
{"id":4966,"date":"2020-04-21T07:58:37","date_gmt":"2020-04-21T07:58:37","guid":{"rendered":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhad\/?p=4966"},"modified":"2020-10-19T14:27:29","modified_gmt":"2020-10-19T14:27:29","slug":"lauxiliaire-dentaire-une-perspective-historique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhad\/lauxiliaire-dentaire-une-perspective-historique\/","title":{"rendered":"L\u2019Auxiliaire dentaire : une perspective historique"},"content":{"rendered":"<section class=\"wpb-content-wrapper\"><p>[vc_row][vc_column][vc_column_text el_class=\u00a0\u00bbid-redacteur\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><b>Dr John Welshman<\/b><br \/>\nInstitut de Recherche en Sant\u00e9 Publique<br \/>\nUniversit\u00e9 de Lancaster, Grande-Bretagne.<br \/>\nTraduction fran\u00e7aise de Marguerite ZIMMER<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]<\/p>\n<h6>Introduction<\/h6>\n<p>Au Royaume-Uni, un certain nombre de facteurs \u00e9troitement li\u00e9s les uns aux autres ont attir\u00e9 r\u00e9cemment l\u2019attention sur le partage des comp\u00e9tences en art dentaire. Ils incluent le fait que, dans l\u2019ensemble, la sant\u00e9 bucco-dentaire a \u00e9norm\u00e9ment \u00e9volu\u00e9 par rapport aux 20 ann\u00e9es pass\u00e9es, m\u00eame s\u2019il subsiste des diff\u00e9rences g\u00e9ographiques et sociales. Il y a une plus grande prise de conscience en mati\u00e8re de soins bucco-dentaires, m\u00eame si, pour beaucoup de personnes, il est de plus en plus difficile de trouver un dentiste relevant du National Health Service (le Service de la Sant\u00e9 Publique). On sait aussi que de nombreux travaux, couramment ex\u00e9cut\u00e9s par les dentistes, ne sont que des services standards. On insinue aujourd\u2019hui que plusieurs de ces travaux pourraient \u00eatre d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s aux auxiliaires dentaires, permettant de ce fait au dentiste d\u2019exercer son r\u00f4le de chef au sein de l\u2019\u00e9quipe dentaire. Aujourd\u2019hui, le r\u00f4le des auxiliaires est reconnu dans ce que l\u2019on appelle maintenant les \u00ab\u00a0Professionals Complementary to Dentistry\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Certains signes montrent qu\u2019au Royaume-Uni, les l\u00e9gislateurs sont plus r\u00e9ceptifs \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019une plus grande participation de ces \u00ab\u00a0Professionals Complementary to Dentistry\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>A part le rapport de 1976 du Court Committee (le Conseil de la Cour) et le rapport de la Royal Commission du NHS (1979), d\u2019autres rapports importants, comme le rapport Bloomfield (1992), le rapport Nuffield sur l\u2019Education et la Formation continue (1993) et le rapport du Groupe des Auxiliaires Dentaires (1998) (1), s\u2019y sont ajout\u00e9s. Lors du congr\u00e8s annuel de l\u2019Association Dentaire Britannique, par exemple, en avril 1998, Alan Milburn, Ministre de la Sant\u00e9, affirma que les objectifs du gouvernement \u00e9taient de r\u00e9duire les in\u00e9galit\u00e9s en mati\u00e8re de sant\u00e9 bucco-dentaire, d\u2019\u00e9largir l\u2019acc\u00e8s aux soins, d\u2019offrir aux communaut\u00e9s locales un service de sant\u00e9 mieux int\u00e9gr\u00e9, d\u2019assurer des soins de la qualit\u00e9 la plus \u00e9lev\u00e9e et de prendre des mesures pour que tous les membres de la profession dentaire y contribuent totalement. Il indiqua qu\u2019il allait r\u00e9fl\u00e9chir au rapport du Conseil de l\u2019Ordre sur les \u00a0\u00bb Professionals Complementary to Dentistry \u00a0\u00bb et voir comment ce dernier pourrait aider le gouvernement \u00e0 atteindre ces objectifs. (2) De m\u00eame, un document r\u00e9cent, \u00a0\u00bb Modernising NHS Dentistry \u00ab\u00a0, publi\u00e9 en septembre 2000, a montr\u00e9 qu\u2019il existait des projets d\u2019inscrire d\u2019autres genres d\u2019auxiliaires au Conseil Dentaire G\u00e9n\u00e9ral, d\u2019\u00e9largir le r\u00f4le des th\u00e9rapistes et des hygi\u00e9nistes dentaires et de cr\u00e9er de nouvelles familles de techniciens-cliniciens dentaires et d\u2019assistants en orthodontie.