{"id":9485,"date":"2016-08-19T14:00:47","date_gmt":"2016-08-19T12:00:47","guid":{"rendered":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/?p=9485"},"modified":"2016-07-26T14:10:55","modified_gmt":"2016-07-26T12:10:55","slug":"table-ronde-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/table-ronde-2015\/","title":{"rendered":"Table ronde sur les besoins documentaires en sant\u00e9 (\u00e9dition 2015)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\">Le <strong>24 novembre 2015<\/strong>, <a title=\"Annonce table ronde\" href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/table-ronde-besoins-documentaires-sante-2015\/\" target=\"_blank\">une table ronde a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e par la <strong>BIU Sant\u00e9<\/strong> et <strong>l&rsquo;Urfist de Paris<\/strong> sur le th\u00e8me des besoins documentaires en sant\u00e9<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><a href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/table-ronde-besoins-documentaires-sante\/\" target=\"_blank\">Comme en 2014<\/a>, <em>\u00e9tudiants, enseignants et professionnels de la sant\u00e9 et de la documentation<\/em> ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 parler de leurs <strong>besoins et pratiques documentaires<\/strong>. Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu de ces \u00e9changes (<em>r\u00e9dig\u00e9 avec l&rsquo;aide des intervenants, merci encore \u00e0 eux pour leur participation<\/em>).<\/p>\n<p><em>\u00c9taient pr\u00e9sents sur l&rsquo;estrade :<\/em><\/p>\n<ul>\n<li><strong>Marie Ecollan<\/strong>, interne de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale (<em>Paris Descartes<\/em>)<\/li>\n<li><strong>Sophie Guiquerro<\/strong>, responsable de la biblioth\u00e8que de l\u2019h\u00f4pital europ\u00e9en Georges-Pompidou (<em>SCD Paris Descartes<\/em>)<\/li>\n<li><strong>Nicole Mesnil<\/strong>, sage-femme enseignante (<em>\u00c9cole de sages-femmes Baudelocque &#8211; Paris<\/em>)<\/li>\n<li><strong>Murielle Supper<\/strong>, a<span class=\"sub\">djointe \u00e0 la directrice de l&rsquo;Institut en soins infirmiers Camille-Claudel d&rsquo;Argenteuil<br \/>\n<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p><a href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015.jpg\" rel=\"attachment wp-att-10582\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-10582\" src=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-1024x736.jpg\" alt=\"tableronde2015\" width=\"840\" height=\"604\" srcset=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-1024x736.jpg 1024w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-300x216.jpg 300w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-768x552.jpg 768w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-1200x863.jpg 1200w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015.jpg 1600w\" sizes=\"(max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><\/a><strong>Les trois th\u00e8mes traditionnels<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 abord\u00e9s au cours de cette table ronde :<\/p>\n<ol>\n<li>Quels sont les <strong>usages<\/strong> et <strong>besoins<\/strong> pour la documentation en sant\u00e9\u00a0?<\/li>\n<li>Quels sont les <strong>outils<\/strong> utilis\u00e9s par les professionnels de sant\u00e9 pour acc\u00e9der \u00e0 la documentation, ont-ils re\u00e7u une <strong>formation<\/strong> sp\u00e9cifique \u00e0 ces outils\u00a0?<\/li>\n<li>Comment acc\u00e8de-t-on aux documents, dans un <strong>contexte budg\u00e9taire contraint<\/strong>\u00a0?<\/li>\n<\/ol>\n<h2><strong>Les besoins en documentation des diff\u00e9rents publics<\/strong><\/h2>\n<p>En <em>\u00e9cole de sages-femmes<\/em>, <strong>Nicole Mesnil<\/strong> pr\u00e9cise qu&rsquo;il faut suivre de mani\u00e8re privil\u00e9gi\u00e9e la <em>dynamique<\/em> des \u00e9tudiants, selon l\u2019\u00e9volution du cursus de ma\u00efeutique bas\u00e9 sur le d\u00e9veloppement des comp\u00e9tences m\u00e9tier. Ces \u00e9tudiants ont cours \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole Baudelocque ou \u00e0 la facult\u00e9 de m\u00e9decine, et fr\u00e9quentent toutes les biblioth\u00e8ques. Ils rapportent un<strong> manque de places assises \u00e0 la biblioth\u00e8que de la facult\u00e9 de m\u00e9decine,<\/strong> particuli\u00e8rement l\u2019apr\u00e8s-midi (<em>pr\u00e9sence des \u00e9tudiants en m\u00e9decine<\/em>), bien qu&rsquo;on leur ouvre une salle de travail \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, avec un seul ordinateur connect\u00e9 \u00e0 Internet, sans ouvrages de r\u00e9f\u00e9rence (<em>pas de surveillance possible<\/em>). Une augmentation du nombre de postes informatiques pourrait permettre un acc\u00e8s facilit\u00e9 aux ressources en ligne sur place et\/ou le d\u00e9calage des <strong>horaires<\/strong> des centres de documentation pour s&rsquo;adapter aux rythmes des \u00e9tudiants.