Certaines planches sont signées par « M.J. Vesque ». Il s’agit vraisemblablement des illustratrices Marthe et Juliette Vesque, filles du botaniste Julien Vesque (1848-1895).
Formées par leur père au dessin et à l’observation de la nature, elles se sont spécialisées dans l’illustration des spectacles de cirque. Marthe et Juliette Vesque forment un duo professionnel inséparable. Elles ont été dessinatrices à la Manufacture de Sèvres (1901-1925) et peintres sur vélin au Muséum d’histoire naturelle (1925-1944?).
Pour en savoir plus sur les soeurs Vesque, vous pouvez consulter leurs carnets écrits entre 1904 et 1947 et numérisés par le Mucem.
Pour célébrer le Nouvel an chinois, le pôle pharmacie de la BIU Santé vous propose, dulundi 4 février au lundi 8 avril, une sélection d’ouvrages relatifs à la Chine.
Les ouvrages les plus récents sont consultables et empruntables aux horaires d’ouverture de la bibliothèque. Les documents issus de nos collections patrimoniales accompagnent cette présentation.
La sélection d’ouvrages contemporains couvre différents domaines : botanique, cosmétologie, pharmacopée, médecine…Nous en profitons par ailleurs pour mettre en avant les thèses d’exercice réalisées par les étudiants de la Faculté.
Le droit de la médecine chinoise dite « traditionnelle »: actes du Colloque sino-européen sur le statut juridique de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles chinoises, des 16 et 17 décembre 2013, Hangzhou, Chine. Actes du XIIIe Colloque du Centre de droit de la santé d’Aix-Marseille, dir. Leca, Antoin ; Jun, Shen ; Banggui, Jin. Bordeaux : Les études hospitalières, 2015. Cote : 610.951 DRO
L’art de la guerre, par Sun Tzu ; texte établi et présenté par Samuel B. Griffith ; traduit de l’anglais par Francis Wang. Paris : Flammarion, DL 2017. Cote : 217728
Du 4 au 8 février 2019, la BIU Santé est heureuse de participer pour la troisième année consécutive à l’opération #ColorOurCollections (en français : coloriez nos collections).
Des institutions culturelles du monde entier (bibliothèques, musées, archives…) s’associent pour proposer des planches à colorier réalisées à partir de leurs collections. De quoi vous occuper pendant ces longues journées d’hiver.
Les seize illustrations proposées par la BIU Santé sont téléchargeables en format PDF. Retrouvez-les également sur nos comptes Pinterest et Facebook. Elles sont issues des fonds historiques des pôles Médecine et Pharmacie – la plupart peuvent se retrouver dans Medic@, notre bibliothèque numérique (quatre millions de pages en libre accès).
Cette année, le thème « les animaux fantastiques » a été retenu par la BIU Santé.
À vous de les imprimer et de les colorier suivant votre inspiration. Et partagez avec nous vos plus belles créations (sur les réseaux ou par mail : blog@biusante.parisdescartes), nous les publierons !
Voici à gauche, un extrait de ce nouvel album, issu d’un ouvrage d’Ambroise Paré. Espérons que cela éveillera votre âme d’artiste.
Cette nouvelle exposition a lieu à l’Harmas Jean-Henri-Fabre (site du Muséum d’histoire naturelle de Paris), à Sérignan-du-Comtat du 18 mai au 31 octobre 2018.
Cette bâtisse fut la «dernière demeure du grand scientifique et écrivain du 19ème siècle. Propriété classée Monument Historique et Maison des Illustres, c’est le lieu où Fabre a observé les insectes et rédigé la plupart de son œuvre littéraire foisonnante. Il y a peint aussi quelques 600 aquarelles de champignons, rassemblé plus de 20 000 planches d’herbier léguées avec sa demeure au Muséum.»