<\/p>\n<p>De m\u00eame, jusqu\u2019\u00e0 tout r\u00e9cemment, aucune enqu\u00eate scientifique de fiabilit\u00e9 des nombreuses \u00e9tudes n\u2019a \u00e9t\u00e9 faite qui permettrait de comparer les travaux des dentistes et des auxiliaires dentaires. C\u2019est aujourd\u2019hui le sujet d\u2019un compte-rendu syst\u00e9matique, mis en place par le NHS R &amp; D Programme pour les Soins Dentaires Primaires, et r\u00e9alis\u00e9 par les coll\u00e8gues de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Oxford et de York et par l\u2019Institut Dentaire Eastman, \u00e0 Londres. Cet article ne tient pas compte de cette \u00e9tude syst\u00e9matique, qui est presque termin\u00e9e \u00e0 l\u2019heure actuelle. Il porte plut\u00f4t sur un autre aspect de la question, qui est celui de l\u2019histoire des auxiliaires dentaires. Ainsi, cet article cherche \u00e0 faire une \u00e9tude historique sur les auxiliaires dentaires, en se penchant en particulier sur celle des assistantes dentaires de la Nouvelle Z\u00e9lande et sur diff\u00e9rentes \u00e9tudes r\u00e9alis\u00e9es en Nouvelle Z\u00e9lande dans les ann\u00e9es 1950.<\/p>\n<h6>Les \u00ab\u00a0professionals Complementary to Dentistry\u00a0\u00bb<br \/>\n(les professionnels assistants dentaires)<\/h6>\n<p>Les Professionnels assistants dentaires se composent actuellement de diff\u00e9rents groupes ayant chacun sa propre histoire et ses propres domaines de connaissances techniques. L\u2019un de ces groupes correspond aux assistantes dentaires, dont la dur\u00e9e de vie professionnelle est particuli\u00e8rement courte, n\u2019exc\u00e9dant souvent pas 4 ou 5 ann\u00e9es. Les hygi\u00e9nistes dentaires forment le second groupe, qui, habituellement, r\u00e9alisent les nettoyages, le polissage et le d\u00e9tartrage des dents. L\u2019Association Am\u00e9ricaine des Hygi\u00e9nistes Dentaires a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1923, et l\u2019Association Britannique des Hygi\u00e9nistes Dentaires en 1949. Un troisi\u00e8me groupe est repr\u00e9sent\u00e9 par les th\u00e9rapeutes dentaires qui, au Royaume-Uni, sont autoris\u00e9s \u00e0 obturer des dents et \u00e0 extraire des dents de lait \u2013 la plupart ne travaillent que sur des enfants. Ils sont peu nombreux \u2013 en 1993, par exemple, il y en avait 371.<\/p>\n<p>Les techniciens dentaires r\u00e9alisent les couronnes veneers, les inlays, les couronnes, les bridges et les appareils d\u2019orthodontie. En 1993, on a estim\u00e9 qu\u2019il y avait environ 7900 techniciens au Royaume-Uni. Certains travaillent ill\u00e9galement comme denturologues, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019ils ex\u00e9cutent toutes les \u00e9tapes cliniques et pratiques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019une proth\u00e8se. Les techniciens de la maxillo-faciale ont tendance \u00e0 travailler dans les h\u00f4pitaux en accord avec des cliniciens, leurs travaux incluent les restaurations \u00e0 la suite de fractures, la r\u00e9habilitation proth\u00e9tique, l\u2019implantologie, et les plannings pr\u00e9-op\u00e9ratoires. En dernier, il y a les auxiliaires d\u2019orthodontie, quoique actuellement au Royaume-Uni elles ne fassent pas partie de l\u2019\u00e9quipe orthodontique. . (3) Il y aussi de r\u00e9elles diff\u00e9rences dans les divers pays entre les d\u00e9nominations et les fonctions et, de ce fait, elles ont \u00e9t\u00e9 compl\u00e9mentaires des soins dispens\u00e9s par les dentistes.<\/p>\n<h6>Le contexte de la Sant\u00e9 bucco-dentaire au Royaume-Uni<\/h6>\n<p>Plusieurs \u00e9tudes, notamment le rapport de la Cour relatif aux Child Health Services (Services de Sant\u00e9 infantile) (1976), et le rapport de la Commission Royale du NHS (1979) ont montr\u00e9 des aspects r\u00e9v\u00e9lateurs de la sant\u00e9 bucco-dentaire au Royaume-Uni. Elles ont eu \u00e9galement des cons\u00e9quences importantes sur la mani\u00e8re dont l\u2019histoire de l\u2019art dentaire a \u00e9t\u00e9 appr\u00e9hend\u00e9e et d\u00e9crite.