{"id":16786,"date":"2018-06-26T16:00:56","date_gmt":"2018-06-26T14:00:56","guid":{"rendered":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/?p=16786"},"modified":"2020-11-26T15:15:44","modified_gmt":"2020-11-26T14:15:44","slug":"les-theses-dancien-regime-sortent-des-combles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/les-theses-dancien-regime-sortent-des-combles\/","title":{"rendered":"Les th\u00e8ses d&rsquo;Ancien R\u00e9gime sortent des combles"},"content":{"rendered":"<p>H\u00e9riti\u00e8re de la biblioth\u00e8que de l\u2019ancienne <strong>Facult\u00e9 de m\u00e9decine de Paris<\/strong>, la BIU Sant\u00e9 conserve en ses murs certains documents et archives produits par cette institution, t\u00e9moins pr\u00e9cieux de la vie et du fonctionnement d\u2019une facult\u00e9 depuis la fin du Moyen \u00c2ge jusqu\u2019\u00e0 sa suppression \u00e0 la R\u00e9volution fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Parmi eux, la collection des <strong>th\u00e8ses d\u2019Ancien R\u00e9gime<\/strong> est longtemps rest\u00e9e un tr\u00e9sor peu mis en valeur. Sa r\u00e9cente num\u00e9risation et sa\u00a0<a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histoire\/medica\/resultats\/index.php?intro=thancreg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">mise en ligne dans la biblioth\u00e8que num\u00e9rique <em>Medic@<\/em><\/a> entendent rem\u00e9dier \u00e0 cette anomalie.<\/p>\n<p>Exceptionnelle, cette collection l\u2019est entre autres par sa compl\u00e9tude. En effet, si on trouve des th\u00e8ses d\u2019Ancien R\u00e9gime dans de nombreuses biblioth\u00e8ques fran\u00e7aises<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, c\u2019est, \u00e0 notre connaissance, la seule collection qui comprend la suite ininterrompue de la production d\u2019une seule et m\u00eame facult\u00e9 pendant pr\u00e8s de trois si\u00e8cles (d\u00e9but XVI<sup>e\u00a0 <\/sup>si\u00e8cle \u2013 fin XVIII<sup>e <\/sup>si\u00e8cle). Les <em>Commentaires de la Facult\u00e9 de m\u00e9decine<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><strong>[2]<\/strong><\/a><\/em> nous permettent de savoir qu\u2019il se soutenait d\u00e9j\u00e0 des th\u00e8ses en 1395. Sans doute cette pratique est-elle encore plus ancienne, la collection de la BIU Sant\u00e9 commence, elle, \u00e0 la date (<em>d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s recul\u00e9e<\/em>) de 1539.<\/p>\n<figure id=\"attachment_16860\" aria-describedby=\"caption-attachment-16860\" style=\"width: 264px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histmed\/medica\/page?ms00072_ms00080x01x0001&amp;p=5\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-16860\" src=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0005-4-300x255.jpg\" alt=\"\" width=\"264\" height=\"224\" srcset=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0005-4-300x255.jpg 300w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0005-4-768x653.jpg 768w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0005-4.jpg 980w\" sizes=\"(max-width: 264px) 85vw, 264px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-16860\" class=\"wp-caption-text\">La plus ancienne th\u00e8se de m\u00e9decine conserv\u00e9e \u00e0 la BIU Sant\u00e9, pr\u00e9sid\u00e9e par Jacques de Forment en 1539.<\/figcaption><\/figure>\n<p>En fait de th\u00e8ses, les documents parvenus jusqu\u2019\u00e0 nous peuvent para\u00eetre bien <strong>l\u00e9gers<\/strong> pour un \u0153il contemporain\u00a0: cinq paragraphes \u00e9crits en latins sur\u00a0le recto d&rsquo;une\u00a0grande feuille ou plus tard sous la forme d\u2019un livret de quatre ou huit pages (<em>les th\u00e8ses faisant plus d\u2019une vingtaine de pages se comptent sur les doigts d\u2019une main<\/em><a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>).