En plus des peintures issues de l’herbier du pôle Pharmacie de la BIU Santé, l’artiste expose des portraits d’insectes inspirées des souvenirs entomologiques de Fabre. En outre, le visiteur pourra se promener dans le jardin remarquable, riche 20 arbres historiques et de 500 espèces végétales différentes plantées par le naturaliste.
Le Pôle pharmacie de la BIU Santé vous fait découvrir en cette veille de printemps deux très beaux ouvrages illustrés par Mathurin Méheut (1882-1958), artiste peintre originaire de Lamballe en Bretagne : Étude de la mer, faune et flore de la Manche et de l’océan, paru chez Lévy en 1914, et La Plante exotique, paru chez Massin et Cie en 1931. Ces ouvrages sont exposés à l’entrée de la salle Dorveaux jusqu’au vendredi 11 mai 2018.
Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Rennes, Mathurin Méheut se distingue très tôt par un regard aiguisé et un talent d’observation quasi-ethnographique de son environnement, qu’il s’agisse des ports de pêche de sa Bretagne natale, des conditions de vie dans les tranchées durant la Grande Guerre ou bien de la faune et de la flore qu’il a l’occasion d’explorer à l’occasion de ses différents voyages et missions. C’est à ce dernier volet de son œuvre que se consacre notre exposition.
Lorsqu’il publie Étude de la mer : faune et flore de la Manche et de l’océan, en 1914, Mathurin Méheut vient de passer deux années dans la Station de biologie marine de Roscoff dans le Finistère, dédiées à l’observation des fonds marins dans un contexte scientifique. Cet ouvrage en deux tomes publié sous la direction du peintre décorateur Maurice Pillard-Verneuil (1869-1942) le rend célèbre. Il décroche un an plus tard la bourse Autour du monde financée par la fondation Albert Kahn et part pour Hawaï et le Japon avant d’être mobilisé pendant la Grande Guerre où il devient peintre aux armées.
Près de vingt ans après la publication de son Étude de la mer, Mathurin Méheut poursuit son œuvre naturaliste avec la publication en 1931 de La Plante exotique, un portefeuille de 24 planches gravées en héliochromie consacré aux plantes exotiques issues de divers endroits du globe : Hawaï, Mexique, Afrique du Sud…
Pour en savoir plus sur Mathurin Méheut, découvrez le site Internet du Musée qui lui est consacré à Lamballe (réouverture le 7 avril 2018).
En 2010, le musée a organisé une exposition intitulée «Méheut, le monde de la nature» dans le cadre de l’année de labiodiversité.
Du 5 au 9 février 2018, la BIU Santé est heureuse de participer pour la deuxième année consécutive à l’opération #ColorOurCollections (en français : coloriez nos collections).
Des institutions culturelles du monde entier (bibliothèques, musées, archives…) s’associent pour proposer des planches à colorier réalisées à partir de leurs collections. De quoi occuper les enfants de votre entourage pendant les vacances de février.
Les 12 illustrations proposées par la BIU Santé sont téléchargeables en format PDF. Retrouvez-les également sur nos comptes Pinterest, Instagram (une nouveauté 2018 !) et Facebook. Elles sont issues des fonds historiques des pôles Médecine et Pharmacie – la plupart peuvent se retrouver dans Medic@, notre bibliothèque numérique (4 millions de pages en libre accès).
La rubrique Médecine vous propose cette année une belle sélection d’écorchés, avec un niveau de difficulté croissant.
En pharmacie, quelques végétaux tirés de la numérisation récente d’un grand classique, le Traité général des drogues… de Pomet.
À vous de les imprimer et de les colorier suivant votre inspiration. Et partagez avec nous vos plus belles créations, nous les publierons !
Pour vous inspirer, voici à gauche le travail de mise en couleur réalisé pour une publication du 19e s. sur une des gravures (l’écorché niveau « expert ») que nous vous proposons.
Et retrouvez ici et ci-dessous les coloriages que nous avons reçus l’an passé !
