Pour Lycosthenes, l'extraordinaire variété de ces exemples
monstrueux témoigne de la puissance infinie de Dieu et de l'incroyable diversité
de la nature, mais montre aussi l'impuissance de l'homme face au monde qui l'environne.
Selon Lycosthenes, Dieu, qui " savait par quel assemblage de parties semblables
ou différentes tisser la beauté du monde, a créé aussi diverses espèces d'animaux
monstrueux, et sur la terre et dans la mer, non tant pour en être admiré qu'en
punition du péché. " En présentant tous ces exemples, le but de Lycosthenes est
de donner au lecteur chrétien un avertissement au sujet du salut de son âme. Il
insiste en effet sur les monstres comme signes du courroux divin, comme présages
ou augures d'événements terribles.
Lycosthenes
p. 352 |
Les traités de médecine et de zoologie de la Renaissance et
du dix-septième siècle ont beaucoup emprunté à Lycosthenes. Ainsi encore l'exemple,
appelé à devenir illustre, de la femme qui, " au temps de l'Empereur Lothaire
", enfanta un enfant et un chien joints et collés ensemble par les parties
postérieures, " depuis l'épine du dos jusqu'aux fesses ". Cette femme aurait
été fécondée par un homme, puis par un chien, et l'étroitesse de sa matrice
(utérus) aurait fait s'accoler par la colonne vertébrale le petit de l'homme
au petit de l'animal...
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