Du soin à l’addiction : une histoire politique et culturelle de l’opium

L’émission Concordance des temps, animée par l’historien Jean-Noël Jeanneney, était consacrée samedi 1er février à l’histoire de l’opium. Son invité, Xavier Paulès, maître de conférence à l’EHESS, est spécialiste de l’opium en Chine, auquel il a consacré deux ouvrages :
L’opium. Une passion chinoise (1750-1950), Histoire Payot, 2011.
Histoire d’une drogue en sursis : l’opium à Canton 1906-1936, Éditions de l’EHESS, 2010. (disponible au pôle Médecine cote HM Mag. SPE drog. 07)

Vous pouvez écouter l’émission sur le site de France culture.

Voici une occasion supplémentaire de se replonger dans les fonds de la BIU Santé, riches sur les questions de l’opium.

Bulletin des sciences pharmacologiques : organe scientifique et professionnel, 1904, p. 323 (BIU Santé Pharmacie cote P 31249)

L’opium est déjà utilisé par les Sumériens qui l’appellent la « plante de joie ». On lui prête des vertus thérapeutiques jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. On doit notamment à Thomas Sydenham (1624-1689) la mise au point du Laudanum, puissant analgésique à base d’opium qui est utilisé pour soulager la douleur dans un grand nombre de cas pathologiques. Plante des Romantiques, Alfred de Musset traduit en 1828 L’anglais Mangeur d’opium, un récit autobiographique de Thomas de Quincey racontant l’expérience d’un fumeur d’opium : ses effets, son addiction et ses difficultés à se sevrer. Ce texte illustre le passage de l’usage thérapeutique de l’opium à l’usage récréatif qui marque profondément l’histoire des arts et de la littérature, tout en ayant des conséquences dramatiques sur la santé des populations qui la consomment. À la fin du XIXe siècle, les États prennent conscience des risques que l’opium représente pour la salubrité publique.

En 1924-1925 est organisée à Genève la conférence de l’opium, visant à ratifier une convention internationale pour contrôler la circulation de l’opium à travers le monde, par un système de certificats d’importation et d’autorisations d’exportations. Pour la France, le pharmacien Émile Perrot est délégué national : la BIU Santé pharmacie conserve une partie des documents préparatoires à ses interventions, des discours des autres conférenciers et des notes manuscrites. Ce fonds constitue un ensemble de documents précieux pour qui s’intéresse à l’histoire politique de l’opium. Ils sont consultables au pôle Pharmacie aux cotes 432, 435, 436, et 438 à 446.

Pour aller plus loin, deux références sur l’histoire de l’opium disponibles à la BIU Santé :
L’opium : histoire d’une fascination / Paul Butel, 1995 (Pharmacie, salle Dorveaux, cote Histoire 615.323 3509 BUT).
Opium: a history /Martin Booth, 1998 (Pharmacie, salle Dorveaux, cote Histoire 615.323 3509 BOO).

Philippe Galanopoulos et Jeremy Schreiber

Des corps pour les vivants (rencontre d’Hippocrate le 11 février)

Des corps pour les vivants

Logo rencontres d'HippocrateLa prochaine « Rencontre d’Hippocrate » aura lieu le mardi 11 février 2014,

sur le thème « Des corps pour les vivants »

Conférence prononcée par M. Philippe Charlier, médecin légiste à l’université Paris Descartes.

Avec les participations de M. Pierre Le Coz et M. Bertrand Ludes.

La conférence aura lieu dans l’amphithéâtre Richet (15, rue de l’École-de-Médecine, site des Cordeliers, 2e étage) de 18h à 20h30. Elle sera filmée puis mise en ligne à l’adresse suivante.

L’accès à ces rencontres est libre et ne nécessite pas d’inscription.

Retrouvez le programme 2013-2014 et les vidéos des sessions précédentes en cliquant sur ce lien.

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Medic@ vous met au parfum ! Mise en ligne de La Parfumerie moderne

La BIU Santé vient de mettre en ligne, dans sa bibliothèque numérique Medic@, les quarante volumes de La Parfumerie moderne : revue scientifique et de défense professionnelle (1908-1956).

Numéro de la Victoire (1918)

Créé en 1908 par René-Maurice Gattefossé, cette revue est, historiquement, le premier périodique technique européen spécialisé en parfumerie. Il a été géré par l’entreprise Gattefossé de 1908 à 1940, puis de 1946 à 1950, avant de devenir, en 1951, l’organe officiel de la Société française de Cosmétologie.

