Visite de la BIU Santé lors du congrès ILDS 2017

Du 4 au 6 octobre 2017 a eu lieu le 15e congrès ILDS (Interlending and Document Supply Conference), conférence internationale sur le prêt entre bibliothèques et la fourniture de documents.

Le thème particulier de cette année 2017 : « No Library Left Behind: Cross-Border Resource Sharing » (« Pas de bibliothèque laissée pour compte : Partage transfrontalier des ressources »).

Cette session organisée par le CTLes s’est tenue à la Bulac.

CTLes : ILDS2017 from Laurent Hédoin on Vimeo.

En fin de congrès était organisé un programme de visites. Les participants se sont répartis entre trois bibliothèques interuniversitaires parisiennes : la bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne, la bibliothèque interuniversitaire Cujas et la BIU Santé.

Une vingtaine de collègues de différents pays ont découvert le pôle Médecine de la BIU Santé, sous la conduite de son directeur, M. Guy Cobolet. La visite, en anglais, leur a fait parcourir le bâtiment et la grande salle de lecture. Une présentation de documents anciens a également eu lieu en salle Landouzy.

En savoir plus

Le site internet du congrès ILDS

Réforme de la Directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique

Dans une lettre ouverte aux membres de la Commission des affaires juridiques du Parlement européen, l’association SPARC Europe et les principales associations européennes du domaine de l’enseignement et de la recherche mettent en garde contre les risques de dérives de la directive «Copyright». Elles souhaitent un engagement ferme de l’Union en faveur de l’Open Science et de l’Open Access.

S’associent pleinement à cette démarche :

  • Le consortium Couperin.org,
  • la Conférence des Présidents d’Universités (CPU),
  • la Conférence des Grandes Écoles (CGE),
  • la Conférence des Directeurs des Écoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI),
  • l’Association des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation (ADBU),
  • l’association des responsables IST des organismes de recherche (EPRIST),
  • le Centre national de la recherche scientifique (CNRS),
  • l’Institut national de la recherche agronomique (INRA),
  • l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA),
  • l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR),
  • le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD),
  • l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD),
  • l’Institut national d’études démographiques (INED)
  • l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA)

Le communiqué commun «Réforme de la Directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique : nous partageons et soutenons les mises en garde des principales associations européennes de l’enseignement et de la recherche» marque la volonté des signataires de voir la nouvelle directive sur le droit d’auteur s’inscrire dans une orientation permettant aux communautés de l’enseignement supérieur et de la recherche d’accomplir pleinement leur mission de recherche et d’enseignement, en développant pleinement les potentialités du numérique, en s’orientant résolument vers l’Open Science, au sein d’un cadre juridique équilibré, sans régression ni entrave au-delà de ce qui est nécessaire.

Vous trouverez le communiqué complet sur le site Couperin

Formez-vous à l’EBM et à la Cochrane

Qu’est-ce que l’Evidence-Based Medicine ?

Savez-vous ce qu’est l’Evidence-Based Medicine (EBM) ou médecine fondée sur les faits ? Et parmi les bases consacrées à l’EBM, la Cochrane library, réalisée par la Cochrane collaboration, est l’une des plus riches et des plus utilisées.

Si ces sujets vous intéressent, il reste des places pour notre prochaine formation gratuite, le lundi 20 novembre, de 17h à 19h30.

Elle aura lieu en salle de formation du pôle médecine-odontologie, 12, rue de l’École-de-Médecine. Détails et inscriptions sur cette page.

Vous pouvez également consulter notre tutoriel EBM / Cochrane.

Debut: 11/20/2017 05:30 pm
Duree: 2 heures: and 30 minutes
12, rue de l'École-de-Médecine
Paris, Île-de-France
75006
FR

Calendrier des dievx de novembre : la vie, la mort et Marie Chaufour

En ces lendemains de Toussaint, les DIEVX invitent à nouveau un jeune chercheur. Marie Chaufour nous fait le plaisir d’évoquer l’Histoire de la vie & de la mort de Francis Bacon à travers l’analyse du frontispice de la version française traduite par l’académicien[1] et polygraphe du XVIIe siècle, Jean Baudoin.

Télécharger le calendrier de novembre 2017.

Marie Chaufour est docteur en histoire de l’art moderne et chercheur associé au Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures de l’université de Bourgogne Franche-Comté. Elle a soutenu en 2013 une thèse intitulée Le moraliste et les images :  recherches sur l’expression emblématique chez Jean Baudoin, sous la direction de Paulette Choné. Elle s’intéresse de manière plus générale à l’emblème, à l’image symbolique et à l’iconographie.