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Il y a 25 ans, les moyens \u00e9taient plus limit\u00e9s, on a d\u00e9sormais acc\u00e8s \u00e0 des biblioth\u00e8ques bien organis\u00e9es, notamment <strong>\u00e0 distance<\/strong> gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;informatique.<\/p>\n<p>Concernant le cas particulier des <em>sages-femmes<\/em>, ces derni\u00e8res ont surtout besoin de ressources diversifi\u00e9es (<em>sant\u00e9 publique\u00a0; sciences humaines ; unit\u00e9s g\u00e9n\u00e9rales organiques \u2013 anatomie, physiologie, physiopathologie ; microbiologie, embryologie, ma\u00efeutique-obst\u00e9trique\u00a0; n\u00e9onatologie-p\u00e9diatrie\u00a0; initiation \u00e0 la recherche<\/em>). Dans les biblioth\u00e8ques les \u00e9tudiants sont invit\u00e9s \u00e0 formuler des suggestions d&rsquo;acquisitions. Pour la pharmacologie clinique, les sites les plus utilis\u00e9s sont le <em>Vidal et ses Recos<\/em>, ainsi que le <em><a href=\"http:\/\/lecrat.fr\/\" target=\"_blank\">Centre de r\u00e9f\u00e9rence sur les agents t\u00e9ratog\u00e8nes<\/a><\/em> (le <em>Crat<\/em>) pour l\u2019usage des m\u00e9dicaments en p\u00e9rinatalit\u00e9. Les \u00e9tudiants ont des recherches \u00e0 faire r\u00e9guli\u00e8rement tout le long du cursus\u00a0: expos\u00e9s, projets, lectures critiques d\u2019articles, recherche de donn\u00e9es probantes cliniques, pr\u00e9paration et r\u00e9daction d\u2019un m\u00e9moire.<\/p>\n<p>Les enseignants en ma\u00efeutique ont besoin de recommandations et de revues, qu&rsquo;ils trouvent sur <em>Delform<\/em> (<em>portail des ressources \u00e9lectroniques de l&rsquo;AP-HP<\/em>) ou via les abonnements de Paris Descartes et de la BIU Sant\u00e9. Les r\u00e9cents <a href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/contraintes-budgetaires-desabonnements-2014\/\"><em>d\u00e9sabonnements<\/em><\/a> posent certains probl\u00e8mes, par exemple en ing\u00e9nierie de la formation en sant\u00e9, avec des revues comme <em>Medical Teacher, <\/em>d\u00e9sormais indisponibles. Il faut alors se rendre dans d&rsquo;autres biblioth\u00e8ques pour consulter certains articles, \u00e0 la BU de Bobigny par exemple. Les cours et les diaporamas int\u00e8grent syst\u00e9matiquement des <strong>donn\u00e9es bibliographiques<\/strong>, c&rsquo;est une obligation pour garantir le c\u00f4t\u00e9 scientifique des enseignements.<\/p>\n<p><strong>Murielle Supper<\/strong> est, quant \u00e0 elle, responsable p\u00e9dagogique et adjointe \u00e0 la directrice de <a href=\"http:\/\/ifsi-argenteuil.fr\/\">l&rsquo;Institut en soins infirmiers Camille-Claudel d&rsquo;Argenteuil<\/a>, institut rattach\u00e9 \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Paris Diderot (<em>Paris 7<\/em>).<\/p>\n<p>Selon elle, les besoins <em>\u00e9voluent<\/em> en fonction des ann\u00e9es d&rsquo;\u00e9tude. Les 75 \u00e9tudiants de premi\u00e8re ann\u00e9e sortent du bac, et ne sont pas autonomes dans leurs recherches documentaires. Les professeurs de la facult\u00e9 de m\u00e9decine assurent les cours <strong>d\u2019anatomie<\/strong> et de <strong>physiologie<\/strong> mais pas forc\u00e9ment en pr\u00e9sentiel. Les \u00e9tudiants ont acc\u00e8s aux diaporamas des m\u00e9decins sur l&rsquo;ENT. Ils \u00e9prouvent r\u00e9guli\u00e8rement des difficult\u00e9s pour les comprendre et viennent au centre de documentation d\u2019Argenteuil pour emprunter des ouvrages ou des documents en rapport avec l\u2019<strong>anatomie-physiologie<\/strong>, la <strong>pharmacologie<\/strong>, les <strong>pathologies<\/strong>. Comme ils ne savent g\u00e9n\u00e9ralement pas chercher, les documentalistes doivent leur pr\u00e9senter comment effectuer une recherche sur l&rsquo;ENT ou les r\u00e9seaux. Mais si l&rsquo;utilisation n&rsquo;est pas imm\u00e9diate, ils <em>perdent leurs rep\u00e8res<\/em> et n&rsquo;osent plus demander comment faire par la suite.<\/p>\n<p>En 3e ann\u00e9e, les \u00e9tudiants infirmiers doivent rendre un <strong>travail de recherche<\/strong> sur un th\u00e8me d\u2019int\u00e9r\u00eat professionnel (<em>ex\u00a0: l\u00e9gislation professionnelle, relation soignant\/soign\u00e9, probl\u00e8mes \u00e9thiques\u2026<\/em>). Durant cette derni\u00e8re ann\u00e9e d\u2019\u00e9tudes, ils sont souvent en stages, avec des horaires en 12h\/10h, travaillent la nuit, les week-ends, les jours f\u00e9ri\u00e9s et ces plannings ne sont pas facilement compatibles avec les horaires d\u2019ouverture des biblioth\u00e8ques. Ils sont <em>press\u00e9s<\/em>, et doivent trouver l&rsquo;information rapidement.<\/p>\n<p>De leur c\u00f4t\u00e9, les formateurs ont des besoins li\u00e9s \u00e0 des <strong>questions sp\u00e9cifiques\u00a0: <\/strong>par exemple <em>\u00abformer les \u00e9tudiants \u00e0 la prise en charge des patients dont la dur\u00e9e moyenne de s\u00e9jour est de plus en plus r\u00e9duite<\/em>\u00bb. Comment pr\u00e9parer et former les \u00e9tudiants \u00e0 cette prise en charge excessivement rapide ? Autre exemple : <em>\u00abComment former les soignants \u00e0 la mani\u00e8re de pr\u00e9senter les plateaux repas pour favoriser l&rsquo;alimentation des patients\u00a0?