<\/p>\n<p>Le rapport de la Cour, par exemple, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que l\u2019\u00e9tude de 1968, portant sur la sant\u00e9 bucco-dentaire des adultes, avait montr\u00e9 que plus de 15% des 15- 34 ans du Nord avaient perdu toutes leurs dents \u2013 37% de la population adulte \u00e9tait \u00e9dent\u00e9e. Il montrait qu\u2019en Nouvelle Z\u00e9lande, o\u00f9 les enfants \u00e9taient soign\u00e9s par les assistantes dentaires, l\u2019effet en a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 de mani\u00e8re impressionnante. Le rapport affirmait que les soins dentaires avait largement \u00e9t\u00e9 dirig\u00e9s vers des traitements pour adultes et que \u2018la priorit\u00e9 devrait s\u2019\u00e9carter de la dentisterie et des reconstitutions pour adultes, pour se diriger vers la dentisterie et la pr\u00e9vention pour les enfants\u2019. Il donnait le conseil suivant : que des assistantes dentaires, comme les hygi\u00e9nistes ou celles form\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00c9cole du New Cross, \u00e0 Londres, puissent apporter une contribution importante pour assurer les soins dentaires des enfants.(4)<\/p>\n<p>Le chapitre sur l\u2019art dentaire \u00e9tait l\u2019un des plus int\u00e9ressants du rapport de la Commission Royale du NHS. Il montrait qu\u2019il n\u2019y avait pas eu de compte-rendu complet sur les services dentaires du NHS dans les vingt derni\u00e8res ann\u00e9es, et que la sant\u00e9 bucco-dentaire de la nation \u00e9tait \u2018mauvaise\u2019. Le taux d\u2019\u00e9dentations totales avait chut\u00e9 depuis l\u2019\u00e9tude de 1968 sur la sant\u00e9 bucco-dentaire des adultes. En 1978, en Angleterre, les \u00e9dentations totales, tous \u00e2ges confondus, avaient baiss\u00e9 de 37% \u00e0 29%, et en \u00c9cosse de 44% \u00e0 39%. Cependant, la Commission Royale avait aussi not\u00e9 qu\u2019il existait des variations r\u00e9gionales et inter-r\u00e9gionales importantes dans les ressources dentaires. Le pourcentage de dentistes \u00e9tait, par exemple, de 1 sur 2494 au Sud-Ouest de la Tamise et de 1 sur 5445 dans les r\u00e9gions du Nord. Le pourcentage d\u2019individus sans dents naturelles montrait des diff\u00e9rences frappantes selon la r\u00e9gion et la classe sociale \u2013 souvent plus \u00e9lev\u00e9es dans les cat\u00e9gories sociales I, II et III, ainsi qu\u2019en \u00c9cosse et aux Wales. Comme dans le rapport de la Cour, la Commission Royale avait remarqu\u00e9 la contribution potentielle du groupe des auxiliaires, recommandant que la flexibilit\u00e9 pour les demandes de r\u00e9unions pourrait \u00eatre appliqu\u00e9e en fonction de l\u2019augmentation de leur nombre.(5)<\/p>\n<p>Les deux rapports mettaient en avant un certain nombre d\u2019autres points, notamment le fait que la fluoration de l\u2019eau n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 introduite dans la plupart des r\u00e9gions, que l\u2019accent avait \u00e9t\u00e9 mis davantage sur le traitement que sur la pr\u00e9vention, et que finalement les changements de mode alimentaire et d\u2019utilisation de dentifrices fluor\u00e9s avaient \u00e9t\u00e9 de plus d\u2019importance que le fait de prodiguer des soins dentaires. Pour les historiens de l\u2019art dentaire, ils ont cependant une signification plus large . Depuis trop longtemps, l\u2019histoire de l\u2019art dentaire s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 l\u2019histoire des professionnels plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 celle des patients, aux services plut\u00f4t qu\u2019aux besoins, et en mettant en \u00e9vidence les succ\u00e8s plut\u00f4t que les erreurs.