Une exposition permanente
d'images de la peau

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L'état de ce premier musée était d'autant plus préoccupant qu'Alfred Fournier [1832-1914], chef de service à l’hôpital de Lourcine, établissement pour femmes syphilitiques, nommé à Saint-Louis en 1876, apportait avec lui une collection de moulages en cire de syphilis, réalisés à sa demande par Charles Jumelin [1848-1924]. Enfin, Jules Péan [1830-1898], chirurgien de Saint-Louis depuis 1872, admiratif du talent de Baretta, faisait réaliser depuis le 1er janvier 1873 des moulages de pièces chirurgicales pour « conserver pour nos élèves et nos auditeurs, l’aspect et les caractéristiques cliniques des affections que nous avons eues à traiter.  »

 
Courrier des médecins et chirurgiens, chefs de service à Saint-Louis, demandant au Directeur de l’Assistance publique son soutien pour l’attribution à Baretta d’une « récompense académique », 1er juin 1878.
Coll Archives de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris, 780 FOSS 1-5
 
Courrier des médecins et chirurgiens, chefs de service à Saint-Louis, demandant au Directeur de l’Assistance publique son soutien pour l’attribution à Baretta d’une « récompense académique », 1er juin 1878.
Coll Archives de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris, 780 FOSS 1-5
 
Courrier du Ministre de l’Instruction publique, des Cultes et de Beaux-Arts au Directeur de l’Assistance publique l’informant de la nomination de Baretta au titre d’Officier d’Académie, 18 août 1878.
Coll Archives de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris, 780 FOSS 1-5
 
Courrier de Baretta au Directeur de l’Assistance publique, le remerciant de son soutien lui ayant permis d’obtenir les « palmes académiques», 25 octobre 1878. On notera le post-scriptum qui donne une idée des difficiles conditions de travail de Baretta, « auteur du musée dermatologique de l’hôpital Saint-Louis.»
Coll Archives de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris, 780 FOSS 1-5
 
Courrier de Baretta au Directeur de l’Assistance publique, le remerciant de son soutien lui ayant permis d’obtenir les « palmes académiques », 25 octobre 1878. On notera le post-scriptum qui donne une idée des difficiles conditions de travail de Baretta, « auteur du musée dermatologique de l’hôpital Saint-Louis.»
Coll Archives de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris, 780 FOSS 1-5
  Dans ces circonstances, en 1878, prévoyant la venue à Saint-Louis de collègues étrangers à l’occasion de l’Exposition Universelle, Lailler jugea utile de céder une partie de son service – salle Saint-Prosper, pavillon Saint-Mathieu aujourd’hui pavillon Bazin – pour exposer la collection dans des conditions plus convenables. Des moulages furent d’ailleurs présentés à l’Exposition Universelle. Baretta remporta une médaille d’Or. Les palmes académiques qui lui furent décernées la même année témoignaient de la qualité de son oeuvre. Pour toutes ces raisons – manque de place, enrichissement régulier des collections, reconnaissance officielle du talent de Baretta –, l'édification d'un musée devenait nécessaire.