Elle fait partie du comité scientifique de l’Association des études emblémistes en France et a co-organisé le 11e congrès de la Society for Emblem Studies qui s’est tenu à Nancy en juillet 2017.

Ceux qui souhaiteraient l’entendre pourront la retrouver lors de la journée d’étude Minerve pensive. La réflexion sur la guerre au temps de Tristan L’Hermite, le 23 février 2018, à l’université Paris-Sorbonne. Son intervention portera sur «Le motif du guerrier dans la culture visuelle de l’époque Louis XIII».

[1] Ce qui nous prive définitivement de qualifier notre invitée de chercheu.r.se.

L’Art est long, & la Vie est courte ![1]

L’image choisie pour le calendrier ce mois-ci provient de l’Histoire de la Vie & de la Mort du chancelier Francis Bacon (1561-1626) traduite en 1647 par Jean Baudoin[2] – l’un des premiers académiciens français, traducteur de la fameuse Iconologia de Cesare Ripa et «restaurateur» du genre emblématique en France au XVIIe siècle. C’est lui qui introduisit la philosophie baconienne en France. Il avait en effet obtenu un privilège lui accordant «de faire imprimer par tel imprimeur qu’il voudra choisir, toutes les Œuvres du Chancelier Bacon par lui traduittes, en un ou plusieurs volume», chose plutôt rare et qui dénotait le grand intérêt de Baudoin pour la pensée de l’homme de lettres et philosophe anglais et plus encore l’intérêt du public français pour des textes scientifiques. Il était donc clairement question de «faire parler le français aux sciences[3]».

Bacon consacra une grande partie de son œuvre à la promotion et à la restauration de la science. Ses recherches le conduisirent à proposer une nouvelle philosophie fondée en partie sur la réforme des savoirs en s’appuyant sur l’observation et l’expérimentation. Il exposa son point de vue dans plusieurs ouvrages, tels the Advancement of Learnings ou le De Saptientia Veterum dans lequel il donnait une interprétation scientifique aux mythes antiques. Puis il se consacra à l’histoire naturelle et publia notamment, en 1623, l’Histoire de la Vie et de la Mort dans laquelle il étudia la longévité des mondes minéral, végétal et animal ; avant d’examiner la vie humaine. Dans ce livre, Bacon ne propose nullement des remèdes aux maladies, mais des méthodes afin de prolonger la vie offerte par Dieu, qui était pour lui la partie la plus noble de l’art médical.

En choisissant d’occuper l’espace par un autel d’une grande simplicité – orné de colonnettes ioniques, le graveur accentue la dimension religieuse de la philosophie scientifique de Bacon, tout en proposant au lecteur une méditation sur la fugacité de la vie. Deux chandelles prennent place sur la plate-forme de l’autel recouvert d’un tapis richement brodé. La première bougie vient à peine d’être allumée, tandis que la seconde est en train de s’éteindre en fumant. Ce motif est également présent dans les Emblemata politica (1618) de Jacob a Bruck Angermundt, accompagné du motto «Transeundum» afin de souligner l’instabilité des choses terrestres. Dans le langage emblématique, la chandelle qui se consume nous rappelle que notre mort commence à l’instant où nous arrivons sur terre[4].

La fragilité de la vie humaine est également mise en scène par la frise florale brodée sur le tapis d’autel. À droite des fleurs fanées et des chardons se substituent aux bouquets de tulipes, de roses ou de pivoines épanouies, fleurs éphémères par excellence. Bon nombre de natures mortes mêlent des fleurs commençant à s’étioler à d’autres parfaitement fraîches afin d’accentuer la caducité des biens terrestres devant la mort. Ici, il peut également s’agir de dévoiler la lutte contre le vieillissement ou plutôt pour «le rajeunissement des corps vieillis» ainsi que l’écrit Bacon. La brièveté de la vie est encore mise en scène par la course du soleil qui apparaît sur les deux devises entre les colonnes de l’autel, la première ayant pour corps un lever de soleil accompagné du motto «surgit que», tandis que la seconde est composée d’un soleil couchant et du mot «cadit que», métaphore de la vie qui file inexorablement. Enfin la sentence développée sur l’autel propose une méditation sur l’implacabilité de la mort et achève de transformer ce frontispice en un parfait Memento mori.