\u00a0D\u2019autres types de th\u00e8ses ne faisaient pas du tout l\u2019objet d\u2019un texte imprim\u00e9 et nous avons uniquement connaissance du sujet trait\u00e9 par l\u2019interm\u00e9diaire de billets d\u2019invitation conserv\u00e9s pour la p\u00e9riode allant de 1730 \u00e0 1754, et par les mentions r\u00e9guli\u00e8res faites de ces th\u00e8ses dans les <em>Commentaires<\/em> \u00e0 partir de 1576.<\/p>\n<p>Il faut dire que l\u2019exercice auquel les bacheliers \u00e9taient soumis \u2013 ou plut\u00f4t les exercices puisque un \u00e9tudiant soutenait six ou sept th\u00e8ses durant ces trois ann\u00e9es en tant que bachelier \u00e0 la Facult\u00e9 &#8211; n\u2019a rien \u00e0 voir avec celui des th\u00e9sards actuels. Pas de d\u00e9fense d\u2019un travail personnel (<em>les textes \u00e9taient souvent \u00e9crits par les pr\u00e9sidents, parfois repris plus tard par d\u2019autres bacheliers sous une autre pr\u00e9sidence\u2026<\/em>), mais plut\u00f4t un exercice de <strong>rh\u00e9torique<\/strong> o\u00f9 durant plusieurs heures l\u2019imp\u00e9trant \u00e9tait soumis aux questions et contradictions des autres bacheliers et docteurs-r\u00e9gents de la Facult\u00e9.\u00a0Dans de tr\u00e8s rares cas, ces textes ont \u00e9t\u00e9 traduits : on peut ainsi savoir, si \u00ab<a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histmed\/medica\/page?ms02322_ms02337ax11x0033&amp;p=1\">la situation de la colline de Meudon est aussi salutaire qu&rsquo;elle est agr\u00e9able<\/a>\u00bb ou si \u00ab<a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histmed\/medica\/page?ms02322_ms02337ax01x0048&amp;p=1\">la m\u00e9thode d&rsquo;Hippocrate est le plus certaine, la plus seure &amp; la plus excellente de toutes \u00e0 guarir les maladies<\/a>\u00bb sans n\u00e9cessairement entendre le latin.<\/p>\n<figure id=\"attachment_16989\" aria-describedby=\"caption-attachment-16989\" style=\"width: 203px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histmed\/medica\/page?ms00072_ms00080x01x0001&amp;p=1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-16989 size-medium\" src=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-13-e1529591314996-203x300.jpg\" alt=\"\" width=\"203\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-13-e1529591314996-203x300.jpg 203w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-13-e1529591314996-768x1137.jpg 768w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-13-e1529591314996-691x1024.jpg 691w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-13-e1529591314996.jpg 898w\" sizes=\"(max-width: 203px) 85vw, 203px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-16989\" class=\"wp-caption-text\">Portrait de Hyacinthe-Th\u00e9odore Baron (1707-1787) ouvrant le premier volume de la collection des th\u00e8ses<\/figcaption><\/figure>\n<p>Aucun r\u00e8glement n\u2019imposait aux facult\u00e9s de conserver ces documents, ce qui explique que bon nombre d\u2019entre eux ait disparu. Si la BIU Sant\u00e9 conserve une collection aussi importante, c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat personnel de deux doyens de la Facult\u00e9 de m\u00e9decine, <a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histoire\/biographies\/?refbiogr=15771\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><strong>Hyacinthe Th\u00e9odore Baron p\u00e8re<\/strong><\/a> (1686-1758) et <a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histoire\/biographies\/?refbiogr=892\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">fils<\/a> (1707-1787) pour ces travaux<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Ils ont r\u00e9uni les th\u00e8ses qu\u2019ils ont trouv\u00e9es, ont fait recopier celles qui manquaient et ont organis\u00e9 la <strong>collecte<\/strong> syst\u00e9matique des th\u00e8ses sous leurs d\u00e9canats. Un <strong>catalogue<\/strong> imprim\u00e9 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 \u00e0 la suite de cette collation. Leurs successeurs ont poursuivi cette collecte jusqu\u2019en 1778. Les th\u00e8ses les plus tardives ont \u00e9t\u00e9 rassembl\u00e9es par <a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histoire\/biographies\/?refbiogr=31602\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><strong>No\u00e9 