Merci à Catherine Blum, Solenne Coutagne et Estelle Lambert pour la sélection des images.
En savoir plus
Retrouvez toutes les contributions sur Twitter, sous le hashtag #ColorOurCollections
Vendredi 20 avril : au Muséum National d’Histoire Naturelle
14h-15h : accueil à l’Amphithéâtre de la Grande Galerie.
15h-16h30 : visites sur inscription préalable (pour les 60 premiers inscrits) à choisir entre ces trois propositions :
– visite de l’Herbier (2 groupes de 15 personnes) ;
– visite du Jardin écologique (1 groupe de 15 personnes) ;
– visite de la Grande Serre (1 groupe de 15 personnes).
Samedi 21 avril : à l’amphithéâtre de la Société Nationale d’Horticulture de France
Au 84, rue de Grenelle dans le VIIe arrondissement à Paris [métro Bac, ligne 12]
9h30 : ouverture de la journée.
1. Dans les coulisses du Jardin des Plantes (exposés généraux)
10h : Du Jardin des simples aux Jardins Botaniques, par Michel BOTINEAU.
10h30 : L’inventaire du jardin entre nomenclature et pédagogie, par Marie-Elisabeth BOUTROUE.
11h : Se procurer des vipères vivantes : un souci permanent de Moyse Charas, par Olivier LAFONT.
11h30 : Apothicaires et pharmaciens du Muséum, par Philippe JAUSSAUD.
Pause déjeuner
2. Du Jardin du Roy au Muséum de Paris (exposés chronologiques)
14h : De l’anatomie des plantes à l’anatomie de l’homme au Jardin Royal (1618-1718), par Jacqueline VONS.
14h30 : Des apothicaires du Jardin du Roy, pionniers de l’analyse de l’eau, par Bruno BONNEMAIN.
15h : Pause.
15h15 : Botanique, thérapeutique et politique : le cas Pitton de Tournefort (1656-1708), par Stanis PEREZ.
15h45 : Un personnage méconnu : Pierre Daubenton (1703-1776), par Anne ALLIMENT-VERDILLON.
16h15 :Constant Duméril (1774-1860), un médecin académicien au Muséum. Regards sur son œuvre, par Francis TRÉPARDOUX.
La BIU Santé met en ligne dans sa Banque d’images et de portraits un corpus composé d’une soixantaine de boîtes de tisanes et documents d’accompagnement (publicités, lettres, brochures). Ces objets et documents témoignent de la production, de la vente et de la consommation de tisanes et boissons à base de plantes à visée thérapeutique ou de bien-être dans la première moitié du XXe siècle.
Un médicament ?
À l’origine, la tisane, ou ptisane, est un mot dérivé du grec qui désigne une décoction d’orge pilée bouillie dans de l’eau. Hippocrate, dans son livre Du régime dans les maladies aiguës, préconisait déjà l’usage de cette boisson pour soigner et alimenter les malades. Au XVIIIe siècle, l’Encyclopédieentend par tisane « tout liquide médicamenteux qui, contenant peu de parties actives, est destiné à former la boisson ordinaire d’un malade ». Elles constituent ainsi la base de la médecine domestique. Selon Guillaume-François Rouelle (1703-1770), maître-apothicaire à Paris et démonstrateur de chimie au Jardin du roy, « le malade en fait sa boisson ordinaire, c’est pourquoi il faut qu’elle soit agréable et qu’elle ne dégoûte point autant que la vue de la curation le permet ». Le célèbre chimiste et apothicaire Nicolas Lémery, dans sa Pharmacopée universelle publiée en 1697, disait de la tisane « quelle n’est pas si chargée en drogues, car comme elle est employée pour le boire ordinaire, on la rend le moins désagréable qu’on peut ».
