00e9 d\u2019enseignement \u00ab\u00a0 Recherche documentaire\u00a0\u00bb. On initie les \u00e9tudiants \u00e0 <em>PubMed<\/em>, <em>CINAHL, Sciencedirect<\/em> et aussi \u00e0 des ressources en sciences humaines. On les accompagne dans la r\u00e9flexion sur ce qu\u2019est une strat\u00e9gie de recherche documentaire et sur les outils d\u2019interrogation. \u00c0 l\u2019AP-HP, la <strong>recherche param\u00e9dicale<\/strong> est en train de se d\u00e9velopper. Les personnels param\u00e9dicaux \u00e0 l\u2019h\u00f4pital sont donc \u00e9galement initi\u00e9s \u00e0 l\u2019interrogation des bases de donn\u00e9es dans le cadre de leurs recherches.<\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-15124 alignright\" src=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde3-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde3-300x225.jpg 300w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde3-768x576.jpg 768w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde3-1024x769.jpg 1024w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde3-1200x901.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 85vw, 300px\" \/><\/a>Nicole Mesnil<\/strong> pr\u00e9cise qu&rsquo;on ne privil\u00e9gie pas assez la formation, et certaines sages-femmes se retrouvent un peu d\u00e9munies, suivant les g\u00e9n\u00e9rations. Elle-m\u00eame s&rsquo;est beaucoup autoform\u00e9e en ligne, en allant consulter des tutoriels <em>PubMed<\/em>, ou avec les chroniques de Philippe \u00c9veillard dans la <em>Revue du praticien<\/em>. Elle travaille aussi beaucoup avec <a href=\"https:\/\/www.aurore-perinat.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">le r\u00e9seau Aurore \u00e0 Lyon<\/a>, en lien avec des cliniciens. Les probl\u00e8mes d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 Internet sont aussi assez r\u00e9pandus.<\/p>\n<p>On constate une \u00e9volution ces cinq derni\u00e8res ann\u00e9es. Les \u00e9tudiants utilisent de mieux en mieux les biblioth\u00e8ques. C&rsquo;est \u00e9galement li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;introduction d&rsquo;un suivi individuel, \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ralisation de l&rsquo;<em>analyse de pratiques<\/em>. On demande aux \u00e9tudiants d&rsquo;o\u00f9 viennent les recommandations qu&rsquo;on doit utiliser, ils commencent \u00e0 prendre cette habitude, m\u00eame avant le m\u00e9moire.<\/p>\n<p><strong>Micha\u00ebl Thy<\/strong> confirme que de nombreuses formations sont insuffisantes en ce qui concerne la <em>m\u00e9thodologie de la recherche<\/em>. C&rsquo;est pour cela que l&rsquo;association des jeunes anesth\u00e9sistes r\u00e9animateurs fait appel \u00e0 des professionnels de l&rsquo;information pour \u00eatre form\u00e9s sur ces questions. M\u00eame si les \u00e9tudiants en m\u00e9decine fr\u00e9quentent beaucoup les biblioth\u00e8ques, ils n&rsquo;ont pas le r\u00e9flexe de demander l&rsquo;aide d&rsquo;un biblioth\u00e9caire.<\/p>\n<p>Selon <strong>Yves Boucher<\/strong>, les \u00e9tudiants de second cycle ont besoin d&rsquo;apprendre les r\u00e8gles de fonctionnement de la biblioth\u00e8que, o\u00f9 se trouvent physiquement les livres. Pour les recherches de la th\u00e8se d&rsquo;exercice, des formations ont \u00e9t\u00e9 mises en place avec la biblioth\u00e8que de Garanci\u00e8re \u00e0 Paris Diderot. Dans les cursus, les \u00e9tudiants b\u00e9n\u00e9ficient alors de formations \u00e0 <em>Zotero<\/em>, \u00e0 <em>PubMed<\/em>, aux mots-cl\u00e9s. \u00ab<em>Sans ce travail-l\u00e0, on ne peut pas faire une th\u00e8se proprement.<\/em>\u00bb C&rsquo;est un r\u00f4le majeur de la biblioth\u00e8que. L&rsquo;essentiel, c&rsquo;est de proposer ces formations au moment o\u00f9 les \u00e9tudiants commencent \u00e0 en avoir besoin. Chaque \u00e9tape de la th\u00e8se va correspondre \u00e0 une formation, \u00e0 un passage en biblioth\u00e8que. Lui-m\u00eame a aussi beaucoup eu recours \u00e0 de l&rsquo;autoformation, parfois avec l&rsquo;aide de coll\u00e8gues pour r\u00e9soudre un probl\u00e8me pr\u00e9cis.