Legrand<\/strong><\/a>, biblioth\u00e9caire de la facult\u00e9 de m\u00e9decine au d\u00e9but du XX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle, en un volume dans lequel\u00a0ont \u00e9t\u00e9 ins\u00e9r\u00e9es des pages blanches pour repr\u00e9senter les th\u00e8ses qu\u2019il savait avoir \u00e9t\u00e9 soutenues mais dont nous n\u2019avions pas d\u2019exemplaire. En 2015, un don de la biblioth\u00e8que de m\u00e9decine et de pharmacie de Bordeaux nous a permis de compl\u00e9ter en partie ces lacunes<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>.<\/p>\n<p>Ce sont ainsi\u00a0pr\u00e8s de <strong>4\u00a0000 th\u00e8ses et billets d\u2019invitation<\/strong>, de 1539 jusqu\u2019en 1793, qui ont \u00e9t\u00e9 regroup\u00e9s, reli\u00e9s en 26 volumes (<em>9 volumes in-folio, 17 in-quarto<\/em>). On trouve aussi dans la collection quelques th\u00e8ses soutenues dans des facult\u00e9s de province (<em>Montpellier, Reims\u2026<\/em>), ainsi que des pi\u00e8ces relatives \u00e0 la vie de la Facult\u00e9 (<em>des listes de docteurs-r\u00e9gents, statuts et d\u00e9crets de la Facult\u00e9, arr\u00eats de la cour du Parlement\u2026<\/em>).<\/p>\n<p>4\u00a0000, le chiffre para\u00eet imposant mais rapport\u00e9e \u00e0 la p\u00e9riode couverte, la production est finalement assez modeste, une dizaine de th\u00e8ses seulement \u00e9taient imprim\u00e9es chaque ann\u00e9e. Si l\u2019on rajoute \u00e0 cela le fait que les bacheliers soutenaient plusieurs th\u00e8ses chacun, on se rend assez vite compte que le nombre de personnes r\u00e9ellement concern\u00e9es par l\u2019exercice et a fortiori membres de la Facult\u00e9 de m\u00e9decine (<em>que ce soit en tant que bachelier, puis en tant que docteur-r\u00e9gent<\/em>) est assez faible : en moyenne, au XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, sept nouveaux bacheliers int\u00e9graient la Facult\u00e9 tous les deux ans&#8230;<\/p>\n<p>Les premi\u00e8res th\u00e8ses \u00e9taient donc\u00a0des grands placards, \u00e9crits \u00e0 la main sur papier ou parchemin. \u00c0 partir de 1569, on voit appara\u00eetre les premi\u00e8res th\u00e8ses imprim\u00e9es<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref5\">[6]<\/a>. En 1662, les th\u00e8ses prennent syst\u00e9matiquement la forme de livret<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref6\">[7]<\/a>, m\u00eame si les placards demeurent une pratique courante jusqu\u2019en 1724, ainsi un grand nombre de th\u00e8ses existent dans la collection Baron dans les deux formats :<\/p>\n<figure id=\"attachment_16861\" aria-describedby=\"caption-attachment-16861\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histmed\/medica\/page?ms00072_ms00080x04x0632&amp;p=1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-16861 size-medium\" src=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-11-300x240.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"240\" srcset=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-11-300x240.jpg 300w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-11-768x614.jpg 768w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-11.jpg 980w\" sizes=\"(max-width: 300px) 85vw, 300px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-16861\" class=\"wp-caption-text\">Th\u00e8se cardinale de Claude Quiqueboeuf, soutenue en 1622, et pr\u00e9sid\u00e9e par Guillaume du Val : An aqua vino salubrior ?