Il constitue, à ce titre, une source particulièrement recommandée pour les chercheurs s’intéressant à l’histoire de l’industrie cosmétique en France et à l’étranger, et plus précisément à l’histoire de la parfumerie et de ses produits dérivés durant la première moitié du XXe siècle. On y trouve, en effet, une riche documentation scientifique en matière de formulation, fabrication, production et commercialisation des produits cosmétiques, ainsi que de très nombreuses illustrations et publicités. Quelques échappées dans le domaine de la création artistique et littéraire fournissent également un témoignage précieux sur l’évolution de l’idée de beau ou de raffinement « à la française » sur près d’un demi-siècle.

Cueillette de fleurs d’oranger, à Golf-Juan (1928)

La mise en ligne de la Parfumerie moderne complète ainsi la collection historique des périodiques numérisés par la BIU Santé qui couvre les domaines larges de la santé ; elle renforce plus généralement l’offre documentaire de Medic@ dans le domaine de la cosmétologie, domaine pour lequel la bibliothèque est Centre d’acquisition et de diffusion de l’information scientifique et technique (CADIST).

Publicité pour les vaporisateurs Franck (1920)

Signalons que ce projet n’aurait pas été possible sans l’aide de l’entreprise Gattefossé et de nos collègues de la BU Sciences – Université Paris Sud qui nous ont permis de compléter notre collection lors de la numérisation.

Les années 1908 à 1940 sont libres de droit et placées sous licence ouverte (voir le billet du 11/10/2013 : « La BIU Santé adopte la licence ouverte »). Les volumes qui n’appartiennent pas au domaine public ont été mis en ligne avec l’aimable autorisation de l’entreprise Gattefossé (pour les années 1946-1950) et de la Société française de Cosmétologie (pour les années 1951-1956).

Philippe Galanopoulos

Ève de Castro : Grand Prix littéraire 2013 de l’Académie nationale de pharmacie

À l’occasion de la séance solennelle du 8 janvier 2014, l’Académie nationale de pharmacie a remis son Grand Prix littéraire 2013. L’heureuse lauréate est Ève de Castro pour son roman Le roi des ombres.

Il y a un peu plus d’un an, François Busnel recevait la romancière dans son émission littéraire La Grande Librairie. Ève de Castro y évoquait alors les grandes lignes de son intrigue et les recherches qu’elle avait dû mener dans les domaines de l’histoire de la santé et de l’hygiène.

Le quatrième de  couverture du Roi des ombres (Robert Laffont – 18 octobre 2012) résume l’histoire en ces termes : « Le Versailles de Louis XIV est un théâtre où la monarchie absolue se construit en se donnant en spectacle. C’est aussi un panier de crabes où vingt mille personnes, du plus haut au plus bas de l’échelle sociale, s’agitent dans les ors et les gravats, l’inconfort et la puanteur, les complots et les coucheries, avec pour tous le rêve de grimper vers la lumière. Le Roi des Ombres est l’aventure de ceux dont personne n’a jamais parlé. Les petits, les obscurs. Les ombres qui creusent la terre, dressent les murs, soufflent la poudre sur les perruques, massent les pieds. Celles qui, dans la boue du futur Grand Canal ou dans la chambre du Roi, regardent le siècle à genoux. Louis XIV et son frère Philippe d’Orléans côtoient sans les voir ces ombres qui servent leur plaisir et leur gloire. Talentueuse et risque-tout, Nine La Vienne veut échapper au sort commun des femmes. Vaurien autodidacte, Batiste Le Jongleur se rend indispensable aux bâtisseurs du château. Ensemble, pour sortir du néant, ils vont défier les lois de leur temps. »

Les autres romans proposés pour le prix étaient : Mutation : l’étoile de Natan de Sophie Séronie-Vivien (Tertium éditions – 14 mai 2012) ; Les enfants pâles de Laurent Delmont (Les éditions du Bord du Lot – 11 septembre 2012) ; La rebelle : Femme médecin au moyen âge de Valeria Montaldi (Pygmalion – 22 mai 2012).

La BIU Santé remercie l’Académie nationale de pharmacie pour le don généreux d’un exemplaire de chacun de ces quatre romans. Ils sont désormais consultables et empruntables au Pôle Pharmacie Biologie et Cosmétologie, sous les cotes suivantes :

Philippe Galanopoulos

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Parmentier est mort ! C’était un 17 décembre !

