{"id":419,"date":"2020-02-28T10:35:24","date_gmt":"2020-02-28T10:35:24","guid":{"rendered":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhd\/?page_id=419"},"modified":"2021-03-12T11:51:02","modified_gmt":"2021-03-12T11:51:02","slug":"georges-thibierge","status":"publish","type":"biographie","link":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhd\/biographies\/georges-thibierge\/","title":{"rendered":"Georges Thibierge (1856-1926)"},"content":{"rendered":"<p>Georges THIBIERGE a \u00e9t\u00e9 dermatologue-v\u00e9n\u00e9r\u00e9ologue, M\u00e9decin des H\u00f4pitaux et membre de l&rsquo;acad\u00e9mie de M\u00e9decine.<br \/>\nN\u00e9 en 1856 \u00e0 Paris, il \u00e9tait fils de m\u00e9decin et petit-fils de pharmacien. Son p\u00e8re \u00e9tait ancien Interne des h\u00f4pitaux de Paris et exer\u00e7ait \u00e0 Paris. Son grand-p\u00e8re avait \u00e9t\u00e9 pharmacien-major de la Grande Arm\u00e9e de Napol\u00e9on et avait particip\u00e9 \u00e0 la campagne de Russie avant de tenir une pharmacie \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>En 1870, Napol\u00e9on III d\u00e9clare la guerre \u00e0 la Prusse. Georges Thibierge v\u00e9cut la Commune et le si\u00e8ge de Paris. On sait que sa famille s&rsquo;\u00e9tait r\u00e9fugi\u00e9e dans les locaux d&rsquo;une banque, dont son p\u00e8re \u00e9tait le m\u00e9decin, qu&rsquo;il a connu la mis\u00e8re du peuple, du pain \u00e0 la sciure de bois\u00a0\u00bb et des civets de chat ou de chien, qu&rsquo;il assista au d\u00e9part de Gambetta en ballon&#8230; tandis que son p\u00e8re donnait ses soins aux bless\u00e9s.<\/p>\n<p>Il fit des \u00e9tudes brillantes au lyc\u00e9e Condorcet \u00e0 Paris, fut pr\u00e9sent\u00e9 au Concours G\u00e9n\u00e9ral, bachelier \u00e8s lettres et bachelier \u00e8s sciences, pensa \u00e0 faire l'\u00a0\u00bbX\u00a0\u00bb, puis se d\u00e9cida pour la m\u00e9decine.<\/p>\n<p>Mobilis\u00e9 et port\u00e9 \u00ab\u00a0volontaire\u00a0\u00bb, il est incorpor\u00e9 comme infirmier militaire d&rsquo;octobre 1876 \u00e0 novembre 1877, avant de poursuivre ses \u00e9tudes.<\/p>\n<p>De cette p\u00e9riode, on poss\u00e8de dans la famille un petit carnet \u00e0 couverture verte, o\u00f9 sont calligraphi\u00e9es \u00e0 l&rsquo;encre noire les questions du concours de l&rsquo;Internat, avec le m\u00eame soin, la m\u00eame rigueur et le m\u00eame type d&rsquo;\u00e9criture que les \u00ab\u00a0\u00e9tiquettes de nos Mus\u00e9es nationaux.<\/p>\n<p>En 1879, il est re\u00e7u major de l&rsquo;Internat des h\u00f4pitaux de Paris. Dans cette promotion se trouvait aussi Babinski. Georges Thibierge a \u00e9t\u00e9 l\u2019\u00e9l\u00e8ve d&rsquo;Archambault, de Rendu, de Gosselin et \u00e0 ce qui devait influer son orientation dermatologique \u00e0 de Besnier. Il recevra la m\u00e9daille d&rsquo;or de l&rsquo;Internat.<\/p>\n<p>En 1884, il passe sa th\u00e8se sur \u00ab\u00a0l&rsquo;obstruction intestinale\u00a0\u00bb et devient docteur en m\u00e9decine. Il est alors membre de la Soci\u00e9t\u00e9 clinique depuis 1881, et membre-adjoint de la Soci\u00e9t\u00e9 Anatomique depuis 1883, il en deviendra membre titulaire en 1888.<\/p>\n<p>Le 22 juin 1889, il est l&rsquo;un des membres fondateurs de la Soci\u00e9t\u00e9 Fran\u00e7aise de Dermatologie et de Syphiligraphie.