<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_16862\" aria-describedby=\"caption-attachment-16862\" style=\"width: 206px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histmed\/medica\/page?ms02322_ms02337ax01x0013&amp;p=1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-16862 size-medium\" src=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-12-206x300.jpg\" alt=\"\" width=\"206\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-12-206x300.jpg 206w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-12-768x1118.jpg 768w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-12-703x1024.jpg 703w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-12.jpg 796w\" sizes=\"(max-width: 206px) 85vw, 206px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-16862\" class=\"wp-caption-text\">Premi\u00e8re page de cette m\u00eame th\u00e8se, au format in-quarto<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Si la plupart des th\u00e8ses ont un aspect un peu aust\u00e8re, r\u00e9pliquant \u00e0 l\u2019infini la m\u00eame pr\u00e9sentation, utilisant les m\u00eames bois grav\u00e9s pour les en-t\u00eates, on voit appara\u00eetre au d\u00e9but du XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, accompagnant les d\u00e9dicaces, des <strong>frontispices grav\u00e9s<\/strong> qui vont prendre des proportions consid\u00e9rables \u00e0 partir des ann\u00e9es 1625-1630\u00a0: peu \u00e0 peu, on fait appel \u00e0 des graveurs de talent tels que Mellan, Roussel ou Firens. Les candidats peuvent ainsi d\u00e9penser une somme d\u2019argent importante pour faire illustrer leurs th\u00e8ses avec magnificence. Dans le courant du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, des critiques sur les d\u00e9penses somptuaires li\u00e9es aux th\u00e8ses et \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie de soutenance ont peu \u00e0 peu fait d\u00e9cliner cette pratique.<\/p>\n<figure id=\"attachment_16821\" aria-describedby=\"caption-attachment-16821\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-10-e1527609143729.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-16821 size-medium\" src=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-10-e1527609143729-300x282.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"282\" srcset=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-10-e1527609143729-300x282.jpg 300w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/0001-10-e1527609143729.jpg 754w\" sizes=\"(max-width: 300px) 85vw, 300px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-16821\" class=\"wp-caption-text\">D\u00e9dicace de la th\u00e8se de Claude S\u00e9guyn soutenue le 8 janvier 1643 \u00e0 Claude Gallard, conseiller au parlement dessin\u00e9 et grav\u00e9 par Mellan. La Paix, Mars et la Justice entourent son \u00e9cusson armori\u00e9.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Nous esp\u00e9rons que cette num\u00e9risation permettra de mieux faire conna\u00eetre cet ensemble. En effet, les derniers travaux connus (<em>de nous en tout cas<\/em>) sur cette collection datent du d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle lorsque <strong>No\u00e9 Legrand<\/strong>, biblioth\u00e9caire \u00e0 la Facult\u00e9 de m\u00e9decine et <a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histoire\/biographies\/?refbiogr=45798\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><strong>Anna Delage<\/strong><\/a>, docteure en m\u00e9decine, les ont \u00e9tudi\u00e9es pour r\u00e9diger l\u2019un un catalogue, l\u2019autre sa th\u00e8se de m\u00e9decine. Or de nombreuses <strong>questions<\/strong> restent en suspens ou m\u00e9ritent d&rsquo;\u00eatre r\u00e9\u00e9tudi\u00e9es : d&rsquo;o\u00f9 venaient les bacheliers de la Facult\u00e9 ? Quels ont \u00e9t\u00e9 ou comment ont \u00e9volu\u00e9 les sujets des th\u00e8ses au fil du temps\u00a0? Jusqu\u2019\u00e0 quel point des docteurs-r\u00e9gents prenaient-ils les th\u00e8ses au s\u00e9rieux\u00a0? Quel savoir se fabriquait-il \u00e0 l\u2019occasion de ces exercices et de ces publications\u00a0? Dans quelle mesure la th\u00e8se a-t-elle \u00e9t\u00e9 un moyen de diffusion du savoir m\u00e9dical\u00a0? Ces questions ne sont\u00a0bien s\u00fbr que des pistes de r\u00e9flexion qui font \u00e9cho\u00a0aux questions que se sont pos\u00e9es les biblioth\u00e9caires lors\u00a0du traitement de cette collection.