\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>Si on ne trouve pas de documentation p\u00e9dagogique sur ces probl\u00e9matiques, on fait fonctionner son <em>r\u00e9seau<\/em> par le biais du t\u00e9l\u00e9phone, avec des experts de la discipline que l&rsquo;on conna\u00eet (<em>sociologues, di\u00e9t\u00e9ticiennes\u2026<\/em>). On trouve des articles sur la chirurgie ambulatoire dans <a href=\"http:\/\/www.cairn.info\/\"><em>Cairn<\/em><\/a>, ou des articles dans <em>EM Premium<\/em>. <em>\u00abCette recherche sans des sp\u00e9cialistes est tr\u00e8s chronophage et souvent d\u00e9courageante. Travailler sur des questions pr\u00e9cises prend beaucoup de temps pour des r\u00e9sultats peu performants.\u00bb<\/em><\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est l&rsquo;enfer d&rsquo;avoir des questions aussi pr\u00e9cises que cela, sauf quand on peut prendre le temps.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Une autre difficult\u00e9 vient de l&rsquo;<strong>anglais<\/strong>, langue dans laquelle est publi\u00e9e la plupart des articles de recherches scientifiques. Chez les \u00e9tudiants (<em>qui assistent \u00e0 des cours donn\u00e9s par de v\u00e9ritables anglophones<\/em>), un quart peut-\u00eatre ma\u00eetrise cette langue. Peu d&rsquo;entre eux lisent des articles en anglais, alors qu&rsquo;on en a besoin d\u00e8s qu&rsquo;on entreprend des recherches sur des questions pr\u00e9cises. C\u2019est le m\u00eame probl\u00e8me pour les cadres de sant\u00e9 formateurs. Il y aurait besoin d&rsquo;un service pour <em>traduire<\/em> les articles scientifiques.<\/p>\n<p>Pour <strong>les \u00e9tudiants en m\u00e9decine<\/strong>, c&rsquo;est <strong>Marie Ecollan<\/strong> (<em>interne de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 Paris Descartes<\/em>) qui \u00e9voque les besoins en documentation, qui ne sont pas les m\u00eames pour les externes et les internes.<\/p>\n<p>Les <strong>externes<\/strong> ont le concours en ligne de mire, ils travaillent sur les r\u00e9f\u00e9rentiels sur lesquels ils vont \u00eatre interrog\u00e9s, notamment les livres \u00e9dit\u00e9s par <a href=\"http:\/\/www.remede.org\/librairie-medicale\/livres-des-colleges-enseignants\/396.html\" target=\"_blank\">les coll\u00e8ges des enseignants<\/a>. Une fois devenus <strong>internes<\/strong>, les \u00e9tudiants commencent \u00e0 avoir des demandes plus sp\u00e9cifiques. En d\u00e9but d&rsquo;internat, ils ne savent pas forc\u00e9ment se servir des outils. Les facult\u00e9s commencent \u00e0 proposer des formations en la mati\u00e8re, <em>mais les emplois du temps des internes sont peu compatibles avec les horaires des biblioth\u00e8ques<\/em>, ce sont surtout les <strong>acc\u00e8s distants<\/strong> et les <strong>revues en ligne<\/strong> qui leur sont alors utiles. Quand ils commencent \u00e0 travailler sur leur <em>th\u00e8se d&rsquo;exercice<\/em>, les questions se pr\u00e9cisent et ils ont souvent plus de temps \u00e0 consacrer \u00e0 la recherche de documents.<\/p>\n<p>\u00c0 Paris Descartes, en d\u00e9but d&rsquo;internat, les \u00e9tudiants de sa promotion ont pu b\u00e9n\u00e9ficier de <strong>micro-formations<\/strong>, donn\u00e9es par des non-biblioth\u00e9caires, et les \u00e9tudiants n&rsquo;\u00e9taient, au final, pas bien form\u00e9s \u00e0 la recherche documentaire. Et au d\u00e9but des stages d&rsquo;internat, cela n&rsquo;int\u00e9resse pas les \u00e9tudiants, qui rentrent chez eux \u00e0 22h, ext\u00e9nu\u00e9s. De nouvelles formations plus adapt\u00e9es existent d\u00e9sormais, mais il vaut mieux les suivre <em>au moment o\u00f9 l&rsquo;on va avoir \u00e0 utiliser ces comp\u00e9tences<\/em>. Elles sont par exemple syst\u00e9matiquement propos\u00e9es aux internes de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale de Paris Descartes.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-2.jpg\" rel=\"attachment wp-att-10585\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-10585\" title=\"\" src=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-2-300x227.jpg\" alt=\"tableronde2015-2\" width=\"300\" height=\"227\" srcset=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-2-300x227.jpg 300w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-2-768x580.jpg 768w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-2-1024x774.jpg 1024w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-2.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 85vw, 300px\" \/><\/a>Selon <strong>Marie Ecollan<\/strong>, le meilleur moment pour proposer des formations, c&rsquo;est <em>quand l&rsquo;interne commence sa th\u00e8se<\/em> &#8211; ce qui d\u00e9pend des \u00e9tudiants. Le mieux est de proposer \u00e0 partir de la <em>2e ann\u00e9e d&rsquo;internat<\/em>, plusieurs fois dans l&rsquo;ann\u00e9e, pour que les \u00e9tudiants puissent s&rsquo;inscrire quand ils en ressentent le besoin. Il ne serait de toute fa\u00e7on pas possible de former tout le monde en m\u00eame temps. En externat, ce n&rsquo;est gu\u00e8re utile, sauf quand certains \u00e9tudiants ont des besoins de recherche ponctuels.