À l’occasion du 200e anniversaire de la mort d’Antoine-Augustin Parmentier (1737-1813), le Comité national a souhaité rendre un dernier hommage à cette importante figure de la pharmacie française. Rendez-vous a donc été donné, mardi 17 décembre 2013 – jour anniversaire, devant le tombeau du grand homme au cimetière du Père-Lachaise. C’est dans la 39e Division, proche de la Transversale n° 1, que se trouve aujourd’hui encore ce tombeau, un tombeau qui réunissait, il y a deux siècles déjà, un petit groupe d’amis restés fidèles à la mémoire du « bourru bienfaisant ».


En cette belle matinée d’automne, trois discours ont successivement été prononcés : le premier par Martine Aïach, présidente du Comité national de la célébration de la mort d’Antoine-Augustin Parmentier (voir le site du bicentenaire) ; le second par Anne Muratori-Philip, historienne et biographe du grand homme (voir l’exposition virtuelle de la BIU Santé) ; le dernier par François Chast, président honoraire de l’Académie nationale de pharmacie et membre de la Société d’histoire de la pharmacie (voir le programme de la séance inter-académique consacrée à Parmentier).

Une gerbe d’un genre un peu particulier a été réalisée pour l’occasion. Elle est l’œuvre d’Odile Ouagne, une créatrice spécialisée dans la sculpture sur légume (voir le site Odisculpture). Il s’agit d’une composition fleurie réalisée à partir de sculptures de pommes de terre et de courgettes, donnant l’illusion d’un bouquet de roses et de tulipes.

Retrouvez d’autres photographies du tombeau de Parmentier dans la banque d’images et de portraits de la BIU Santé.

Philippe Galanopoulos

Les cartes postales de radiologie de Guy et Marie-José Pallardy

Les cartes postales de radiologie de Guy et Marie-José Pallardy : une contribution à l’enrichissement des collections numériques

En plusieurs décennies, Madame Marie-José Pallardy a constitué avec son époux, le Professeur Guy Pallardy, une collection tout à fait remarquable de près de 500 cartes postales consacrées à la radiographie en France depuis ses origines, complétée par des chromos sur le même sujet et par des cartes postales portant sur la prévention de la tuberculose.

Au dos, l’expéditeur a écrit : « 31 mars 1915. Ci-contre une scène de radiographie. (C’est truqué naturellement.) »

Cette collection est une source importante et originale d’iconographie pour l’histoire de cette spécialité. Portraits de grands maîtres, installations radiographiques (où, dans les premiers temps, l’usage forain côtoie l’usage médical) ; radiologie des temps héroïques des débuts ; radiologie de guerre ; scènes de soins dans des hôpitaux, des dispensaires, des sanatoriums ; radiologie embarquée dans des véhicules civils ou militaires, ou installée de façon plus ou moins luxueuse… La radiologie a été aussi dès ses débuts une source d’inspiration pour les humoristes, pour le meilleur ou pour le pire !

Madame Pallardy nous a fait confiance en nous prêtant ces albums qui lui sont chers. Ils ont été intégralement numérisés par les soins de la bibliothèque : dans quelques mois (car il nous faut un peu de temps pour réaliser les notices), chacun pourra trouver la partie des images qui sont libres de droits dans la Banque d’images et de portraits.

Les rayons X à la Foire de Paris (circa 1896).

La collectionneuse ne demande qu’une chose en échange des éventuelles réutilisations de ces images : qu’il soit mentionné « Collection Guy et Marie-José Pallardy ». Merci à chacun, par avance, de respecter ce vœu tout naturel.

Bibliographie :
Pallardy, Guy – Pallardy, Marie-José. – Cartophilie et radiations : une contribution appréciable à l’histoire de la radiologie (PDF 6,9 Mo). Paru dans Histoire des sciences médicales, 1999, 33 (3), pp. 231-242.

Pallardy, Guy – Pallardy, Marie-José – Wackenheim, Auguste. – Histoire illustrée de la radiologie. – Paris : R. Dacosta, 1989 (86-Ligugé : Impr. Aubin). – . – 1 vol. (542 p.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. ; 28 cm. – Bibliogr. p. 537-540. Index.
Cote BIU Santé : HM Mag.SPE Radiol 6.