<\/p>\n<p>En croisant l\u2019\u00e9tude de cette collection avec celle des\u00a0<em>Commentaires de la Facult\u00e9 de m\u00e9decine<\/em><em>,\u00a0<\/em>autre collection exceptionnelle de la biblioth\u00e8que, un grand pan de l\u2019histoire de la facult\u00e9 reste \u00e0 (r\u00e9)\u00e9crire\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><a href=\"&#109;&#x61;&#105;&#x6c;&#116;&#x6f;:&#x73;o&#x6c;e&#110;&#x6e;&#101;&#x2e;&#99;&#x6f;&#117;&#x74;a&#x67;n&#x65;&#64;&#98;&#x69;&#117;&#x73;&#97;&#x6e;&#116;&#x65;&#46;&#x70;a&#x72;i&#115;&#x64;&#101;&#x73;&#99;&#x61;r&#x74;e&#x73;&#46;&#102;&#x72;\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Solenne Coutagne<\/a><\/p>\n<h2>Bibliographie partielle<\/h2>\n<ul>\n<li>Capron, Lo\u00efc. <em>Correspondance fran\u00e7aise de Guy Patin<\/em>. Paris\u00a0: Biblioth\u00e8que interuniversitaire de sant\u00e9, 2015. \u2013 A Claude I Belin, le 20 avril 1630, note 1\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/patin\/?do=pg&amp;let=0001&amp;cln=1\">https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/patin\/?do=pg&amp;let=0001&amp;cln=1<\/a> (consult\u00e9 le 04\/06\/2018).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Voir aussi, dans la m\u00eame \u00e9dition,\u00a0les reproductions, textes int\u00e9graux et traductions comment\u00e9es de deux th\u00e8ses quodlib\u00e9taires \u00e9crites et pr\u00e9sid\u00e9es par Guy Patin\u00a0: \u00ab<a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/patin\/?do=pg&amp;let=8038\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Annexe. Une th\u00e8se de Guy Patin. \u2033L\u2019homme n\u2019est que maladie\u2033 (1643)<\/a>\u00bb () et \u00ab<a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/patin\/?do=pg&amp;let=8009\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Annexe. Thomas Diafoirus et sa th\u00e8se<\/a>\u00bb.<\/p>\n<ul>\n<li>Delage, Anna. <em>Histoire de la th\u00e8se de doctorat en m\u00e9decine d&rsquo;apr\u00e8s les th\u00e8ses soutenues devant la Facult\u00e9 de m\u00e9decine de Paris. <\/em>Th\u00e8se d&rsquo;exercice de M\u00e9decine. Paris : Librairie de la Facult\u00e9 de m\u00e9decine Ollier-Henry, 1913<\/li>\n<li>Legrand, No\u00e9. <em>La collection des Th\u00e8ses de l\u2019Ancienne Facult\u00e9 de M\u00e9decine de Paris depuis 1539 et son Catalogue in\u00e9dit jusqu\u2019en 1793<\/em>. Paris\u00a0: Honor\u00e9 Champion, 1913 (<a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histmed\/medica\/cote?66011\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">en ligne sur <em>Medic@<\/em><\/a>)<\/li>\n<li>Meyer, V\u00e9ronique. <em>L&rsquo;illustration des th\u00e8ses \u00e0 Paris dans la seconde moiti\u00e9 du XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle : peintres, graveurs, \u00e9diteurs<\/em>. pr\u00e9face de Bruno Neveu ; [sous la responsabilit\u00e9 de la] Commission des travaux historiques de la Ville de Paris. Paris\u00a0: Paris Mus\u00e9es, 2002<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Pour n\u2019en citer que quelques-unes, on en trouve \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale de France, \u00e0 la biblioth\u00e8que Sainte-Genevi\u00e8ve, \u00e0 la biblioth\u00e8que Mazarine, \u00e0 la\u00a0BIU\u00a0Cujas, \u00e0 la biblioth\u00e8que de la Sorbonne. Plus sp\u00e9cifiquement, on trouve des th\u00e8ses en m\u00e9decine \u00e0 la biblioth\u00e8que de la facult\u00e9 de m\u00e9decine de Montpellier, ou \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale et universitaire de Strasbourg par exemple.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Histoire de la Facult\u00e9 de 1395 jusqu\u2019\u00e0 1786 \u00e9crite par 194 doyens\u00a0contenus dans 25 volumes manuscrits : ils comprennent la liste des docteurs r\u00e9gents, les comptes rendus des assembl\u00e9es et d\u00e9lib\u00e9rations, les relations des c\u00e9r\u00e9monies, l\u2019\u00e9num\u00e9ration des examens subis, les th\u00e8ses soutenues, l\u2019indication des proc\u00e8s, les inventaires des biens\u2026 Ils n\u2019ont \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9s que pour les ann\u00e9es 1395 \u00e0 1560\u00a0et 1777 \u00e0 1786.