Paré, Ambroise
(Bourg-Hersent, près de Laval, c.1510 - Paris, 20 décembre 1590)
Paré
portrait |
On connaît mal les premières années d’Ambroise Paré, fils
d’un artisan modeste, et on ignore à quelle date il quitta Laval pour Paris.
Après s’être placé comme apprent-barbier dans une boutique de quartier, il
semble être entré en 1533 à l’Hôtel-Dieu, hôpital accueillant des malades
atteints des affections les plus diverses, et où il dit être resté trois ans.
Toute sa vie, Paré sera fier d’y avoir appris son métier, plutôt que dans les
livres.
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Paré
p. 1020 |
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Il suit des cours pour devenir barbier-chirurgien et sert
comme chirurgien pendant plusieurs campagnes puis rentre à Paris et publie en
1545 le fruit de son expérience de chirurgien sur les champs de bataille : La
méthode de traicter les playes faictes par hacquebutes et aultres bastons à feu,
et de celles qui sont faites par flèches, dardz et semblables, aussi des
combustions spécialement faites par la poudre à canon, composée par Ambroyse
Paré, maistre barbier, chirurgien à Paris. C’est pendant la bataille de Damvilliers que
Paré, fin juin 1552, pratique pour la première fois la ligature des grosses
veines et des artères au-dessus de la partie amputée au lieu d’utiliser les
cautères habituels, ce qui permet de réduire les risques d’hémorragie, la
douleur du patient et favorise la guérison. Il est ensuite appelé, comme
chirurgien, au service du roi Henri II. Il participe au siège de Metz contre les
armées de Charles Quint et, en 1553, réédite et complète son ouvrage de 1545. Il
reçoit le bonnet de docteur en chirurgie en 1554. Quelques mois après la
signature du traité de Cateau-Cambrésis mettant fin aux longues guerres, en
1559, Paré est au chevet du roi Henri II, mortellement blessé d’un coup de lance
lors d’un tournoi. Il y rencontre Vésale, appelé en consultation. Paré reste
chirurgien du jeune roi François II, qui meurt prématurément, puis est nommé
premier chirurgien du roi de France par Catherine de Médicis.
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