Hommage au Professeur Guy Pallardy (PDF 70,3 Mo) Paru dans Histoire des sciences médicales, 2007, 41 (1), (p. 25-33).

Jean-François Vincent

L’hommage à Nicolas Louis Vauquelin (1763-1829)

Pour célébrer le 250e anniversaire de la naissance de Nicolas Louis Vauquelin, la faculté des sciences pharmaceutiques et biologiques de Paris a organisé, mercredi 11 décembre 2013, une cérémonie commémorative.

En salle des Actes, M. le professeur Jean-Michel Scherrmann, doyen de la faculté, a adressé un hommage solennel à celui qui fut le premier directeur de l’École de pharmacie de Paris. En effet, nommé en 1803, Nicolas Louis Vauquelin a dirigé l’école jusqu’à sa mort en 1829. C’est lui qui détermina l’emplacement de l’École de pharmacie sur l’ancien site du Collège de pharmacie alors établi rue de l’arbalète.

À la suite de cette première allocution, le professeur Olivier Lafont, président de la Société d’histoire de la pharmacie, a pris la parole pour rappeler les principales étapes de la vie et de l’œuvre d’un des grands chimistes de son temps. La conférence intitulée « Itinéraire , d’une chaumière normande à l’Institut » a été l’occasion de rappeler que nous devons à Nicolas Louis Vauquelin la découverte du chrome (1797) et du béryllium (1798), la découverte du premier acide aminé, l’asparagine (1806), ainsi que l’isolement de la nicotine (1809), principe actif du tabac.

Cours de chimie par Vauquelin. Cote BIU Santé Pharmacie Ms. 75

 

Savant polymathe, Nicolas Louis Vauquelin fut membre de l’Académie royale des sciences (1793), professeur adjoint à l’École polytechnique (1794), professeur à l’École des mines (1794), maître en pharmacie (1795), membre de l’Institut (1796), professeur au Collège de France (1801), professeur au Muséum d’histoire naturelle (1804), membre fondateur de la Société de pharmacie de Paris (1803), devenue Académie nationale de pharmacie, professeur à la faculté de médecine de Paris et membre de l’Académie de médecine (1820).

 

 

 

 

La cérémonie s’est achevée par un hommage autour de la statue de Nicolas Louis Vauquelin. Œuvre du sculpteur Pierre Hébert (1804-1869), cette statue datant de 1867 a fait l’objet d’une restauration en 2013 – comme celle d’Antoine Augustin Parmentier, avec le concours de la Fondation Lefort-Beaumont. Une gerbe a été déposée sur le socle de la statue devant un prestigieux aréopage constitué notamment des doyens Claude Dreux, Dominique Durant, Martine Aiach, Dominique Porquet et Jean-Michel Scherrmann, ainsi que d’Yves Juillet, président de l’Académie nationale de pharmacie.

Pour en savoir plus sur Nicolas Louis Vauquelin :
Dossier biographique Vauquelin, réalisé par Georges Dillemann : cote BIU Santé Pharmacie D VAU.
Alain Queruel. Vauquelin et son temps : 1763-1829. Paris : Ed. l’Harmattan, 1994. Cote BIU Santé Pharmacie 209056

Philippe Galanopoulos

Fermetures de fin d’année

En raison des vacances universitaires de fin d’année, les deux sites de la BIU Santé seront fermés, ainsi que le service de questions-réponses en ligne BIUMInfo :

– à partir du samedi 21 décembre à 18h (au lieu de 20h habituellement) pour le pôle médecine-odontologie (12, rue de l’École-de-Médecine) ;

– à partir du vendredi 20 décembre à 20h pour le pôle pharmacie-biologie-cosmétologie (4, avenue de l’Observatoire).

Les deux sites rouvriront le lundi 6 janvier 2014 à 9h.

En attendant, nous vous proposons en cadeau quelques visuels de saison, tirés de la revue La Parfumerie moderne – revue dont les numérisations seront mises en ligne sur notre site pour Noël.

 

La trêve des confiseurs sera l’occasion de (re)découvrir nos services en ligne, disponibles 7 jours sur 7 et 24/24h, même en période de fêtes :

Pour les historiens, en accès libre : la bibliothèque numérique Medic@, la Banque d’images et de portraits, et pourquoi pas une petite visite du côté des expositions virtuelles. Et n’oubliez pas que vous avez jusqu’au 15 décembre 2013 pour faire numériser via EOD les ouvrages anciens de notre bibliothèque, au tarif préférentiel de 10 euros seulement (quel que soit le nombre de pages). Un cadeau de Noël original, qui ne prend pas de place et que vous n’aurez même pas besoin d’emballer.

