{"id":1523,"date":"2026-09-07T07:45:54","date_gmt":"2026-09-07T05:45:54","guid":{"rendered":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhm\/?p=1523"},"modified":"2026-09-07T07:54:19","modified_gmt":"2026-09-07T05:54:19","slug":"1523-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhm\/1523-2\/","title":{"rendered":"Programme et r\u00e9sum\u00e9s de la prochaine r\u00e9union"},"content":{"rendered":"<h2><strong>R\u00e9union de la SFHM le 16 octobre 2026<\/strong><\/h2>\n<p>Acad\u00e9mie nationale de m\u00e9decine, 16, rue Bonaparte, Paris VI, 14h-17h<br \/>\nM\u00e9tro, stations Saint-Germain-des-Pr\u00e9s et Mabillon &#8211; Bus, lignes 39 et 95<\/p>\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li>\n<h3>Conf\u00e9rence invit\u00e9e (une heure)<\/h3>\n<p><strong>Rapha\u00eble ANDRAULT <\/strong>\u2013 <em>Anatomie et clinique de la douleur au XVII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle<\/em><\/p>\n<blockquote><p>Ren\u00e9 Descartes (1596-1650) s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 au m\u00e9canisme nerveux \u00e0 l\u2019origine de la douleur. Cet \u00e9pisode marquant dans l\u2019histoire de la neurologie a \u00e9t\u00e9 \u00e0 la fois salu\u00e9 comme une avanc\u00e9e anatomique majeure et d\u00e9nonc\u00e9 comme une faute originelle : \u00e0 partir de Descartes, la douleur aurait \u00e9t\u00e9 abusivement r\u00e9duite \u00e0 un m\u00e9canisme sensoriel et nociceptif, au d\u00e9triment de ses dimensions affective et cognitive, pourtant essentielles. Nous corrigerons une telle lecture en inscrivant la philosophie cart\u00e9sienne dans son contexte historique et en la confrontant \u00e0 quatre types de discours m\u00e9dicaux sur la douleur publi\u00e9s dans les d\u00e9cennies 1630-1650, au croisement de la chirurgie, de la m\u00e9decine pratique et de la rh\u00e9torique.<\/p><\/blockquote>\n<\/li>\n<li>\n<h3>Communications (20 minutes)<\/h3>\n<\/li>\n<li><strong>Serge ROSOLEN <\/strong><em>\u2013 Les chats ratiers d\u2019Adrien Loir, neveu de Louis Pasteur<\/em><em><em><em><br \/>\n<\/em><\/em><\/em><\/p>\n<blockquote><p>La prolif\u00e9ration des rats pose un probl\u00e8me de sant\u00e9 publique et cause des pertes \u00e9conomiques. Dans les ann\u00e9es 1930, plusieurs conf\u00e9rences internationales ont \u00e9t\u00e9 organis\u00e9es sur le th\u00e8me de la lutte contre les rats. Pour les \u00e9liminer, on a essay\u00e9 d\u2019utiliser leurs ennemis naturels, chiens, furets, serpents ratiers. Quand il a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 \u00e0 la direction du bureau d\u2019hygi\u00e8ne de la ville du Havre, Adrien Loir, le neveu de Pasteur, a innov\u00e9 en utilisant des chats. Il a cr\u00e9\u00e9 des haras f\u00e9lins et des <em>Cat Clubs<\/em> ratiers, afin de s\u00e9lectionner les meilleurs pr\u00e9dateurs. Cette exp\u00e9rience a \u00e9t\u00e9 myst\u00e9rieusement oubli\u00e9e, comme les autres travaux d\u2019Adrien Loir, qui a pourtant \u00e9t\u00e9 un collaborateur actif de son oncle et a particip\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9pop\u00e9e pasteurienne..<\/p><\/blockquote>\n<\/li>\n<li><strong>Viridiana PETITJEAN<\/strong> <em style=\"font-size: 0.8125rem;\"><em style=\"font-size: 0.8125rem;\"><em style=\"font-size: 0.8125rem;\"><em>\u2013 Penser la fi\u00e8vre aux XVI\u1d49 et XVII\u1d49 si\u00e8cles : entre h\u00e9ritage gal\u00e9nique et naissance de l\u2019observation clinique<br \/>\n<\/em><\/em><\/em><\/em><\/p>\n<blockquote><p>La fi\u00e8vre constitue un objet privil\u00e9gi\u00e9 pour comprendre l\u2019\u00e9volution de la pens\u00e9e m\u00e9dicale aux XVI\u1d49 et XVII\u1d49 si\u00e8cles. Bien avant l\u2019utilisation courante du thermom\u00e8tre, le m\u00e9decin devait reconna\u00eetre et caract\u00e9riser la fi\u00e8vre \u00e0 partir de l\u2019interrogatoire du malade, de l\u2019observation clinique, du pouls, de la<br \/>\nchaleur corporelle, des urines et surtout de l\u2019\u00e9volution des sympt\u00f4mes dans le temps.<br \/>\nCette pr\u00e9sentation retracera l\u2019\u00e9volution des conceptions de la fi\u00e8vre, depuis l\u2019h\u00e9ritage hippocratique et gal\u00e9nique jusqu\u2019aux nouvelles th\u00e9ories qui se d\u00e9veloppent au XVII\u1d49 si\u00e8cle. La remise en question progressive du mod\u00e8le humoral sera notamment illustr\u00e9e par les travaux de Jan Baptist Van Helmont et par la controverse suscit\u00e9e en France par la publication, en 1653, de la <em>R\u00e9futation de la doctrine nouvelle du sieur Helmont touchant les fi\u00e8vres<\/em> de Jacques Didier. De plus, la d\u00e9couverte de la circulation sanguine par William Harvey et les travaux de Thomas Sydenham permettront ensuite d\u2019aborder l\u2019importance croissante de l\u2019observation et de l\u2019histoire naturelle des maladies.