Au XIXe siècle, les tisanes figurent en bonne place dans la Pharmacopée française, le Dorvault, ainsi que dans de nombreux formulaires et ouvrages de référence pharmaceutiques. L’édition de 1818 de la Pharmacopée française prend cependant soin de préciser que les tisanes « ne doivent leurs vertus qu’à une très petite quantité de médicaments qu’elles tiennent en dissolution » et que « ces boissons doivent être légères, et le moins désagréables possible, pour que le malade ne s’en dégoûte pas, puisqu’il est obligé d’y revenir souvent ».
Malgré toutes ces précautions d’usage, les tisanes connaissent un tel succès en France que des voix s’élèvent pour en réguler l’usage et en relativiser l’intérêt thérapeutique. Ainsi Jean Buisson, dans ses Observations sur le code pharmaceutique en 1830, indique que l’« on n’établit pas de règles assez sûres et assez précises pour la préparation de ces médicaments. Ainsi par exemple, on ne différencie presque pas les racines, les écorces et les bois qui doivent supporter l’ébullition d’avance ceux qui peuvent la supporter sans altération […]. Les doses ne sont pas assez précisées dans cet ouvrage […]. » Quelques décennies plus tard, le médecin Adolphe Burggraeve (1806-1902) s’exprime ainsi : « Quand on visite les hôpitaux on est frappé du luxe des tisaneries et des innombrables bouteilles, qui de là se répartissent dans les diverses salles, au point que chaque malade a la sienne – quelquefois deux. Les malades non alités trouvent le moyen de les vider autre part que dans leur estomac ; mais pour ceux que la fièvre tient au lit, impossible de leur échapper. »
Zoom sur les tisanes de la Banque d’images et de portraits
Les boîtes de tisanes et documents d’accompagnement numérisés et disponibles dans la Banque d’images et de portraits forment un ensemble de près de 60 pièces, datant de la première moitié du XXe siècle. On y trouve une grande variété d’informations : famille de tisane, symptômes traités, posologie, formulation, circuit de distribution, prix, timbre ou visas des organismes chargés du contrôle des médicaments, poids, date de fabrication…
Nous retrouvons ce même vocabulaire flatteur sur les boîtes de tisanes. Vendues en officine, dans un format parfois insolite, elles se parent de mille propriétés thérapeutiques : purgatives, laxatives, anti-épileptiques, antiseptiques, calmantes, rafraîchissantes, toniques… La liste des vertus que leur bel emballage leur attribue est sans fin. On note également une attention particulière portée au soin de l’appareil digestif dans l’argumentaire commercial. Toute référence au monde clérical est un gage supplémentaire de l’efficacité et de l’authenticité de la préparation (« Thé dépuratif du frère Basile », « Tisane des Chartreux de Durbon », « Tisane de santé de Sœur Ynès », etc.). Enfin, certaines posologies laissent les patients modernes que nous sommes songeurs. Ainsi une boîte entière de tisane des Pères Augustins est « à macérer 4 jours dans un litre de bon vin blanc » tandis qu’un petit verre de cognac peut être ajouté au litre de vin blanc nécessaire à la préparation de la tisane du Curé de Deuil.
Il est ainsi possible d’extraire de ce corpus une grande quantité d’informations. Elles mériteraient très certainement une étude systématique et approfondie, qui nous renseignerait sur la place des tisanes dans l’arsenal thérapeutique du début du XXe siècle, les techniques commerciales employées par les fabricants pour vendre leur produit ainsi que sur la médecine domestique.
« Hermione s’interrompit. Harry avait entendu, lui aussi. Quelqu’un avait bougé derrière eux, dans l’ombre des étagères. Ils attendirent un instant et la silhouette de vautour de Madame Pince apparut à l’angle d’un rayon, ses joues creuses, sa peau parcheminée et son long nez busqué soulignés par l’éclairage peu flatteur de la lampe qu’elle tenait à la main.