<\/p>\n<p>En 1890, il est nomm\u00e9 M\u00e9decin des H\u00f4pitaux de Paris et devient Chef de service de dermatologie-v\u00e9n\u00e9rologie \u00e0 l&rsquo;H\u00f4pital de la Piti\u00e9.<\/p>\n<p>En 1897, il devient membre correspondant de la \u00ab\u00a0Societa Italiana di Dermatologica e Sifilographia\u00a0\u00bb. En 1899, il devient membre correspondant de la \u00ab\u00a0Wiener Dermatologische Gesellschaft\u00a0\u00bb de Berlin.<\/p>\n<p>En 1900, lors de l&rsquo;Exposition Universelle, il fut le Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral du quatri\u00e8me \u00ab\u00a0Congr\u00e8s de Dermatologie et de Syphiligraphie\u00a0\u00bb et fut nomm\u00e9 Chevalier de la L\u00e9gion d&rsquo;Honneur par d\u00e9cret du Pr\u00e9sident Courbet.<\/p>\n<p>En 1902, il est nomm\u00e9 par d\u00e9cret Officier d&rsquo;acad\u00e9mie.<\/p>\n<p>En 1903, il devient membre titulaire de la soci\u00e9t\u00e9 de M\u00e9decine L\u00e9gale de France. La m\u00eame ann\u00e9e, il devient membre honoraire de la \u00ab\u00a0Wiener Dermatologische Gesellschaft\u00a0\u00bb de Berlin.<\/p>\n<p>En 1907, il cr\u00e9e avec Brocq le Centre de dermatologie-v\u00e9n\u00e9rologie de l&rsquo;H\u00f4pital Broca, o\u00f9 il exercera pendant un an. Il devient membre associ\u00e9 de la Soci\u00e9t\u00e9 de M\u00e9decine Militaire Fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>En 1908, il est nomm\u00e9 Chef de service de dermatologie-v\u00e9n\u00e9rologie \u00e0 l&rsquo;H\u00f4pital Saint-Louis, o\u00f9 il exercera et enseignera jusqu\u2019\u00e0 sa retraite en 1922. Il devient membre honoraire de la \u00ab\u00a0Societa Italiana di Dermatologica e Sifilografia\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En 1909, il devient membre correspondant de la \u00ab\u00a0Sociedad Dermatologica Argentina\u00a0\u00bb de Buenos Aires ; en 1910, membre correspondant de la \u00ab\u00a0Berliner Dermatologische Gesellschaft\u00a0\u00bb, membre correspondant de l&rsquo;American Dermatological Association\u00a0\u00bb de New York et membre honoraire de la \u00ab\u00a0Soci\u00e9t\u00e9 des Sciences M\u00e9dicales de Gannat\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>De 1911 \u00e0 1914, il fut Tr\u00e9sorier, Vice-Pr\u00e9sident puis Pr\u00e9sident de l&rsquo;Association des Internes et Anciens Internes des H\u00f4pitaux de Paris.<\/p>\n<p>Lors de la Guerre de 1914-1918, atteint par la limite d&rsquo;\u00e2ge, il dut se porter volontaire s&rsquo;engager comme Aide-Major \u00e0 \u00ab\u00a0deux galons\u00a0\u00bb, puis devint M\u00e9decin-Chef de l&rsquo;H\u00f4pital Auxiliaire install\u00e9 \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel Ritz, rue Cambon. Il devait y organiser pendant toute la guerre \u00ab\u00a0un tr\u00e8s important service de dermatologie militaire, faisant b\u00e9n\u00e9ficier les malades de sa haute comp\u00e9tence et de son d\u00e9vouement\u00a0\u00bb. Il est alors fait Officier de la L\u00e9gion d&rsquo;Honneur, au titre du Minist\u00e8re de la Guerre.<\/p>\n<p>Le 4 juin 1918, il est \u00e9lu Vice-pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise de Dermatologie et Syphiligraphie.