<\/p>\n<h6 align=\"JUSTIFY\">L\u2019Assistante dentaire scolaire de la Nouvelle Z\u00e9lande<\/h6>\n<p>L\u2019histoire des premi\u00e8res Assistantes dentaires scolaires de la Nouvelle Z\u00e9lande a souvent \u00e9t\u00e9 relat\u00e9e dans des travaux plus anciens, et n\u2019a nullement besoin d\u2019\u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9e ici. (6) Bri\u00e8vement, \u00e0 partir de 1921, et sous la supervision de Sir Thomas Hunter, la plus grande part de responsabilit\u00e9 des soins dentaires des enfants scolaris\u00e9s de la Nouvelle Z\u00e9lande avait \u00e9t\u00e9 assur\u00e9e par les assistantes dentaires scolaires. Leurs fonctions comprenaient les examens dentaires, les pr\u00e9parations des cavit\u00e9s et les restaurations (avec des amalgames au cuivre, des amalgames d\u2019argent, des ciments au silicate), et les amputations pulpaires. Elles pouvaient aussi extraire des dents de lait, \u00e9taient responsables de l\u2019\u00e9ducation bucco-dentaire et pouvaient adresser les enfants aux dentistes.<\/p>\n<p>D\u2019une certaine fa\u00e7on, l\u2019\u00e9volution des Assistantes dentaires scolaires de la Nouvelle Z\u00e9lande peut \u00eatre vue comme une r\u00e9ponse aux mod\u00e8les g\u00e9ographiquement et d\u00e9mographiquement diff\u00e9rents de ce pays. En 1950, la population de la Nouvelle Z\u00e9lande \u00e9tait de 18 millions d\u2019habitants., avec une forte proportion de personnes jeunes \u2013 en 1946, par exemple, elle comptait 590.000 enfants. Les plus grandes villes \u00e9taient Wellington, Auckland, Christchurch et Dunedin, mais aucune n\u2019\u00e9tait particuli\u00e8rement grande, selon les standards europ\u00e9ens, car la plus grande comptait au maximum 300.000 personnes. La majeure partie de la population vivait dans de petites villes de 2 \u00e0 3000 habitants et dans des communaut\u00e9s rurales. Certaines r\u00e9gions du sud de l\u2019\u00eele \u00e9taient inhabit\u00e9es.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude comparative de l\u2019histoire des soins dentaires de la Nouvelle Z\u00e9lande et de celle du Royaume-Uni serait extr\u00eamement int\u00e9ressante.\u00a0 Il y a des signes qui montrent un int\u00e9r\u00eat de plus en plus grand pour l\u2019\u00e9tude de l\u2019histoire des soins bucco-dentaires de la Nouvelle Z\u00e9lande. (7) De plus, il est \u00e9vident que les m\u00e9decins du secteur public qui ont \u00e9migr\u00e9 de la Nouvelle Z\u00e9lande vers la Grande-Bretagne et qui ont travaill\u00e9 pour la Sant\u00e9 Publique anglaise dans les ann\u00e9es quarante, ont \u00e9t\u00e9 choqu\u00e9s par ce qu\u2019ils ont trouv\u00e9 l\u00e0-bas.(8) Mais une v\u00e9ritable \u00e9tude historique reste \u00e0 faire. Nous nous int\u00e9ressons ici aux Assistantes Dentaires Scolaires de la Nouvelle Z\u00e9lande cr\u00e9\u00e9es au cours des ann\u00e9es 1950. Il y avait plusieurs \u00e9tudes mineures. Mais les plus importantes furent celles d\u2019Allen Gruebbel \u00e0 la demande de l\u2019Association Dentaire Am\u00e9ricaine (1951), celle du Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 du Royaume-Uni (1950) et celle de John Fulton, \u00e0 la demande de l\u2019OMS (1951).<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude de Gruebbel \u00e9tait tr\u00e8s critique \u00e0 l\u2019\u00e9gard du Service Dentaire Scolaire de la Nouvelle Z\u00e9lande, montrant que les \u00e9quipements \u00e9taient inadapt\u00e9s et que la qualit\u00e9 des traitements \u00e9tait mauvaise. Les assistantes dentaires scolaires ne poss\u00e9daient que deux sortes de ciments au silicate. Gruebbel assurait qu\u2019elles faisaient des obturations \u00e0 l\u2019amalgame de cuivre et qu\u2019elles travaillaient avec des fauteuils pliants et des tours \u00e0 p\u00e9dale. Il affirmait que la sant\u00e9 bucco-dentaire des soldats de la Nouvelle Z\u00e9lande n\u2019\u00e9tait pas meilleure en 1939-45 qu\u2019en 1914-18, car 58% pr\u00e9sentaient une proth\u00e8se quelconque. Gruebbel \u00e9crivait : \u2018une assistante dentaire scolaire n\u2019est pas un dentiste, c\u2019est un technicien form\u00e9 pour l\u2019art m\u00e9canique des obturations, du nettoyage et de l\u2019extraction des dents\u2019. Mais la plus grande critique de Gruebbel ne concernait pas le Service Dentaire Scolaire de la Nouvelle-Z\u00e9lande en soi, mais l\u2019intervention de l\u2019\u00e9tat et les soins dans un syst\u00e8me socialiste. C\u2019est pourquoi ce syst\u00e8me \u00e9tait largement influenc\u00e9 