<\/p>\n<p><strong>Nicole Mesnil<\/strong> rappelle que les sages-femmes doivent faire des <strong>expos\u00e9s<\/strong> de sant\u00e9 publique en 2e ann\u00e9e, et tenir des <strong>portfolios<\/strong> \u00e0 partir de la 3e ann\u00e9e. L&rsquo;enseignement de 5e ann\u00e9e fait appel \u00e0 la lecture critique pour les \u00e9tudes de cas clinique (<em>les \u00e9tudiants doivent pr\u00e9senter un choix de trois \u00e9tudes de qualit\u00e9 en lien avec leur d\u00e9marche clinique<\/em>). Quant au <strong>m\u00e9moire de fin d&rsquo;\u00e9tudes<\/strong>, il se pr\u00e9pare les deux derni\u00e8res ann\u00e9es. Les \u00e9tudiants participent aussi \u00e0 des travaux cliniques, avec recherche de donn\u00e9es probantes, et des expos\u00e9s en petits groupes o\u00f9 ils doivent r\u00e9soudre des cas cliniques en fonction des recommandations. Pour les m\u00e9moires, des groupes d\u2019\u00e9mergence (<em>ou tutoriels<\/em>) sont organis\u00e9s pour aider les \u00e9tudiants dans la construction de leur synopsis de m\u00e9moire.<\/p>\n<p><strong>Sophie Guiquerro<\/strong> \u00e9voque le cas de la biblioth\u00e8que de l&rsquo;h\u00f4pital europ\u00e9en Georges-Pompidou (<em>52 places<\/em>). On y voit passer <em>tout le public m\u00e9dical et param\u00e9dical<\/em>, parfois aussi des \u00e9l\u00e8ves infirmiers, des internes qui arrivent en blouse, pendant leur pause-d\u00e9jeuner&#8230; La biblioth\u00e8que est ouverte de 9h30 \u00e0 23h, y compris le samedi (<em>titulaires jusqu&rsquo;\u00e0 19h puis des moniteurs \u00e9tudiants assurent le relais<\/em>). Depuis 10 ans, un syst\u00e8me de <strong>formations \u00e0 la carte<\/strong> a \u00e9t\u00e9 mis en place. Au d\u00e9part sur des cr\u00e9neaux fixes, d\u00e9termin\u00e9s par la biblioth\u00e8que. Mais les personnes qui venaient devaient parfois partir pr\u00e9cipitamment car elles \u00e9taient bip\u00e9ees, ou bien elles s&rsquo;endormaient car elles sortaient de garde. D\u00e9sormais les formations sont organis\u00e9es \u00e0 la carte, pour tous les types de publics &#8211; surtout des internes qui viennent se former \u00e0 <em>PubMed<\/em>. C&rsquo;est tr\u00e8s <strong>chronophage<\/strong> (<em>200 heures de formation dans l&rsquo;ann\u00e9e, 50% du temps de travail des biblioth\u00e9caires<\/em>), on se met \u00e0 la port\u00e9e du public. Le cr\u00e9neau id\u00e9al \u00e9tant <strong>t\u00f4t le matin<\/strong>, avant le bloc ou les consultations. Les m\u00e9decins sont alors frais et dispos, pas encore sollicit\u00e9s. En une heure, on leur pr\u00e9sente <em>PubMed<\/em>, le B.A.-BA du <em>MeSH<\/em>. Parfois les demandes sont plus pointues, avec de l&rsquo;<em>Evidence-Based Medicine<\/em>, pour accompagner des projets de recherche clinique. Il faut alors interroger les <em>Clinical Queries<\/em>, <em>Cochrane<\/em>, <em>Embase<\/em>. C&rsquo;est de l&rsquo;accompagnement \u00e0 la recherche documentaire, qu&rsquo;on fait avant de lancer budg\u00e9tairement un projet. Il faut parfois faire de la veille, pour des projets au final annul\u00e9s.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudiants connaissent peu le concept d&rsquo;<em>EBM<\/em>, ils se basent plut\u00f4t sur les <strong>r\u00e9f\u00e9rentiels<\/strong> car leurs \u00e9tudes sont centr\u00e9es dessus. Via les cours de lecture critique d&rsquo;article (<em>LCA<\/em>), ils apprennent \u00e0 d\u00e9cortiquer des documents, mais pas forc\u00e9ment \u00e0 les chercher de mani\u00e8re pouss\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Murielle Supper\u00a0<\/strong>indique qu&rsquo;en 2e ann\u00e9e de formation en soins infirmiers, les \u00e9tudiants sont amen\u00e9s \u00e0 <strong>analyser<\/strong> des articles de recherche, en fonction d&rsquo;une m\u00e9thodologie enseign\u00e9e \u00e0 la facult\u00e9 Paris Diderot. Ce sont les formateurs qui cherchent et fournissent les articles \u00e0 analyser, en lien avec les cours. Trouver tous les ans des articles scientifiques de recherche en fran\u00e7ais n&rsquo;est pas toujours ais\u00e9.<\/p>\n<p>Dans le public, <strong>R\u00e9gine Daval <\/strong>est charg\u00e9e de collection \u00e0 la <a href=\"http:\/\/www.bpi.fr\" target=\"_blank\">Biblioth\u00e8que publique d&rsquo;informations (BPI)<\/a>, notamment pour la m\u00e9decine et la sant\u00e9 publique. Cet \u00e9tablissement accueille un <strong>public tr\u00e8s vari\u00e9<\/strong> : le grand public, qui vient chercher des renseignements sur un sympt\u00f4me, des \u00e9l\u00e8ves infirmiers, des personnes passant les concours param\u00e9dicaux (<em>auxiliaire de pu\u00e9riculture, ergoth\u00e9rapeutes, podologues&#8230;<\/em>), des \u00e9tudiants en m\u00e9decine&#8230; Ces derniers sont souvent en premi\u00e8re ann\u00e9e, ils viennent se pr\u00e9parer aux \u00e9preuves de la PACES ou pour les 2\u00e8me cycle consulter la collection de r\u00e9f\u00e9rentiels. Les ouvrages sont disponibles en un