—La bibliothèque ferme, dit-elle. »
Harry Potter et le prince de sang mêlé, traduction de Jean-François Ménard, tous droits réservés
Si l’on en croit la description d’Irma Pince, les bibliothécaires ne bénéficient pas d’un portrait flatteur dans la saga Harry Potter. Le premier tome paraissait il y a 20 ans tout juste, le 25 juin 1997.
Heureusement les collègues ne sont pas rancuniers. D’abord parce que les 7 tomes de cette série ont amené à la lecture toute une génération, à travers le monde, avec des traductions en près de 75 langues. Ensuite parce que les livres et la bibliothèque occupent une place de choix dans la vie quotidienne de Poudlard, l’école des sorciers.
Quel rapport avec la BIU Santé ?
La bibliothèque est l’endroit par excellence où les élèves se retrouvent pour étudier, mais aussi pour comploter. Située au 4e étage, elle ferme à 20h, tout comme la BIU Santé (dont la grande salle a parfois été comparée à Poudlard dans certains commentaires de notre page Facebook). Dans les longs-métrages, c’est la prestigieuse bibliothèque Bodleian d’Oxford qui a servi de cadre aux prises de vues.
Quant aux livres eux-mêmes, ils sont indispensables à la formation des sorciers (ce n’est pas Hermione Granger qui dira le contraire). Des ouvrages imaginaires, ou non, ayant souvent trait à l’ésotérisme ou à l’alchimie. Disciplines représentées dans les collections anciennes de la BIU Santé, et dont vous retrouverez certains exemplaires numérisés dans notre rubrique Medic@. Vous pourrez par exemple y dénicher comment confectionner votre propre baguette magique.
Dans notre banque d’images (200.000 images accessibles gratuitement en ligne) se cachent aussi certains personnages bien connus des fans, comme le mystérieux Nicolas Flamel. Ou bien encore toute une faune fantastique, digne du bestiaire de J.K. Rowling : dragons, centaures, géants, phénix, hippogriffes, basilics…
Les collections d’herbiers et les ouvrages de botanique du pôle Pharmacie ne dépareraient pas non plus dans un cours de potions. Sans parler des plants de mandragore précieusement cachés dans les serres du jardin botanique.
L’esprit de J.K. Rowling semble d’ailleurs toujours flotter dans la faculté de pharmacie de Paris, comme en témoigne ce récent tweet lors de la cérémonie de remise des diplômes :
Rappel des scores de cette année : -Gryffondor : 246 pts – Serdaigle : 235 pts – Poufsouffle : 200 pts – Serpentard : 12 pts#cerem2017
Le rapport n’est pas évident, mais le petit sorcier a aussi trouvé sa place dans la littérature scientifique. La preuve, l’équation « harry potter » [TIAB] (recherche dans le titre ou le résumé) donne 45 résultats très sérieux dans PubMed.
D’autres scientifiques facétieux se sont plu à imaginer la publication du tome 6, si ce dernier avait été un article académique :
Notre remède secret a perdu de son mystère… Trois heureux gagnants sont parvenus à résoudre l’énigme que nous vous proposions au mois d’octobre à l’occasion de notre exposition sur l’histoire des huiles essentielles. Bravo à eux et bravo à tous les participants ! Voici expliquée pas à pas la solution de l’énigme.
Souvenez-vous, nous vous demandions quelle était la maladie que permettait de soigner le remède secret. La bonne réponse est… le scorbut.
Pour trouver cette maladie, il faut d’abord identifier l’ingrédient principal du remède grâce à trois indices :
1. Mon premier indice est un fruit. Il se trouve sur la planche XXI de la page 254 du tome II du plus grand traité sur les arbres fruitiers du XVIIIe siècle.
L’indice est la bergamote. Pour le trouver, il faut chercher dans Medic@ le Traité des arbres fruitiers publié par Duhamel Du Monceau en 1768. La planche XXI de la page 254 du tome II représente une bergamote.
2. Mon deuxième indice est un personnage. La BIU Santé a fait l’acquisition récemment d’un ouvrage consacré à ses rapports avec ses dentistes.
