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Antoine Petit, Jacques Chevallier, Brigitte Hillion, Aurore Le Guern, Daniel Wallach. Présentation générale : La syphilis imprègne l’imaginaire du monde occidental de la Renaissance jusqu’à l’avènement de la péniciline, et peut-être encore aujourd’hui. Sournoise, elle se propage aussi subrepticement chez l’individu que dans la société. Liée au plaisir sexuel, elle rappelle le péché et compromet la famille et la lignée, faisant peser sur la collectivité la menace invisible d’une dégénérescence fatale et ravivant chez la personne atteinte celle d’une exclusion sociale honteuse. Omniprésente, elle inspire d’innombrables artistes autant que leur public, toujours avide de savoir qui en est atteint, et quel rapport la maladie pourrait entretenir avec la création et le génie artistique. Objectifs pédagogiques : Réelle ou inventée, la présence de la syphilis dans la vie et l’œuvre de divers artistes permet de mieux appréhender la place de cette maladie dans l’Europe contemporaine et mesurer son poids dans l’imaginaire collectif de la société et dans l’imaginaire individuel des patients. Contenu de la formation : Trois thèmes principaux seront développés : syphilis et musique, du Romantisme jusqu’au Death Metal ; syphilis et littérature, avec l’analyse du grand roman méconnu Virus d’amour, d’Adolphe Tabarant (1886) ; syphilis et cinéma, à travers des extraits commentés de films expressionnistes et post-expressionnistes destinés à l’éducation du public. Intercalées entre ces trois thèmes, de courtes vignettes évoqueront la poésie avec le procès des Fleurs du Mal, de Baudelaire ; le théâtre avec Les Avariés, d’Eugène Brieux (1902) et la peinture avec Otto Dix et La Nouvelle Objectivité.
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