par la politique culturelle diff\u00e9rente des Etats-Unis \u2013 \u2018une l\u00e9gislation sociale excessive d\u00e9truit les efforts et les initiatives individuelles\u2019. (9)<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude de John Fulton, \u00e0 la demande de l\u2019OMS, a \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9e entre f\u00e9vrier et avril 1950. Fulton rapportait que 4072 \u00e9coliers \u00e2g\u00e9s de 7 \u00e0 14 ans ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un examen dentaire. La fr\u00e9quence des caries \u00e9tait \u00e9lev\u00e9e en Nouvelle Z\u00e9lande. N\u00e9anmoins un grand nombre d\u2019enfants avait \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s. En 1949, environ 715 enfants par assistante ont \u00e9t\u00e9 soign\u00e9s dans les cliniques dentaires scolaires, pour un co\u00fbt approximatif de \u00a31 8s 11d. Fulton affirmait que \u00ab\u00a0le programme dentaire public de la Nouvelle Z\u00e9lande avait remport\u00e9 un grand succ\u00e8s en assurant le contr\u00f4le du taux carieux des enfants scolaris\u00e9s\u00a0\u00bb (10)<\/p>\n<p>Une \u00e9quipe du Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 du Royaume Uni a visit\u00e9 la Nouvelle Z\u00e9lande en mars 1950, voyageant par air, mer et terre. L\u2019envoi de l\u2019\u00e9quipe avait \u00e9t\u00e9 sugg\u00e9r\u00e9 par l\u2019effondrement imminent du Service Dentaire Scolaire, et son rapport fut bien plus positif sur de nombreux points. Les cliniques dentaires scolaires de la Nouvelle Z\u00e9lande \u00e9taient de simples structures en bois, se composant d\u2019une antichambre, d\u2019un cabinet de chirurgie et d\u2019une petite salle de repos. L\u2019\u00e9quipe gouvernementale estima que le niveau clinique des \u00e9tudiants de la derni\u00e8re ann\u00e9e d\u2019\u00e9tudes de l\u2019\u00c9cole de Formation et de la clinique dentaire scolaire de Wellington \u00e9tait \u00e9lev\u00e9. Elle en conclut que \u2018nous sommes unanimement convaincus que la formation des assistantes dentaires scolaires de la Nouvelle Z\u00e9lande a acquis une efficacit\u00e9 technique de haut niveau\u2026le syst\u00e8me des assistantes dentaires de la Nouvelle Z\u00e9lande n\u00e9cessite une aide urgente\u2019. (11)<\/p>\n<p>L\u2019un des membres de l\u2019\u00e9quipe, A. T. Wynne, amplifia ces r\u00e9sultats dans un article publi\u00e9 l\u2019ann\u00e9e suivante dans le British Dental Journal. Wynne r\u00e9p\u00e9ta que son impression premi\u00e8re sur les travaux des assistantes dentaires scolaires \u00e9tait \u2018leur d\u00e9termination vraiment \u00e9tonnante \u00e0 sauver des dents\u2019. Wynne \u00e9tait tr\u00e8s critique \u00e0 l\u2019\u00e9gard du rapport de Gruebbel, affirmant que ce qu\u2019il disait n\u2019\u00e9tait pas une critique \u00e0 l\u2019encontre des assistantes dentaires. Finalement, Wynne soutint que \u2018l\u2019essentiel \u00e9tait que la bouche de la majorit\u00e9 des enfants de la Nouvelle Z\u00e9lande soit maintenue en bon \u00e9tat, avec un minimum de pertes dentaires, gr\u00e2ce aux travaux des assistantes dentaires\u2019. Il avait cependant not\u00e9 qu\u2019au Royaume-Uni, le recours aux assistantes se devait d\u2019\u00eatre un suppl\u00e9ment par rapport au syst\u00e8me existant \u2013 quelques travaux pouvaient \u00eatre d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s aux assistantes dentaire, mais elles ne pouvaient pas remplacer les dentistes. (12)<\/p>\n<p>Par la m\u00eame occasion il est important de faire remarquer que des \u00e9tudes plus r\u00e9centes ont montr\u00e9 qu\u2019un pourcentage bien plus important de N\u00e9o-z\u00e9landais porte des proth\u00e8ses compl\u00e8tes, compar\u00e9 aux groupes ayant un taux similaire de pathologies dentaires dans les autres pays. (13) Il est incertain qu\u2019il y ait un rapport entre ceci et le Service dentaire scolaire n\u00e9o-z\u00e9landais. Le fait que le mod\u00e8le de la Nouvelle Z\u00e9lande ait \u00e9t\u00e9 pris en compte en Australie, dans certaines r\u00e9gions recul\u00e9es du Canada et aux Pays-Bas, est bien plus significatif. Les assistantes dentaires scolaires de la Nouvelle Z\u00e9lande ont eu une influence tr\u00e8s importante sur l\u2019\u00e9mergence d\u2019un syst\u00e8me de soins bucco-dentaires, particuli\u00e8rement en Asie du Sud-Est, o\u00f9 un certain nombre de pays adopt\u00e8rent le mod\u00e8le n\u00e9o-z\u00e9landais.