<br \/>\nAu-del\u00e0 de l\u2019histoire des th\u00e9ories m\u00e9dicales, cette \u00e9tude cherchera \u00e0 montrer comment la fi\u00e8vre r\u00e9v\u00e8le une transformation progressive du raisonnement clinique : le m\u00e9decin passe d\u2019une interpr\u00e9tation principalement fond\u00e9e sur un syst\u00e8me th\u00e9orique \u00e0 une attention croissante port\u00e9e \u00e0 l\u2019observation, \u00e0 la description et \u00e0 l\u2019\u00e9volution individuelle de la maladie. Elle permettra ainsi d\u2019interroger les continuit\u00e9s entre la consultation m\u00e9dicale de l\u2019\u00e9poque moderne et la pratique clinique contemporaine.<\/p><\/blockquote>\n<\/li>\n<li><strong>Patrick BERCHE <\/strong><em><em><em>\u2013 Julius Wagner-Jauregg et le traitement de la paralysie g\u00e9n\u00e9rale par la malaria<br \/>\n<\/em><\/em><\/em><\/p>\n<blockquote><p>La \u2018\u2019paralysie g\u00e9n\u00e9rale\u2019\u2019 est une m\u00e9ningoenc\u00e9phalite qui complique la syphilis tertiaire et dont l\u2019\u00e9volution est toujours mortelle. Au d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, un psychiatre autrichien, Julius Wagner-Jauregg, a pr\u00e9conis\u00e9 des traitements induisant des acc\u00e8s f\u00e9briles pour endiguer l\u2019\u00e9volution de la maladie, incluant \u00e0 partir de 1917 l\u2019inoculation de la malaria aux patients syphilitiques d\u00e9ments hospitalis\u00e9s dans des asiles psychiatriques de Vienne. Il obtenait environ 25% de r\u00e9missions et 25% d\u2019am\u00e9liorations mod\u00e9r\u00e9es. Plusieurs autres \u00e9quipes dans le monde ont obtenu des r\u00e9sultats similaires. Ces travaux cliniques qui \u00e9taient des exp\u00e9rimentations humaines, lui ont valu le prix Nobel de m\u00e9decine ou physiologie en 1927. C\u2019\u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque le seul traitement d\u2019une maladie toujours mortelle. Il a \u00e9t\u00e9 largement utilis\u00e9 en Europe et aux \u00c9tats-Unis pour traiter la neurosyphilis jusque dans les ann\u00e9es 1950, avant d\u2019\u00eatre supplant\u00e9 par la p\u00e9nicilline. La validit\u00e9 des travaux de Wagner-Jauregg a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e du fait de probl\u00e8mes m\u00e9thodologiques, notamment l\u2019absence de groupes t\u00e9moins et de tirage au sort, et l\u2019usage d\u2019autres traitements concomitants. De plus, cette exp\u00e9rimentation soul\u00e8ve d\u2019importantes questions \u00e9thiques, tout particuli\u00e8rement l\u2019absence de consentement et la dangerosit\u00e9 du proc\u00e9d\u00e9 utilis\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><a href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhm\/programmes-des-prochaines-seances\/\">Programmes et r\u00e9sum\u00e9s des pr\u00e9c\u00e9dentes r\u00e9unions<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9union de la SFHM le 16 octobre 2026 Acad\u00e9mie nationale de m\u00e9decine, 16, rue Bonaparte, Paris VI, 14h-17h M\u00e9tro, stations Saint-Germain-des-Pr\u00e9s et Mabillon &#8211; Bus, lignes 39 et 95 Conf\u00e9rence invit\u00e9e (une heure) Rapha\u00eble ANDRAULT \u2013 Anatomie et clinique de la douleur au XVIIe\u00a0si\u00e8cle Ren\u00e9 Descartes (1596-1650) s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 au m\u00e9canisme nerveux \u00e0 l\u2019origine de &hellip; <a href=\"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhm\/1523-2\/\">Continued<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-1523","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhm\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1523","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhm\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhm\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhm\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhm\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1523"}],"version-history":[{"count":187,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhm\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1523\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1928,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhm\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1523\/revisions\/1928"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhm\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1523"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhm\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1523"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/numerabilis.u-paris.fr\/partenaires\/sfhm\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1523"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}