<\/p>\n<p><strong>Natacha Leclercq<\/strong>, responsable de la biblioth\u00e8que Garanci\u00e8re, pr\u00e9cise le d\u00e9roulement des formations, en deux temps. Il y a tout d&rsquo;abord les formations obligatoires, dans les cursus. La <strong>prescription<\/strong> des enseignants est importante. Si la formation n&rsquo;est pas int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 un cursus, l&rsquo;\u00e9tudiant ne comprendra pas forc\u00e9ment que c&rsquo;est important pour lui. Ensuite, une fois que leur sujet de th\u00e8se a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9 en commission, les \u00e9tudiant reviennent, se forment \u00e0 <em>Zotero<\/em>. Formations qui permettent de faire des rappels sur <em>PubMed<\/em> et les sujets pr\u00e9c\u00e9dents, en plus petits comit\u00e9s, au plus pr\u00e8s de leurs besoins.<\/p>\n<p><strong>Marie-Th\u00e9r\u00e8se Froissart<\/strong> forme ses \u00e9tudiants d\u00e8s la 2e ann\u00e9e. Elle les sensibilise \u00e0 ce qu&rsquo;est une bibliographie, et aux diff\u00e9rents r\u00e9servoirs documentaires.<\/p>\n<h2>La biblioth\u00e8que comme lieu<\/h2>\n<p><strong>Sophie Chr\u00e9tien<\/strong> estime que venir travailler dans le centre de documentation permet de <strong>canaliser sa r\u00e9flexion<\/strong>. Dans un bureau, qu&rsquo;on partage parfois avec plusieurs coll\u00e8gues, il n&rsquo;y a pas toujours assez d&rsquo;ordinateurs pour tout le monde. Et le reste du temps, on est mobile, dans des \u00e9quipes, dans les services et on est continuellement interrompu, on pr\u00e9voit d&rsquo;approfondir les choses plus tard au centre de documentation.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-15125\" src=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde4-300x235.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"235\" srcset=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde4-300x235.jpg 300w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde4-768x602.jpg 768w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde4-1024x803.jpg 1024w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde4-1200x940.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 85vw, 300px\" \/><\/a>Les enseignants chercheurs sont eux aussi souvent dispers\u00e9s sur diff\u00e9rents lieux. <strong>Yves Boucher<\/strong> : \u00ab<em>On a pas forc\u00e9ment les m\u00eames fa\u00e7ons de travailler aux m\u00eames endroits.<\/em>\u00bb C&rsquo;est bien de pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;un lieu de travail calme, avec des journaux qu&rsquo;on peut feuilleter, ce qui n&rsquo;est plus forc\u00e9ment le cas dans son laboratoire. Quand on n&rsquo;utilise plus que de la documentation \u00e9lectronique, on a moins l&rsquo;occasion d&rsquo;\u00eatre <strong>surpris<\/strong>, par des articles qu&rsquo;on n&rsquo;aurait pas pr\u00e9vu de lire. Il lui arrive encore parfois d&rsquo;aller consulter et emprunter des livres \u00e0 la biblioth\u00e8que, mais il faut alors penser \u00e0 les faire acheter en avance.<\/p>\n<p>Selon <strong>Micha\u00ebl Thy<\/strong> on va \u00e0 la biblioth\u00e8que pendant ses premi\u00e8res ann\u00e9es d&rsquo;\u00e9tude, puis on n&rsquo;a plus le temps apr\u00e8s, surtout qu&rsquo;il y a souvent la queue pour rentrer. On se contente d&rsquo;aller sur Internet, de chercher sur son smartphone.<\/p>\n<h2>Veille et acc\u00e8s \u00e0 la documentation<\/h2>\n<p><strong>Marie-Th\u00e9r\u00e8se Froissart<\/strong> indique que l\u2019utilisation des logiciels n\u00e9cessite une formation pr\u00e9alable. Il faut savoir choisir les bonnes <strong>alertes <\/strong>pour ne pas \u00eatre rapidement d\u00e9bord\u00e9 par trop d&rsquo;informations. <em><strong><br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p><strong>Micha\u00ebl Thy<\/strong> confirme qu&rsquo;un gros travail de <strong>filtre <\/strong>est indispensable. Son association publie tous les mois <a href=\"http:\/\/www.ajar-online.fr\/category\/formation\/la-biblio-du-mois\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">une bibliographie d&rsquo;articles majeurs en anesth\u00e9sie-r\u00e9animation<\/a>, pour leurs lecteurs qui n&rsquo;ont justement pas trop de temps. C&rsquo;est une des cat\u00e9gories les plus visit\u00e9es du site de l&rsquo;AJAR. Les revues qu&rsquo;on surveille sont les plus prestigieuses, celles qui ont le facteur d&rsquo;impact le plus important dans le domaine.