<\/p>\n<h6 align=\"JUSTIFY\">L\u2019auxiliaire dentaire au Royaume Uni<\/h6>\n<p>En effet, les rapports sur le Service de la clinique dentaire scolaire de la Nouvelle Z\u00e9lande ne furent que les \u00e9tapes les plus r\u00e9centes dans l\u2019histoire des auxiliaires dentaires du Royaume-Uni. Elles ont \u00e9t\u00e9 clairement impliqu\u00e9es dans les soins dentaires au XIXe si\u00e8cle, lorsqu\u2019elles furent employ\u00e9es comme apprentis. Leur emploi augmenta avec l\u2019introduction des anesth\u00e9siques \u00e0 partir de 1850, quand elles servirent de chaperon aux patientes f\u00e9minines. Vers la fin du XIXe si\u00e8cle, les veuves et les filles de dentistes \u00e9taient employ\u00e9es comme r\u00e9ceptionnistes ou comme secr\u00e9taires. (14) Aux Etats-Unis aussi, la coop\u00e9ration potentiellement plus grande entre dentistes et assistantes dentaires a \u00e9t\u00e9 reconnue d\u00e8s 1920. (15)<\/p>\n<p>Jusqu\u2019en 1859, il n\u2019y a eu aucune qualification officielle pour celles qui assuraient des soins dentaires. Cependant, \u00e0 partir de 1916, quelques auxiliaires dentaires (appel\u00e9es \u2018dental dressers\u2019 = pr\u00e9paratrices dentaires) furent employ\u00e9es par les \u00a0\u00bb Local Education Authorities \u00a0\u00bb (les Autorit\u00e9s Locales de l\u2019Education ou LEA), en r\u00e9ponse au nombre insuffisant de dentistes qualifi\u00e9s et aux difficult\u00e9s de les employer \u00e0 un salaire inf\u00e9rieur \u00e0 celui du priv\u00e9. Le Derbyshire \u00e9tait l\u2019un des plus importants de ces LEA, de m\u00eame que le Sheffield et le Shropshire. Dans le Derbyshire, deux pr\u00e9paratrices travaillaient en petite \u00e9quipe avec un dentiste, examinant et traitant les enfants sous l\u2019autorit\u00e9 du dentiste. On disait que c\u2019\u00e9tait moins on\u00e9reux et que la productivit\u00e9 \u00e9tait meilleure. La constitution de ces LEA fut encourag\u00e9e par l\u2019Acte des Dentistes de 1921, qui permettait de faire, au sein du service m\u00e9dical scolaire, \u2018des soins dentaires mineurs, sous l\u2019autorit\u00e9 d\u2019un dentiste patent\u00e9, par une personne qui n\u2019\u00e9tait pas un dentiste\u2019.<\/p>\n<p>Cependant, les pr\u00e9paratrices dentaires furent effectivement supprim\u00e9es en 1923 par le Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 qui appliqua les lois de l\u2019Acte des dentistes de 1921. Les mots \u2018travaux dentaires mineurs\u2019 furent mieux d\u00e9finis en 1932. (16) Un plan exp\u00e9rimental de formation des hygi\u00e9nistes dentaires fut d\u00e9pos\u00e9 \u00e0 l\u2019University College Hospital \u00e0 la suite d\u2019une opposition de la profession dentaire. Les dentistes s\u2019oppos\u00e8rent aussi avec succ\u00e8s aux tentatives d\u2019introduction d\u2019auxiliaires dentaires,dans l\u2019Acte des Dentistes de 1957.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est qu\u2019en 1959, avec l\u2019ouverture d\u2019une \u00e9cole au New Cross Hospital qu\u2019il y eut quelques progr\u00e8s. On forma 60 th\u00e9rapeutes par an, qui allaient ensuite apporter une r\u00e9elle contribution au Service Dentaire Scolaire. Cependant, m\u00eame \u00e0 ce moment-l\u00e0, le travail des th\u00e9rapeutes se limita aux extractions des dents de lait, et c\u2019est une d\u00e9cision politique qui \u00e9carta l\u2019\u00c9cole du New Cross des autres \u00e9coles dentaires existantes. L\u2019emploi de th\u00e9rapeutes dentaires semblait s\u2019\u00eatre limit\u00e9 au Sud-Est de l\u2019Angleterre. Des auxiliaires furent introduites en Grande-Bretagne, mais ce ne fut qu\u2019une vague imitation du syst\u00e8me qui existait en Nouvelle Z\u00e9lande. (17) Malgr\u00e9 leur remarquable contribution au Service Dentaire Scolaire de la Sant\u00e9 Publique, les th\u00e9rapistes dentaires furent employ\u00e9es d\u2019une fa\u00e7on tr\u00e8s limit\u00e9e au Royaume-Uni.