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Paré reprend de Boaistuau des cas des monstres qui "se font
par imagination", en citant l'exemple antique de la fille blanche née de parents
tous deux "Ethiopiens", et de celle née velue comme un ours parce que sa mère
avait "trop regardé" la gravure "d'un saint Jean vêtu de peau", "pendant qu'elle
concevait". Il ajoute, en invoquant, après Boaistuau, mais à tort, l'autorité
d'Hippocrate, qu'une princesse fut sauvée d'adultère par le recours à la "vertu
imaginative" alors que "son mari et elle ayant la chair blanche", elle avait
enfanté d'un enfant noir... Paré, après Boaistuau, mélange ici des sources
variées : Aristote, Plutarque, mais aussi l'auteur du célèbre roman grec
Les Ethiopiques ou Théagène et Chariclée, Héliodore d'Emèse, (Chariclée
est née blanche parce que sa mère, la reine d'Ethiopie, à la peau noire, a
regardé dans la chambre conjugale, une peinture de la blanche Andromède),
et les Questions sur la Genèse de saint Jérôme.
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Paré
p. 1037 |