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L'Appendice aux livre des monstres réserve au lecteur
encore bien des surprises avec ses nombreuses images de monstres marins, volatiles,
terrestres et célestes. Le chapitre consacré aux monstres marins commence par
une affirmation, inspirée de Belon, sur l'existence de correspondances et d'analogies
entre les monstres animaux sur la terre et dans la mer : "Il ne faut douter qu'ainsi
qu'on voit plusieurs monstres d'animaux de diverse façon sur la terre, aussi qu'il
n'en soit en la mer d'étrange sorte : desquels les uns sont hommes depuis la ceinture
en haut, nommés tritons, les autres femmes, nommées sirènes, qui sont couverts
d'écailles, ainsi que décrit Pline". A leur sujet, Paré prend soin de préciser
: "sans toutefois que les raisons (...) alléguées ci-devant, (...) du mélange
de semence, puissent servir à la naissance de tels monstres". Et de fait, Paré
reconnaît qu'il n'y a "aucune" autre raison à invoquer au sujet de l'existence
de ces monstres étonnants que de dire, comme pour les "effigies d'hommes et autres
animaux" vues dans les pierres et les plantes, que "Nature se joue en ses œuvres".
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Après des gravures d'un triton et d'une sirène "vus sur le Nil",
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Paré offre le portrait d'un "monstre marin
ayant la tête d'un moine, armé, et couvert d'écailles de poisson", |
puis la "figure d'un monstre marin,
ressemblant à un évêque, vêtu de ses habits pontificaux". |
Paré
p. 1066 |
Paré
p. 1067 |
Paré
p. 1067 |
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