<\/p>\n<p>La question la plus int\u00e9ressante est de savoir pourquoi il y a eu tant d\u2019opposition \u00e0 l\u2019emploi des auxiliaires dentaires. Plusieurs raisons ont \u00e9t\u00e9 invoqu\u00e9es. On a invoqu\u00e9, par exemple, \u00e0 partir de la litt\u00e9rature sociologique sur la professionnalisation, que les dentistes avaient un monopole professionnel et qu\u2019ils \u00e9taient d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 limiter tout acc\u00e8s \u00e0 la profession. Les auxiliaires dentaires repr\u00e9sentaient une menace s\u00e9rieuse pour leurs revenus et leur niveau de vie ; ils n\u2019\u00e9taient pas pr\u00eats \u00e0 leur conc\u00e9der le contr\u00f4le de leurs patients. On soutint que les \u00a0\u00bb dental dressers \u00a0\u00bb feraient baisser le niveau de qualit\u00e9 des soins \u2013 ils repr\u00e9sentaient une sorte d\u2019exercice de qualit\u00e9 inf\u00e9rieure et leur \u00e9limination a \u00e9t\u00e9 vu comme repr\u00e9sentant un progr\u00e8s social. (18) Au cours de cette p\u00e9riode, l\u2019acc\u00e8s aux soins a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 vu par le l\u00e9gislateur comme \u00e9tant une priorit\u00e9 de bien moindre importante.<\/p>\n<h6 align=\"JUSTIFY\">Conclusion<\/h6>\n<p>La nature cyclique de ces discussions indique la valeur d\u2019une approche historique au sein de l\u2019histoire de l\u2019art dentaire. Comme dans les ann\u00e9es cinquante, l\u2019int\u00e9r\u00eat se porta sur un m\u00e9lange potentiel dans le domaine de l\u2019art dentaire du fait de la rar\u00e9faction de l\u2019emploi. Les difficult\u00e9s de plus en plus importantes pour la population de trouver un dentiste du National Health Service a soulev\u00e9 des craintes au sujet de l\u2019acc\u00e8s aux soins, et il est clair que des diff\u00e9rences g\u00e9ographiques et sociales subsistent. Aujourd\u2019hui, comme autrefois, d\u2019autres pays ont propos\u00e9 un mod\u00e8le diff\u00e9rent, en particulier dans les r\u00e9gions rurales isol\u00e9es et dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s o\u00f9 les probl\u00e8mes de logistique associ\u00e9s aux faibles ressources ont pouss\u00e9 ceux qui assurent les soins \u00e0 innover \u00e0 la fois en personnel et en mat\u00e9riaux. Les dentistes restent concern\u00e9s par la n\u00e9cessit\u00e9 de d\u00e9l\u00e9guer certaines t\u00e2ches aux Professionnels Compl\u00e9mentaires \u00e0 l\u2019Art Dentaire, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019on ait prouv\u00e9 de mani\u00e8re scientifique que ces derniers sont capables de travailler aussi bien que les premiers. Ainsi les \u2018dental dressers\u2019 du Derbyshire et les assistantes dentaires scolaires de la Nouvelle Z\u00e9lande continuent d\u2019\u00eatre tout \u00e0 fait d\u2019\u00e0 propos pour les l\u00e9gislateurs actuels.<\/p>\n<p>Cependant, quoiqu\u2019il y ait une importante continuit\u00e9 dans cette histoire, il est aussi tr\u00e8s clair qu\u2019au Royaume-Uni, le contexte de la loi est actuellement bien diff\u00e9rent de celui d\u2019il y a cinquante ans. En premier lieu, le Gouvernement semble s\u2019\u00eatre davantage engag\u00e9 \u00e0 surmonter les obstacles li\u00e9s \u00e0 l\u2019acc\u00e8s aux soins bucco-dentaires et \u00e0 se pr\u00e9occuper de l\u2019in\u00e9galit\u00e9 dans le domaine de la sant\u00e9. Deuxi\u00e8mement, l\u2019Association Dentaire Britannique reconna\u00eet la valeur potentielle de la contribution d\u2019une \u00e9quipe dentaire plus large, et a eudans tous les cas une influence moins directe sur l\u2019\u00e9volution de la loi. Troisi\u00e8mement, une augmentation de la qualit\u00e9 des soins bucco-dentaires de la population en g\u00e9n\u00e9ral, signifie qu\u2019une grande partie des travaux dentaires peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un service routinier. Finalement, les Professionnels Compl\u00e9mentaires \u00e0 l\u2019Art Dentaire sont mieux organis\u00e9s qu\u2019autrefois et ont une id\u00e9e plus pr\u00e9cise de leur identit\u00e9 professionnelle. Il reste \u00e0 savoir si ces facteurs pourront assurer que le partage des comp\u00e9tences devienne finalement une r\u00e9alit\u00e9. La valeur d\u2019une histoire sociale de l\u2019art dentaire est cependant ind\u00e9niable.