exemplaire, parfois deux, car ils se d\u00e9gradent rapidement (<em>les R\u00e9f\u00e9rentiels des coll\u00e8ges par exemple sont souvent d\u00e9coup\u00e9s<\/em>). On peut aussi consulter \u00e0 la BPI <em>EM Premium<\/em>, <em>PubMed<\/em>, <a href=\"http:\/\/www.chu-rouen.fr\/cismef\/\" target=\"_blank\"><em>CISMeF<\/em><\/a>, des ouvrages de pr\u00e9paration aux concours, des livres d&rsquo;anatomie&#8230; Des <strong>visites th\u00e9matiques<\/strong> sont organis\u00e9es, par exemple avec les auxiliaires de pu\u00e9riculture. Certains formateurs viennent avec un sujet, sur lequel ils souhaitent faire travailler leurs \u00e9tudiants. On leur conseille de commencer par consulter un dictionnaire, pour d\u00e9crypter les sujets en amont. La biblioth\u00e8que est ouverte de midi \u00e0 22h, sauf les mardis (<em>et le 1er mai !<\/em>), et les week-ends et jours f\u00e9ri\u00e9s de 11h \u00e0 22h. Beaucoup de publics viennent profiter de ces horaires larges. La documentation consult\u00e9e est principalement en <em>fran\u00e7ais<\/em>, m\u00eame si en m\u00e9decine certains \u00e9tudiants commencent \u00e0 demander de l&rsquo;anglais. La BPI a par exemple achet\u00e9 des <strong>ebooks<\/strong> chez <em>EBSCOhost<\/em> pour r\u00e9pondre \u00e0 cette demande. Mais ces ressources \u00e9lectroniques, invisibles pour le public, n\u00e9cessitent de l&rsquo;information et des formations si on veut qu&rsquo;elles soient consult\u00e9es. Il faut accompagner les lecteurs et ouvrir avec eux les ressources.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0La formation, c&rsquo;est le ma\u00eetre-mot.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Pour les sages-femmes, <strong>Nicole Mesnil<\/strong> pr\u00e9cise que des formations en anglais ont lieu les deux premi\u00e8res ann\u00e9es, et en master avec des sages-femmes bilingues. Il est possible pour ce faire de travailler en petits groupes, apr\u00e8s les stages et les cours, entre 17 et 20h. Les articles en anglais sont souvent d&rsquo;un niveau accessible, car souvent \u00e9crits par des non anglophones. Seuls les articles \u00e9crits par de \u00abvrais\u00bb am\u00e9ricains peuvent \u00eatre plus difficiles \u00e0 comprendre. Il faut <strong>d\u00e9sacraliser l&rsquo;anglais<\/strong>, c&rsquo;est toujours le m\u00eame vocabulaire qu&rsquo;on retrouvera dans son domaine de recherche.<\/p>\n<p>En m\u00e9decine des cours d&rsquo;anglais sont \u00e9galement donn\u00e9s, comme le rapporte <strong>Marie Ecollan<\/strong>. Il s&rsquo;agit plut\u00f4t d&rsquo;apprendre du vocabulaire pour pouvoir parler aux patients, et pratiquer la LCA (<em>notamment en 3e ann\u00e9e<\/em>). Tous les polycopi\u00e9s distribu\u00e9s pour la LCA sont en anglais, m\u00eame si l&rsquo;analyse s&rsquo;effectue ensuite en fran\u00e7ais. Pour le reste, <em>on apprend sur le tas<\/em>, car la recherche se fait en anglais, m\u00eame pour les \u00e9quipes fran\u00e7aises. On n&rsquo;a pas le choix si l&rsquo;on veut poursuivre dans la recherche.<\/p>\n<h2>Quels outils pour acc\u00e9der \u00e0 la documentation ?<\/h2>\n<p><strong>Marie Ecollan<\/strong> pr\u00e9cise qu&rsquo;elle utilise beaucoup de <strong>ressources en ligne<\/strong>, \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital ou chez elle, certaines sur place en biblioth\u00e8que. Mais elle est parfois g\u00ean\u00e9e par le fait de ne pas savoir se servir de certains outils. C&rsquo;est surtout <em>Google<\/em> qui est utilis\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;externat, puis ensuite <em>PubMed<\/em> et la consultation des articles de revues en se connectant via les ENT.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;IFSI d&rsquo;Argenteuil, les \u00e9tudiants (<em>et les formateurs)<\/em> sont syst\u00e9matiquement form\u00e9s par les biblioth\u00e9caires du centre de documentation. Les outils vus sont la <a href=\"http:\/\/www.bdsp.ehesp.fr\/\"><em>BDSP <\/em><\/a><em>et<\/em> l&rsquo;ENT de Paris Diderot (<em>pour trouver les cours et acc\u00e9der \u00e0 EM Premium et \u00e0 CAIRN<\/em>). Si les articles ne sont pas disponibles, les \u00e9tudiants n&rsquo;iront pas les chercher dans une autre biblioth\u00e8que. Ils sont trop dispers\u00e9s g\u00e9ographiquement (<em>de Paris aux portes de l&rsquo;Oise<\/em>). La ressource premi\u00e8re, c&rsquo;est <strong>la documentaliste de l&rsquo;h\u00f4pital<\/strong>, per\u00e7ue comme une aide, quelqu&rsquo;un qui va trouver <strong>LA<\/strong> ressource, donner des pistes\u2026 Surtout en 3e ann\u00e9e quand il faut travailler sur son m\u00e9moire.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;HEGP, certains internes sont orient\u00e9s par leurs <strong>seniors<\/strong> vers la biblioth\u00e8que. \u00ab<em>Allez voir Sophie !