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Parmi les nombreux exemples de monstres causés par "la trop grande
quantité de semence", Paré cite la fille à deux têtes qui vécut vingt-cinq
ans, ce "qui est contre le naturel des monstres, lesquels ordinairement ne
vivent guère". A son sujet, Paré reprend de Boaistuau, après avoir cité Lycosthenes,
les précisions suivantes : "Ces deux têtes avaient même désir de boire, manger
et dormir, et la parole semblable, comme étaient mêmes toutes leurs affections".
Plusieurs jumeaux et jumelles soudés, illustrent aussi ce chapitre sur "la
trop grande quantité de semence", dont "deux filles gemelles
jointes et unies par les parties postérieures", nées à Vérone en 1475. |
Paré
p. 1022 |
Paré
p. 1023 |
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Paré
p. 1024 |
Paré
p. 1024 |
Paré ajoute des exemples
plus récents : l'homme vu à Paris en 1530, "du ventre duquel sortait un autre
homme", le monstre né d'une "honnête femme", près de Turin le 17 janvier 1578
à huit heures du soir. Ayant la face "bien proportionnée", il était "monstrueux
au reste de la tête en ce qu'il en sortait cinq cornes approchantes à celles
d'un bélier", et les "extrémités des doigts ressemblant aux griffes de quelque
oiseau de proie". Dans l'édition de 1585, il fait face, sur la même page au
"monstre (...) trouvé dedans un œuf, ayant la face et le visage d'un homme,
tous les cheveux de petits serpenteaux tous vifs, et la barbe à la mode et
façon de trois serpents qui lui sortaient hors du menton". Nous avons
évoqué ce monstre trouvé en Bourgogne le 15 mars 1569 dans le chapitre
"Des monstres et des fables". |
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