{"id":488,"date":"2020-02-28T15:35:46","date_gmt":"2020-02-28T15:35:46","guid":{"rendered":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhd\/?page_id=488"},"modified":"2021-03-12T11:54:49","modified_gmt":"2021-03-12T11:54:49","slug":"ernest-henri-besnier","status":"publish","type":"biographie","link":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhd\/biographies\/ernest-henri-besnier\/","title":{"rendered":"Ernest-Henri BESNIER (1831-1909)"},"content":{"rendered":"<p>N\u00e9 \u00e0\u00a0 Honfleur 21 avril 1831, Besnier mourut \u00e0\u00a0 Paris le 15 mai 1909. Externe des H\u00f4pitaux de Paris en 1852, IHP en 1853, docteur en m\u00e9decine en 1857, Besnier fut nomm\u00e9 m\u00e9decin des H\u00f4pitaux de Paris le 12 juin 1863 (1er de sa promotion), successivement affect\u00e9 \u00e0\u00a0 Sainte-P\u00e9rine (1867) \u00e0\u00a0 Saint-Antoine en 1869, \u00e0\u00a0 la Maison municipale de Sant\u00e9 et \u00e0\u00a0 Saint-Louis le 1er janvier 1873, succ\u00e9dant \u00e0 Bazin.<\/p>\n<p>Arrivant \u00e0\u00a0 Saint-Louis, Besnier n&rsquo;avait jusque-l\u00e0 jamais fr\u00e9quent\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement les services de l&rsquo;H\u00f4pital o\u00f9 il devait s&rsquo;illustrer ; il savait de la dermatologie ce que lui avait appris la lecture des livres de Bazin\u00a0 il se jugea cependant insuffisamment pr\u00e9par\u00e9 \u00e0\u00a0 s&rsquo;orienter seul dans le diagnostic et le traitement de toutes les maladies qu&rsquo;il observait. Ainsi les premiers mois qui suivirent son entr\u00e9e en fonctions, avait-il coutume, sit\u00f4t faite la visite de ses salles de se rendre dans le service de son coll\u00e8gue Lailler qui le faisait profiter de sa grande habilet\u00e9 diagnostique et de sa profonde science th\u00e9rapeutique. Ce ne devait pas \u00eatre un spectacle banal de voir deux coll\u00e8gues aussi \u00e9troitement unis, l&rsquo;un devenant un simple auditeur, l&rsquo;autre remplissant avec un tact parfait le r\u00f4le d&rsquo;\u00e9ducateur\u00a0\u00bb (Thibierge).<\/p>\n<p>Au lendemain de la guerre de 1870, l&rsquo;enseignement de la m\u00e9decine fut l&rsquo;objet de r\u00e9formes visant notamment \u00e0\u00a0 mieux enseigner les sp\u00e9cialit\u00e9s. Des cours de clinique annexes furent ainsi institu\u00e9s le 20 aout 1877 ; les m\u00e9decins et chirurgiens des h\u00f4pitaux non agr\u00e9g\u00e9s de la Facult\u00e9 \u00e9taient autoris\u00e9s \u00e0\u00a0 y participer. Besnier fut nomm\u00e9 par le Ministre de l&rsquo;enseignement, charg\u00e9 de cours de clinique des maladies de la peau. Cette nomination suscita la r\u00e9probation du conseil de la Facult\u00e9 qui s&rsquo;estima attaqu\u00e9 dans ses pr\u00e9rogatives. Des r\u00e9actions hostiles contraignirent Besnier \u00e0\u00a0 d\u00e9missionner.<\/p>\n<p>Attentif \u00e0\u00a0 l&rsquo;\u00e9volution de la dermatologie hors des fronti\u00e8res et notamment de la dermatologie de langue allemande, Besnier assura avec Doyon la traduction de l&rsquo;ouvrage de Kaposi dont les nombreuses annotations constituent \u00e0\u00a0 elles seules un v\u00e9ritable ouvrage \u00e0\u00a0 l&rsquo;int\u00e9rieur de celui de Kaposi. Il fut ainsi l&rsquo;un des rares dermatologues fran\u00e7ais \u00e0\u00a0 attirer l&rsquo;attention sur la pr\u00e9\u00e9minence de l&rsquo;\u00e9cole de Vienne et sur la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9former l&rsquo;enseignement de la dermatologie en France en publiant en pr\u00e9face de la traduction de l&rsquo;ouvrage de Kaposi un constat amer sur la position internationale d\u00e9clinante de l&rsquo;\u00e9cole fran\u00e7aise de dermatologie. Besnier cr\u00e9a en 1879 le terme biopsie et d\u00e9crivit en 1889 le lupus pernio premi\u00e8re \u00e9tape de la description de la sarcoidose, maladie de Besnier-Boeck-Schaumman.<\/p>\n<p>Sabouraud, Interne de Besnier en 1892 d\u00e9crivit son Ma\u00eetre comme \u00ab\u00a0une intelligence claire, pr\u00e9cise, document\u00e9e, une parole facile et limpide, un esprit m\u00e9thodique sachant diss\u00e9quer une question et mettre de l&rsquo;ordre dans les probl\u00e8mes qu&rsquo;elle posait\u00a0\u00bb. Attentif aux d\u00e9couvertes bact\u00e9riologiques, Besnier fut le premier \u00e0\u00a0 installer \u00e0\u00a0 Saint-Louis un laboratoire de bact\u00e9riologie et de mycologie dans lequel Sabouraud fit ses premiers travaux sur les cultures de dermatophytes.<\/p>\n<p>Besnier fut vice pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9dicale d&rsquo;observation en 1858, Vice pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 anatomique en 1861, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9dicale des h\u00f4pitaux en 1864, \u00e9lu le 29 mars 1881 membre de l&rsquo;acad\u00e9mie de M\u00e9decine, pr\u00e9sident du congr\u00e8s international de dermatologie et de syphiligraphie de Paris en 1900, Pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise de dermatologie de 1893 \u00e0\u00a0 1902. Besnier fut avec Brocq et Jacquet le directeur de \u00ab\u00a0La Pratique dermatologique \u00a0\u00bb premier ouvrage collectif de l&rsquo;\u00e9cole fran\u00e7aise de dermatologie, publi\u00e9 en 1900.<\/p>\n<p>Besnier fut en 1888 \u00e0\u00a0 l&rsquo;origine des r\u00e9unions rassemblant chaque jeudi les chefs de service de Saint-Louis ; elles pr\u00e9c\u00e9d\u00e8rent les r\u00e9unions officielles de la Soci\u00e9t\u00e9 Fran\u00e7aise de Dermatologie fond\u00e9e en 1889. Besnier quitta l&rsquo;H\u00f4pital Saint-Louis en 1896 ; son nom fut donn\u00e9 en 1909 \u00e0\u00a0 une des salles du pavillon Bazin.<\/p>\n<p>Principaux ouvrages : La Pratique dermatologique publi\u00e9e sous la direction de E. Besnier, L. Brocq, L. Jacquet, Paris, Masson 1900-1902 (4vol.) ; traduction et annotations de Kaposi M., Le\u00e7ons sur les maladies de la peau, Paris, Masson, 1881. (2 vol.).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u00e9 \u00e0\u00a0 Honfleur 21 avril 1831, Besnier mourut \u00e0\u00a0 Paris le 15 mai 1909. 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