<\/em>\u00bb Une attention particuli\u00e8re est port\u00e9e aux <strong>internes inter-CHU<\/strong>, qui en province ne b\u00e9n\u00e9ficient pas forc\u00e9ment d&rsquo;une offre de formation. Tous les internes finissent par arriver \u00e0 la biblioth\u00e8que, ne serait-ce que par le bouche-\u00e0-oreille. On leur pr\u00e9sente le site Web, le Wifi, l&rsquo;acc\u00e8s distant, les catalogues et bases de donn\u00e9es, en quelques minutes au moment de l&rsquo;inscription. On les revoit ensuite quand ils doivent intervenir dans un staff de bibliographie ou faire une pr\u00e9sentation d&rsquo;article. On leur fait prendre conscience que le site Web de la BU, c&rsquo;est \u00e9norm\u00e9ment d&rsquo;<strong>argent<\/strong> mis \u00e0 leur disposition, les ressources ne sont pas gratuites. Les lecteurs ne sont pas conscients de ces co\u00fbts, sauf quand surviennent des probl\u00e8mes de d\u00e9sabonnement et qu&rsquo;ils n&rsquo;ont plus acc\u00e8s \u00e0 LEUR revue. On leur parle alors de <em><a href=\"http:\/\/www.couperin.org\/\" target=\"_blank\">Couperin<\/a><\/em> et on tente de les sensibiliser, on leur parle \u00e9galement des acc\u00e8s Inserm et AP-HP. Sur <em>Delform<\/em> (AP-HP) ils ont aussi acc\u00e8s des p\u00e9riodiques \u00e0 vis\u00e9e r\u00e9ellement clinique.<\/p>\n<p><strong>Murielle Supper<\/strong> rappelle que les h\u00f4pitaux sont eux aussi contraints de r\u00e9aliser des <strong>\u00e9conomies<\/strong>. Les prix des revues professionnelles sont tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s et doivent \u00eatre ren\u00e9goci\u00e9s chaque ann\u00e9e. Ces p\u00e9riodiques ne sont pas assez utilis\u00e9s mais si on supprime ces abonnements papiers, que restera-t-il quand on ne pourra plus avoir acc\u00e8s aux revues en ligne ? Aura-t-on acc\u00e8s aux <strong>archives\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Marie Ecollan<\/strong> indique que la plupart des \u00e9tudiants ne sont pas sensibles aux probl\u00e9matiques de l&rsquo;<strong><em>Open Access<\/em><\/strong>. D&rsquo;autant qu&rsquo;ils b\u00e9n\u00e9ficient souvent de plusieurs codes institutionnels qui leur ouvrent une offre assez large (<em>leur universit\u00e9, l&rsquo;AP-HP&#8230;<\/em>). Les internes en double cursus de sciences sont davantage conscients de ces enjeux. Cela \u00e9volue quand ils sont confront\u00e9s \u00e0 des coupures d&rsquo;acc\u00e8s. Et surtout lorsqu&rsquo;ils deviennent <strong>praticiens<\/strong> et qu&rsquo;ils ne d\u00e9pendent plus d&rsquo;un h\u00f4pital ou d&rsquo;une universit\u00e9.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-3.jpg\" rel=\"attachment wp-att-10586\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-10586\" title=\"\" src=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-3-300x206.jpg\" alt=\"tableronde2015-3\" width=\"300\" height=\"206\" srcset=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-3-300x206.jpg 300w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-3-768x527.jpg 768w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-3-1024x703.jpg 1024w, https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/wp-content\/uploads\/tableronde2015-3.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 85vw, 300px\" \/><\/a>\u00c0 partir de la 3e ann\u00e9e, les \u00e9tudiants en m\u00e9decine vont de moins en moins en cours, et travaillent de plus en plus \u00e0 la <strong>biblioth\u00e8que<\/strong>. Surtout pour le cadre de travail, le silence, les acc\u00e8s Internet. Mais le ratio \u00e9tudiants \/ places assises est notoirement mauvais pour les \u00e9tudiants en m\u00e9decine sur Paris.<\/p>\n<p>Pour r\u00e9pondre \u00e0 ces enjeux, <a href=\"http:\/\/www.cite-sciences.fr\/fr\/au-programme\/lieux-ressources\/cite-de-la-sante\/\" target=\"_blank\">la Cit\u00e9 de la Sant\u00e9<\/a> rencontre des probl\u00e9matiques proches de celles de la BPI, selon <strong>Nathalie Chalhoub<\/strong>, responsable de sa biblioth\u00e8que. Ouverte \u00e0 tous les types de lecteurs, elle propose de nombreux services, souvent en ligne. Les \u00e9tudiants, notamment <strong>publics param\u00e9dicaux<\/strong>, sont de plus en plus nombreux, pour des questions d&rsquo;acc\u00e8s aux ressources et d&rsquo;horaires. Un fonds sp\u00e9cifique a \u00e9t\u00e9 mis en place pour eux, car leurs centres de documentation sont souvent moins bien dot\u00e9s que les BU destin\u00e9es aux \u00e9tudiants en m\u00e9decine. On propose par exemple des ouvrages sur la m\u00e9thodologie de recherche pour les m\u00e9moires en soins infirmiers.