|
Parmi les exemples résultant du "défaut de la quantité de
semence", Paré mentionne l'enfant qu'il a vu à Paris en 1573, à la Porte saint
André des Arts. Il présente ainsi cet enfant de neuf ans, porté par ses parents
: "Ce monstre n'avait que deux doigts à la main dextre (droite), et le bras
était assez bien formé depuis l'épaule jusqu'au coude, mais depuis le coude
jusqu'au deux doigts était fort difforme. Il était sans jambes, toutefois
lui sortait hors de la fesse dextre une figure incomplète d'un pied, apparence
de quatre orteils, de l'autre fesse senestre (gauche) en sortait du milieu
deux doigts, l'un desquels ressemblait presque à la verge virile." |
Paré
p. 1035 |
|
Figure aussi dans le chapitre sur le manque de semence, l'exemple
d'un monstre femelle sans tête, né le 1er novembre 1562, en Gascogne, selon
la gravure que "M. Hautin, docteur régent en la faculté de médecine à Paris"
a donnée à Paré en lui affirmant "l'avoir vu".
|
Aldrovandi reprend cette gravure au-dessous de la légende
"monstre acéphale", "monstrum acephalon"
|
Le chirurgien donne aussi quelques exemples d'hermaphrodites
ou androgynes, "qui en un même corps ont deux sexes", dont la "figure de deux
enfants gémeaux hermaphrodites, étant joints dos à dos, l'un avec l'autre",
nés en 1486 dans le Palatinat, près de Heidelberg, cas déjà évoqué par Lycosthenes.
|