<\/p>\n<p>A la m\u00eame p\u00e9riode, il devient membre de l&rsquo;acad\u00e9mie de M\u00e9decine, par d\u00e9cret du Pr\u00e9sident R. Poincar\u00e9.<\/p>\n<p>En 1919, il devient Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral de la Soci\u00e9t\u00e9 de M\u00e9decine L\u00e9gale de France et membre honoraire de \u00ab\u00a0the Medico-Legal Society\u00a0\u00bb de Londres.<\/p>\n<p>En f\u00e9vrier 1921, il est fait Officier de la L\u00e9gion d&rsquo;Honneur, au titre du Minist\u00e8re de la Guerre.<\/p>\n<p>En 1921, il devient membre honoraire de la \u00ab\u00a0Soci\u00e9t\u00e9 Polonaise de Dermatologie\u00a0\u00bb et de la \u00ab\u00a0soci\u00e9t\u00e9 de V\u00e9n\u00e9r\u00e9ologie de Moscou\u00a0\u00bb et membre correspondant de la \u00ab\u00a0Societad Espanola de Dermatologia y Sifilographia\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En 1923, il est nomm\u00e9 M\u00e9decin Honoraire de l&rsquo;H\u00f4pital Saint-Louis.<\/p>\n<p>La m\u00eame ann\u00e9e, il devient membre correspondant de la \u00ab\u00a0Dansk Dermatologisch Selskab\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En 1926, il devient membre de la \u00ab\u00a0Soci\u00e9t\u00e9 Belge de Dermatologie et Syphiligraphie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le 23 aout 1926, il meurt subitement d&rsquo;une atteinte cardiaque, \u00e0 Dourdan, dans sa propri\u00e9t\u00e9 des Jallots ; et est enterr\u00e9 dans le caveau de famille de Sainte-Mesme.<\/p>\n<p>Son \u0153uvre scientifique et ses publications furent consid\u00e9rables. Il fut\u00e9\u00a0\u00bbun vulgarisateur remarquable, car il recherchait scrupuleusement l&rsquo;exactitude des faits\u00a0\u00bb. Comme M\u00e9decin L\u00e9giste, il fut, de ce fait, tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 au Palais.<\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dacteur en chef des \u00ab\u00a0Annales de Dermatologie et Syphiligraphie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Un buste en pierre de Georges Thibierge est conserv\u00e9 \u00e0 l&rsquo;H\u00f4pital Saint-Louis, en bas de l&rsquo;escalier menant au Mus\u00e9e de dermatologie. On poss\u00e8de \u00e9galement des portraits et plaque en cuivre.<\/p>\n<p>Mari\u00e9 avec Elisabeth Bigot, il eut trois fils et une fille. Son fils ain\u00e9, Andr\u00e9, fut Interne des H\u00f4pitaux de Paris et chirurgien, avant de perdre l&rsquo;usage d&rsquo;un doigt dans les suites d&rsquo;un panaris durant la guerre de 1914-1918 et de devenir notaire. Jean, mon grand-p\u00e8re, son fr\u00e8re, Raymond, et leur beau-fr\u00e8re furent ing\u00e9nieurs, comme mon p\u00e8re.<\/p>\n<p>Texte \u00e9crit par le Docteur Martin Thibierge<br \/>\nd&rsquo;apr\u00e8s les notes de son grand-p\u00e8re Jean Thibierge<br \/>\nfils de Georges Thibierge<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Georges THIBIERGE a \u00e9t\u00e9 dermatologue-v\u00e9n\u00e9r\u00e9ologue, M\u00e9decin des H\u00f4pitaux et membre de l&rsquo;acad\u00e9mie de M\u00e9decine. N\u00e9 en 1856 \u00e0 Paris, il \u00e9tait fils de m\u00e9decin et petit-fils de pharmacien. Son p\u00e8re \u00e9tait ancien Interne des h\u00f4pitaux de Paris et exer\u00e7ait \u00e0 Paris. 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