<\/p>\n<p>C&rsquo;est une phase d&rsquo;<strong>\u00e9volution<\/strong> de toute la biblioth\u00e8que, les abonnements papiers sont remplac\u00e9s par des abonnements en ligne et des bases de donn\u00e9es. Des n\u00e9gociations sont en cours, par exemple avec Elsevier Masson pour la ressource <em>ClinicalKey<\/em>. Mais une offre sur mesure est n\u00e9cessaire, car la biblioth\u00e8que n&rsquo;a pas besoin de tous les contenus de cette base. Un peu \u00e0 part, en dehors du r\u00e9seau des BU ou des biblioth\u00e8ques municipales, la biblioth\u00e8que de la Cit\u00e9 souffre de son relatif <strong>isolement<\/strong> pour ce type de n\u00e9gociations. Il n&rsquo;y a pas assez d&rsquo;actions ou d&rsquo;abonnements pris en commun. Les <strong>probl\u00e8mes de budget et de personnel<\/strong> am\u00e8nent \u00e9galement \u00e0 s&rsquo;interroger sur la n\u00e9cessit\u00e9 de garder certains fonds, comme <em>l&rsquo;histoire des sciences<\/em>. Il n&rsquo;y a plus non plus de p\u00e9riodiques en anglais. La fr\u00e9quentation baisse, on doit justifier l&rsquo;utilisation des espaces et des collections, par rapport au mus\u00e9e adjacent. On s&rsquo;oriente de plus en plus vers des animations sur la sant\u00e9 en direction du <strong>grand public<\/strong>, ou sur l&rsquo;acquisition d&rsquo;ebooks. Le service de questions-r\u00e9ponses en ligne est aussi orient\u00e9 grand public, avec des questions sur les analyses de sang, les maladies&#8230; Des \u00e9l\u00e8ves infirmiers y posent aussi des questions sur leur m\u00e9moire de fin d&rsquo;\u00e9tude d&rsquo;o\u00f9 la mise en place <a href=\"http:\/\/www.cite-sciences.fr\/fr\/au-programme\/lieux-ressources\/cite-de-la-sante\/ressources-en-sante\/memoires-ifsi\/\" target=\"_blank\">d&rsquo;une FAQ d\u00e9di\u00e9e<\/a>. Le mardi, quand la BPI est ferm\u00e9e, la fr\u00e9quentation est plus importante, ainsi que le dimanche pendant les p\u00e9riodes de r\u00e9vision (<em>d\u00e9cembre, juin, Toussaint<\/em>).<\/p>\n<p>Remarque confirm\u00e9e par <strong>Nicole Mesnil<\/strong>, pour l&rsquo;\u00c9cole de sages-femmes Baudelocque. Certains \u00e9tudiants n&rsquo;ont pas d&rsquo;espace pour travailler chez eux, voire pas d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 Internet (<em>bien qu&rsquo;ils poss\u00e8dent un smartphone<\/em>), d&rsquo;o\u00f9 la fr\u00e9quentation des biblioth\u00e8ques municipales, proche de leur domicile.<\/p>\n<h2>Acc\u00e8s aux documents<\/h2>\n<p>Les \u00e9tudiants, comme <strong>Marie Ecollan<\/strong>, b\u00e9n\u00e9ficient souvent de <strong>plusieurs acc\u00e8s<\/strong> diff\u00e9rents.<\/p>\n<blockquote><p>Mais \u00e0 chaque fois qu&rsquo;on s&rsquo;y remet, il faut un bon quart d&rsquo;heure pour se souvenir comment fonctionne l&rsquo;acc\u00e8s distant de chaque institution.<\/p><\/blockquote>\n<p>Certains \u00e9tudiants <strong>ignorent<\/strong> m\u00eame qu&rsquo;ils peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de ces acc\u00e8s de chez eux. Ou bien on s&rsquo;appelle entre amis pour s&rsquo;aider \u00e0 se connecter. Et quand on ne trouve pas le document recherch\u00e9, on n&rsquo;a pas le r\u00e9flexe de demander \u00e0 un biblioth\u00e9caire, on ne va pas souvent \u00e0 la biblioth\u00e8que. On pose parfois la question via les services de questions \u00e0 distance.<\/p>\n<p>Pour les IFSI, <strong>Murielle Supper<\/strong> pr\u00e9cise que les \u00e9tudiants se <strong>perdent<\/strong> rapidement dans l&rsquo;offre documentaire, avec des sites qui sont rarement intuitifs\u00a0: les \u00e9tudiants reviennent en arri\u00e8re, se d\u00e9couragent\u2026 et finissent par demander l&rsquo;aide des documentalistes. Tous les IFSI ne sont pas \u00e9gaux pour acc\u00e9der \u00e0 l\u2019offre documentaire. L&rsquo;institut d\u2019Argenteuil a la chance de b\u00e9n\u00e9ficier des acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;ENT de Paris Diderot qui poss\u00e8de une offre tr\u00e8s importante et de qualit\u00e9.<\/p>\n<p>On \u00e9voque le probl\u00e8me plus g\u00e9n\u00e9ral de la <strong>m\u00e9connaissance<\/strong> par les \u00e9tudiants de ce que peuvent offrir les biblioth\u00e8ques. Comment sensibiliser un public de plusieurs centaines d&rsquo;internes quand on a la chance de les voir quelques minutes dans un amphi lors de leur accueil \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital ? Tout va alors tr\u00e8s vite, les pr\u00e9sentations des biblioth\u00e8ques, quand il y en a, sont noy\u00e9es au milieu d&rsquo;informations plus importantes. Quels moyens de <strong>communication<\/strong> seraient plus efficaces ?<\/p>\n<p><strong>Marie Ecollan<\/strong> \u00e9voque le cas des \u00e9tudiants en <strong>m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale<\/strong>, les plus faciles \u00e0 toucher selon elle. Ils ont beaucoup de cours et sont souvent r\u00e9unis tous ensemble. Les autres sp\u00e9cialit\u00e9s sont moins faciles \u00e0 croiser en pr\u00e9sentiel, d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;importance des r\u00e9unions de rentr\u00e9e. Le mail peut aussi \u00eatre une option, mais les \u00e9tudiants re\u00e7oivent d\u00e9j\u00e0 beaucoup de messages.<\/p>\n<p>L&rsquo;exemple de <strong>l&rsquo;h\u00f4pital Sainte-Anne<\/strong> est \u00e9voqu\u00e9 : on y accueille les internes chaque semestre. Un petit support est distribu\u00e9 \u00e0 cette occasion, avec les informations pratiques, la localisation de la biblioth\u00e8que, les horaires. Mais c&rsquo;est surtout quand un praticien conseille \u00e0 un \u00e9tudiant d&rsquo;aller \u00e0 la biblioth\u00e8que que ce dernier va faire l&rsquo;effort de venir, pour une question documentaire ou un probl\u00e8me de gestion de r\u00e9f\u00e9rences.