Pour les lecteurs de Paris Descartes, les bases de données en médecine ou en pharmacie, les revues électroniques et les livres électroniques en médecine ou en pharmacie.

Et pour patienter en attendant le 24 décembre, vous pouvez consulter quelques calendriers de l’Avent originaux :

– sur le site de la Cochrane Library (en anglais) ;

le calendrier de l’Avent du domaine public, pour découvrir quels auteurs passeront dans le domaine public en 2014.

D’ici là, l’équipe de la BIU Santé vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d’année.

Congrès de la Société Française d’Histoire des Sciences et Techniques. Appel à communication.

Lyon, 28-30 avril 2014

À l’occasion du Congrès de la Société Française d’Histoire des Sciences et Techniques, le Club d’histoire de la chimie (SFC) organise une session sur le thème suivant:

« La chimie entre les deux guerres : l’affirmation d’une profession dans le contexte d’une profonde recomposition industrielle »

Publicité pour les produits Rhône Poulenc. Dans : Chimie et industrie, n° 1, juillet 1933 [Cote BIU Santé Pharmacie : P 10100]
L’après Première Guerre mondiale a été un déclencheur pour la professionnalisation de la chimie en France, parallèlement à une recomposition importante de l’industrie chimique dans un cadre économique profondément modifié.

Ainsi, les chimistes, à travers leurs associations représentatives, ont cherché à mieux représenter et défendre leur métier. Les organisations professionnelles, et la formation des chimistes, notamment dans les écoles d’ingénieurs, seront un premier thème à examiner.

Parallèlement, la modification du paysage industriel durant l’effort de guerre a généré la mise en production massive de différents  produits, entraînant un développement important de certaines entreprises. Et, après la guerre, la prise des brevets allemands en a amené d’autres (l’azote par ex.).  L’étude de ces évolutions ainsi que le développement des recherches académiques et industrielles (en pharmacie, catalyse, polymères ou colorants) sera un second thème à aborder.

D’autres secteurs ont rencontré le même souci de réorganisation après la guerre. La chimie ayant été amenée à répondre à leurs demandes, qu’en est-il par exemple des relations établies avec l’aéronautique, l’automobile, l’industrie électrique, ou le textile ? La place de la région lyonnaise dans ces différentes évolutions scientifiques et industrielles sera un dernier thème à mettre en valeur dans cette session.

Les collègues intéressés sont invités à proposer des communications à cette session, auprès du site officiel du congrès, comme indiqué ci-dessous : http://sfhst2014lyon.sciencesconf.org/

Pour plus de renseignements, veuillez contacter Danielle Fauque.

 

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Prix 2013 de la Société Française d’Histoire de la Médecine

La Société Française d’Histoire de la Médecine décerne chaque année deux prix donnant droit au titre de lauréat de la Société.

Ces prix concernent des mémoires de master ou des thèses consacrés à l’histoire de la médecine, publiés ou soutenus, en langue française, durant les 24 mois précédant le mois d’octobre de l’année en cours.

Ces prix sont attribués de la manière suivante :
– l’un au titre d’une thèse ou d’un mémoire de master émanant d’une faculté de médecine ;
– et l’autre au titre d’une thèse ou d’un mémoire de master émanant d’une faculté ou d’une école « autre que médecine ».

Félix Vicq d’Azyr. Frontispice du Traité d’anatomie et de physiologie (F-A Didot, 1786).

Chaque prix donne droit à une médaille de la société gravée au nom du lauréat et sera accompagné d’un chèque (d’un montant variable décidé chaque année par le CA), à condition que le candidat assiste à la séance de proclamation et de remise des prix lors de la séance solennelle du mois de mars.

[Mise à jour] Les candidats doivent envoyer deux exemplaires de leur mémoire ou thèse, accompagnés d’une notice biographique, avant le 15 janvier 2014 (au lieu du 31 décembre 2013) à l’adresse suivante :

M. Guy COBOLET
Bibliothèque Interuniversitaire de Santé
12, rue de l’École-de-Médecine
75270 PARIS Cedex 06