L’indice est Napoléon. Vous le trouvez grâce au catalogue de la BIU Santé. Une recherche simple en saisissant le mot-clé « dentistes » et un classement des résultats du plus récent au plus ancien document vous permet d’afficher parmi les premiers résultats l’ouvrage de Xavier Riaud intitulé « Napoléon 1er et ses dentistes » (Paris, L’Harmattan, 2016).
3. Mon troisième indice est une maison de parfumerie. Vous le trouverez dans le numéro de Noël 1920 d’une importante revue consacrée à la parfumerie, en bas à gauche de la page 254.
L’indice est la maison Guerlain. Vous le trouvez dans Medic@ via la page dédiée aux périodiques numérisés, qui vous propose la revue La parfumerie moderne. Un volume unique rassemble tous les numéros de l’année 1920. A l’intérieur de ce volume, vous pouvez vous aider de la table des matières pour repérer le numéro de Noël et le feuilleter pour arriver à la page 254 où vous trouvez en bas à gauche une reproduction d’un flacon de parfum de la maison Guerlain.
La combinaison de ces trois indices permet d’identifier l’ingrédient principal du remède secret : l’Eau de Cologne. En effet, l’huile essentielle de bergamote est l’un des ingrédients de ce parfum ; Napoléon en faisait notoirement une consommation effrénée et la maison Guerlain commercialise encore aujourd’hui ce parfum.
Ensuite, pour deviner le nom de la maladie que soignerait notre remède secret, il faut se reporter à l’un des documents qui était présenté dans notre salle de lecture lors de l’exposition, et qui est également disponible dans Medic@ : Vertus et effets de l’Eau admirable ou Eau de Cologne : approuvée par la Faculté de médecine, le 13 janvier 1727. Au détour d’une impressionnante énumération des propriétés thérapeutiques de l’Eau de Cologne, vous découvrez qu’en mélangeant une cuillerée d’Eau de Cologne et deux cuillerées d’eau de fontaine, en se lavant la bouche avec cette préparation et en l’ingérant trois fois par semaine, vous pouvez – en théorie – soigner le scorbut.
Nous félicitons nos trois gagnants, Sylvie Juvin, Annette Busolin et Chiheb Jouini, qui ont élucidé cette énigme avec brio ! Ils remportent chacun un lot de deux ouvrages incluant un exemplaire de La Faculté de médecine et de pharmacie de Rouen paru aux éditions du Grand Métier en 2015.
Nous profitons de cette occasion pour inclure dans notre article un texte proposé par Romain Galmiche (Editions du Grand Métier) :
5 raisons pour un livre sur la faculté de médecine et pharmacie de Rouen ?
1. Parce que les facultés de médecine sont un maillon essentiel mais finalement méconnu du système de santé. A l’interface entre monde hospitalier et Université, avec un grand U, elles assurent la cohérence des projets et des dispositifs ;
2. Parce que joindre médecine ET pharmacie permet un modèle inédit d’insertion des activités de recherche et d’enseignement. L’innovation scientifique n’est pas un cadeau du ciel : elle est le fruit de démarches conjointes et réfléchies ;
3. Parce que cette faculté, après avoir longtemps cherché sa place dans le territoire, l’a trouvée. La création d’un campus de santé, central et resserré, inaugure une nouvelle ère de la médecine rouennaise ;
4. Parce que la nouvelle région normande offre un exemple frappant des défis qui se présentent à la médecine hospitalo-universitaire française. Défis démographiques, défis financiers, universitarisation des professions de santé. La faculté pour relever le gant doit être souple, inventive, intelligente ;
5 Parce qu’une faculté est toujours en prise avec la société qui l’entoure. Les méthodes d’enseignement changent, les questions éthiques bouleversent les certitudes… De nouveaux mots apparaissent : « classes inversées », « medical training center ». Seule demeure l’exigence intellectuelle.