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;HEGP, <strong>Sophie Guiquerro<\/strong> propose de son c\u00f4t\u00e9 une <strong>veille documentaire<\/strong>, depuis dix ans. Tous les quinze jours, un mailing de 5 \u00e0 6 pages est envoy\u00e9 aux m\u00e9decins de l&rsquo;h\u00f4pital (<em>500 praticiens<\/em>). Y sont pr\u00e9sent\u00e9es les actualit\u00e9s scientifiques de l&rsquo;institution, les publications dans les revues infirmi\u00e8res, le <em>Web of Science<\/em>, <em>Scopus<\/em> (<em>quand Paris Descartes \u00e9tait abonn\u00e9e<\/em>) et <em>PubMed<\/em>. Cela permet de faire conna\u00eetre les actions de la biblioth\u00e8que. Quand un praticien appelle pour signaler qu&rsquo;une de ses publications ne figure pas dans cette veille, on l&rsquo;invite \u00e0 passer. D&rsquo;autres viennent remercier car le mailing leur a appris qu&rsquo;un chercheur, quatre portes plus loin, travaillait sur le m\u00eame sujet qu&rsquo;eux.<\/p>\n<p><strong>Anne Fox<\/strong> de la Biblioth\u00e8que Clermont Universit\u00e9 \u00e9voque aussi les <strong>formations \u00e0 la carte<\/strong>. Elles fonctionnement beaucoup par le bouche-\u00e0-oreille, les seniors y envoient ensuite leurs internes. Cela prend beaucoup de temps, sur des horaires d\u00e9cal\u00e9s. Quand les praticiens viennent en formation, on leur demande leurs sujets, les biblioth\u00e9caires apprennent la terminologie m\u00e9dicale, c&rsquo;est un dialogue enrichissant.<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, la BU Vauban de l&rsquo;universit\u00e9 catholique de Lille a produit <a href=\"http:\/\/lol.univ-catholille.fr\/fr\/content\/serious-game\" target=\"_blank\">un jeu s\u00e9rieux sur la recherche documentaire<\/a>. Avec ces outils plus ludiques, ce sont davantage les \u00e9tudiants de premi\u00e8re ann\u00e9e qui sont vis\u00e9s, on leur explique o\u00f9 se situe la biblioth\u00e8que, comment lire une cote, etc. Dans le jeu on pointe ensuite vers des tutoriels disponibles sur <em>Youtube<\/em>.<\/p>\n<p>En conclusion, <strong>Nicole Mesnil<\/strong> \u00e9voque <a href=\"http:\/\/www.plateforme-asv.org\/\" target=\"_blank\">les sites des Ateliers sant\u00e9<\/a>, sites de ressources locales pour les professionnels, pour une meilleure coordination des soins. Les biblioth\u00e8ques n&rsquo;y sont pas associ\u00e9es pour le moment. Via ces sites sont mises en place des rencontres entre professionnels, notamment pour les liens entre l&rsquo;h\u00f4pital et l&rsquo;ambulatoire. Il faudrait \u00e9galement voir les sites des r\u00e9seaux, surtout les r\u00e9seaux p\u00e9rinataux\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.perinat-france.org\/portail-professionnel\/\" target=\"_blank\">http:\/\/www.perinat-france.org\/portail-professionnel\/<\/a>\u00a0; <a href=\"http:\/\/www.ffrsp.fr\/\" target=\"_blank\">http:\/\/www.ffrsp.fr\/<\/a>, qui permettent de se tenir \u00e0 jour. Un exemple :\u00a0<a href=\"http:\/\/www.santepaysdelaloire.com\/\" target=\"_blank\">http:\/\/www.santepaysdelaloire.com\/<\/a>. Les coordinateurs de ces r\u00e9seaux sont des m\u00e9decins, des sages-femmes&#8230; Il y aurait peut-\u00eatre un moyen d&rsquo;informer \u00e0 l&rsquo;acc\u00e8s aux biblioth\u00e8ques, au moins en ligne.<\/p>\n<h2>Continuer la discussion<\/h2>\n<p>En attendant une prochaine table ronde, vous pouvez utiliser les <strong>commentaires<\/strong> sous ce billet pour faire part de vos remarques et prolonger le dialogue.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 24 novembre 2015, une table ronde a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e par la BIU Sant\u00e9 et l&rsquo;Urfist de Paris sur le th\u00e8me des besoins documentaires en sant\u00e9. Comme en 2014, \u00e9tudiants, enseignants et professionnels de la sant\u00e9 et de la documentation ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 parler de leurs besoins et pratiques documentaires. Vous trouverez ci-dessous le &hellip; <a href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/table-ronde-2015\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Table ronde sur les besoins documentaires en sant\u00e9 (\u00e9dition 2015)&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[134,23,22,199],"class_list":["post-9485","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-medecine-odontologie","tag-bibliothecaire","tag-conference","tag-formation","tag-table-ronde"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9485"}],"collection":[{"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9485"}],"version-history":[{"count":62,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9485\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11624,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9485\/revisions\/11624"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9485"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9485"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/medica\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9485"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}