<\/p>\n<p>Pour <strong>Yves Boucher<\/strong>, le probl\u00e8me majeur, quand on a rep\u00e9r\u00e9 un article, c&rsquo;est d&rsquo;y acc\u00e9der. On regarde si la facult\u00e9 est abonn\u00e9e, si des coll\u00e8gues y ont acc\u00e8s. Si ce n&rsquo;est pas le cas, on finit par \u00e9crire \u00e0 l&rsquo;auteur.<\/p>\n<p>La pratique m\u00e9dicale est fond\u00e9e sur plusieurs choses : les meilleure preuves, et donc l&rsquo;EBM. Mais construire ce savoir demande beaucoup d&rsquo;\u00e9nergie, et ne donne pas forc\u00e9ment de r\u00e9ponses applicables imm\u00e9diatement dans la pratique. On se retrouve alors avec deux choses en parall\u00e8le, l&rsquo;EBM, et ce qu&rsquo;il faut faire concr\u00e8tement en tant que praticien pour son patient. Pour ce faire, on suit les <strong>recommandations<\/strong>. Ce sont des commissions qui ont r\u00e9alis\u00e9 le travail en amont. Le praticien n&rsquo;a pas le droit d&rsquo;utiliser une proc\u00e9dure qui n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 valid\u00e9e. Les \u00e9tudiants sont guid\u00e9s vers ces recommandations, et vers l&rsquo;EBM pour faire \u00e9voluer leur savoir. Le document de r\u00e9f\u00e9rence reste donc la recommandation professionnelle.<\/p>\n<p><strong>Marie-Th\u00e9r\u00e8se Froissart<\/strong> forme ses usagers \u00e0 installer des onglets de favoris dans leurs navigateurs, pour consulter les catalogues de biblioth\u00e8ques ou des sites d&rsquo;acc\u00e8s libre : la BDSP, par exemple. Quand il s&rsquo;agit de revues payantes, on les sensibilise aux probl\u00e9matiques d&rsquo;abonnement.<\/p>\n<p><strong>Nicole Mesnil<\/strong> pr\u00e9cise qu&rsquo;on utilise la <em>Cochrane Library<\/em> chez les sages-femmes, car on y trouve notamment des documents concernant la p\u00e9rinatilit\u00e9. Les \u00e9tudiants sont invit\u00e9s \u00e0 la consulter, notamment pour la r\u00e9daction de leurs m\u00e9moires. Elle oriente \u00e9galement les \u00e9tudiants vers les <a href=\"https:\/\/www.has-sante.fr\/portail\/jcms\/c_1638551\/fr\/tableau-des-fiches-memo\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">fiches m\u00e9thode de la Haute autorit\u00e9 de sant\u00e9<\/a>. Accessibles en ligne gratuitement, elles sont incontournables. Elle leur apprend aussi \u00e0 aller consulter le sommaire d&rsquo;une revue (<em>Archives de p\u00e9diatrie<\/em>, par exemple). Il y a tous les mois un ou deux articles qui peuvent les int\u00e9resser en tant que sages-femmes. Ce sont des synth\u00e8ses qui permettent de mettre rapidement ses connaissances \u00e0 jour, par rapport aux ouvrages de base qui ne sont pas actualis\u00e9s tr\u00e8s souvent.<\/p>\n<p>Quant aux <strong>archives ouvertes<\/strong>, elles demeurent assez mal connues des professionnels de sant\u00e9, qui ne vont pas forc\u00e9ment sur les sites d\u00e9di\u00e9s pour les consulter. M\u00eame s&rsquo;ils sont ravis de trouver parfois des articles en <em>Open Access<\/em> via les sites habituels, tels <em>PubMed<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Micha\u00ebl Thy<\/strong> d\u00e9nonce ce paradoxe : \u00ab<strong><em>Plus c&rsquo;est neuf, plus on en parle et moins on y a acc\u00e8s<\/em><\/strong>.\u00bb Il trouve qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas assez de <em>communication<\/em> \u00e0 propos des outils propos\u00e9s par les biblioth\u00e8ques.<\/p>\n<p>C\u2019est sur cette invitation aux biblioth\u00e8ques \u00e0 mieux <strong>communiquer<\/strong> sur l\u2019Open Access et leurs services que s\u2019est achev\u00e9e cette riche discussion.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En novembre 2016, comme tous les ans, une table ronde a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e par la BIU Sant\u00e9 et l&rsquo;Urfist de Paris sur le th\u00e8me des besoins documentaires en sant\u00e9. \u00c9tudiants, enseignants et professionnels de la sant\u00e9 et de la documentation ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 parler de leurs besoins et pratiques documentaires. 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