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Nous citerons ici l\u2019exemple exceptionnel de la <a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histmed\/medica\/cote?ms02322_ms02337ax12x0077\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">th\u00e8se soutenue par Th\u00e9ophile de Bordeu<\/a> le 25 f\u00e9vrier 1754, portant sur les eaux min\u00e9rales d\u2019Aquitaine, qui fait 74 pages\u00a0!<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Une autre collection faite par un autre doyen, Thomas-Bernard Bertrand, est conserv\u00e9e \u00e0 la biblioth\u00e8que (ms 2308-ms 2320). Moins compl\u00e8te que celle de H.-T. Baron, elle est r\u00e9put\u00e9e ne contenir aucune th\u00e8se qui ne se trouverait pas dans la collection Baron. Mais, en r\u00e9alit\u00e9, l\u2019\u00e9tude et le d\u00e9pouillement de cette collection reste \u00e0 faire.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]\u00a0<\/a> Il ne nous manque plus que 39 th\u00e8ses soutenues entre 1778 et 1793. A bon entendeur !<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn5\">[6]<\/a>\u00a0La premi\u00e8re th\u00e8se imprim\u00e9e est celle soutenue par <a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histoire\/biographies\/?refbiogr=11386\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Claude Bazin<\/a> en 1563, pr\u00e9sid\u00e9e par Claude Bailly et\u00a0dont le titre est : \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histmed\/medica\/cote?ms00072_ms00080x01x0058\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">An mas celerius foemina tardius conformatur<\/a> ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn6\">[7]<\/a>\u00a0La collection des th\u00e8ses in-quarto commence en 1597 mais la suite ininterrompue ne commence qu\u2019\u00e0 partir de 1662. Les th\u00e8ses pr\u00e9c\u00e9dentes ne sont qu\u2019une petite fraction de celles soutenues pr\u00e9c\u00e9demment qui se trouvent toutes dans la collection in-folio. Ce sont d\u2019ailleurs souvent des r\u00e9\u00e9ditions post\u00e9rieures\u00a0: par exemple la th\u00e8se de J\u00e9r\u00f4me Taquet, soutenue en 1597 porte la date de 1649 dans sa\u00a0<a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/histmed\/medica\/page?ms02322_ms02337ax01x0003&amp;p=5\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">mention d\u2019\u00e9dition<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>H\u00e9riti\u00e8re de la biblioth\u00e8que de l\u2019ancienne Facult\u00e9 de m\u00e9decine de Paris, la BIU Sant\u00e9 conserve en ses murs certains documents et archives produits par cette institution, t\u00e9moins pr\u00e9cieux de la vie et du fonctionnement d\u2019une facult\u00e9 depuis la fin du Moyen \u00c2ge jusqu\u2019\u00e0 sa suppression \u00e0 la R\u00e9volution fran\u00e7aise. Parmi eux, la collection des th\u00e8ses &hellip; <a href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/les-theses-dancien-regime-sortent-des-combles\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Les th\u00e8ses d&rsquo;Ancien R\u00e9gime sortent des combles&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[458,77,87,55,54,293,134,133,302,57,155,98],"class_list":["post-16786","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoiresante","tag-14e-s","tag-16e-s","tag-17e-s","tag-18e-s","tag-20e-s","tag-ancien-regime","tag-bibliothecaire","tag-bibliotheque","tag-catalogue","tag-moyen-age","tag-numerisation","tag-these"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16786"}],"collection":[{"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16786"}],"version-history":[{"count":51,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16786\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21007,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16786\/revisions\/21007"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16786"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16786"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16786"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}