[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text el_class=\u00a0\u00bbid-renvoi\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h4>R\u00e9f\u00e9rences<\/h4>\n<p>1 Fundamental Review of Dental Remuneration: Report of Sir Kenneth Bloomfield KCB (London, 1992), 45-6, para. 9.6.<br \/>\n2 Department of Health, Modernising NHS Dentistry-Implementing the NHS Plan (London, 2000) pp. 37-8, 48. John Galloway and Jean Gorham, \u2018Improving Access to NHS Dentistry? Professionals Complementary to Dentistry: A Consultation Paper by the General Dental Council\u2019, Community Dental Health, 15 (1998), 129-31.<br \/>\n3 Nuffield Foundation, Education and Training of Personnel Auxiliary to Dentistry (London, 1993), 38-88.<br \/>\n4 Fit for the Future: Report of the Committee on Child Health Services, Volume 1 (London, 1976), pp. 197-218.<br \/>\n5 Royal Commission on the National Health Service: Chairman: Sir Alec Merrison, Cmnd 7615 (London, 1979), pp. 101-24. See also Charles Webster, The National Health Service: A Political History (Oxford, 1998), pp. 128-9, 158.<br \/>\n6 J. Llewellyn-Saunders, The New Zealand School Dental Service, 1920-1960 (Wellington, 1964); Jay W. Friedman, \u2018The New Zealand School Dental Service: Lesson in Radical Conservatism\u2019, Journal of the American Dental Association, 85 (1972), 609-17; Derek A. Dow, Safeguarding the Public Health: A History of the New Zealand Department of Health (Wellington, 1995), pp. 106-7, 126, 163-4, 172, 192, 208, 238, 240.<br \/>\n7 Linda Bryder, \u2018A New World? Two Hundred Years of Public Health in Australia and New Zealand\u2019, in Dorothy Porter (ed), The History of Public Health and the Modern State (Amsterdam, 1994), pp. 313-34; Linda Bryder and Derek A. Dow (eds.), New Countries and Old Medicine: Proceedings of an International Conference on the History of Medicine and Health, Auckland, New Zealand, 1994 (Auckland, 1995).<br \/>\n8 Voir par exemple, Edgar Henry Wilkins, The Medical Inspection of School Children (London, 1952).<br \/>\n9 Allen O. Gruebbel, \u2018Report on the Study of Dental Public Health Services in New Zealand, I-III\u2019, Journal of the American Dental Association, 41 (1950), 275-83, 422-36, 574-89.<br \/>\n10 John T. Fulton, Experiment in Dental Care: Results of New Zealand\u2019s Use of School Dental Nurses (Geneva, 1951).<br \/>\n11 Ministry of Health, Department of Health for Scotland, Ministry of Education, New Zealand School Dental Nurses: Report of United Kingdom Dental Mission (London, 1950). See also \u2018Report of the United Kingdom Dental Mission on New Zealand School Dental Nurses\u2019, New Zealand Dental Journal, 47 (1961), 62-78.<br \/>\n12 A. T. Wynne, \u2018Some Aspects of School Dentistry in New Zealand and the USA\u2019, British Dental Journal (1951), 11-17.<br \/>\n13 Peter Davis, \u2018Culture, Inequality and the Pattern of Dental Care in New Zealand\u2019, Social Science and Medicine, 15A (1981), 801-5.<br \/>\n14 Nuffield Foundation, Education and Training, p. 38.<br \/>\n15 C. N. Johnson, \u2018The Possibilities of Professional Service Through Co-operation Between the Dentist and his Assistant\u2019, Journal of the American Dental Association (1925), 44-8.<br \/>\n16 Nuffield Foundation, Education and Training, pp. 51-2.<br \/>\n17 Ibid., p. 60.<br \/>\n18 G. V. Larkin, \u2018Professionalism, Dentistry and Public Health\u2019, Social Science and Medicine, 14A (1980), 223-9.[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n<\/section>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text el_class=\u00a0\u00bbid-redacteur\u00a0\u00bb] Dr John Welshman Institut de Recherche en Sant\u00e9 Publique Universit\u00e9 de Lancaster, Grande-Bretagne. 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