Marie Chaufour

Université Bourgogne Franche-Comté

[1] F. Bacon, Histoire de la Vie et de la Mort, Introduction, n.p.

[2] J. Baudoin, Histoire de la Vie et de la Mort, Où il est traitté de la longue et de la courte durée de toute sorte de Corps ; Des causes de leur decadence ; et des moyens d’en reparer les defauts, autant qu’il se peut. Composé par Mre François Bacon, Grand Chancelier d’Angleterre, et fidelement traduitte par J. Baudoin, Paris, Guillaume Loyson, 1647.

[3] M. Le Dœuff, « Bacon chez les grands au siècle de Louis XIII », Fattori, Marta (dir.), Francis Bacon : terminologia e fortuna nel xvii secolo, Rome, Edizioni dell’Ateneo, 1984, p. 155-178, p. 160.

[4] Paulette Choné, L’atelier des nuits, Presses universitaires de Nancy, 1992, p. 82

Fermeture du 11 novembre 2017

Attention, la BIU Santé sera fermée samedi 11 novembre 2017 (jour férié, armistice de 1918).

L’occasion de (re)découvrir nos services en ligne, disponibles 7 jours sur 7 et 24h/24 :

Pour les historiens, en accès libre : la bibliothèque numérique Medic@, la Banque d’images et de portraits, et pourquoi pas une petite visite du côté des expositions virtuelles.

Pour les lecteurs de Paris Descartes, les bases de données en médecine ou en pharmacie, les revues électroniques et les livres électroniques en médecine ou en pharmacie.

Avec une pensée particulière pour notre exposition virtuelle sur les gueules cassées : https://www.biusante.parisdescartes.fr/1418/

222 ans de la bibliothèque de l’Ecole de Santé

Il y a déjà 222 ans, le 17 octobre 1795 (25 vendémiaire an IV), s’ouvrait la bibliothèque de la nouvelle école de Santé de Paris. Prenant la suite de la bibliothèque de la faculté de médecine, ce sont ses collections qui constituent le socle de l’actuelle BIU Santé. Pierre Süe en fut le premier conservateur.

Retrouvez en ligne le discours inaugural de ce « professeur-bibliothécaire », sur la bibliographie médicale.

L’ouverture de cet établissement eut lieu en présence de Jean-François Baraillon, membre de la Convention, et de René-François Plaichard, membre du Conseil des anciens, et sous la présidence de Michel-Augustin Thouret, directeur de l’école.

La bibliothèque était alors ouverte au public quatre fois par décade, de 11h à 14h, les autres jours étant réservés aux élèves.

En savoir plus

Notre billet de 2015 sur l’inauguration de la nouvelle bibliothèque

De l’image du passé… à l’écran du futur : 1395-1795-1995

Fermeture du 1er novembre

La BIU Santé sera fermée mercredi 1er novembre 2016 (jour férié).

Imago Mortis, Michel Wolgemuth, 1493. Cote 000739.

L’occasion de (re)découvrir nos services en ligne, disponibles 7 jours sur 7 et 24h/24 :

Pour les historiens, en accès libre : la bibliothèque numérique Medic@, la Banque d’images et de portraits, et pourquoi pas une petite visite du côté des expositions virtuelles.

Pour les lecteurs de Paris Descartes, les bases de données en médecine ou en pharmacie, les revues électroniques et les livres électroniques en médecine ou en pharmacie.

CINAHL Complete à la BIU Santé

Infirmières, infirmiers, nutritionnistes, orthophonistes, professionnels paramédicaux, la base de données CINAHL (Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature), vous attend à la Bibliothèque interuniversitaire de Santé.

CINAHL, c’est quoi ?

C’est l’outil de recherche documentaire indispensable pour les infirmières et les professionnels paramédicaux, mais il s’adresse aussi particulièrement aux sages-femmes et aux médecins généralistes. Vous y trouverez toute la documentation que vous cherchez en soins infirmiers,  sciences biomédicales, sciences de la santé, médecine alternative et en santé publique.

Bon à savoir : les recherches s’y effectuent en anglais.

Collection BIU Santé Médecine. Adresse permanente de cette image : https://www.biusante.parisdescartes.fr/histmed/image?07932

Quelle version proposons-nous ?

La base de données CINAHL propose plusieurs formules d’abonnement. La BIU Santé met à la disposition de ses lecteurs la version CINAHL Complete qui permet l’accès à 5400 revues dont 1450 avec texte intégral. Vous y trouverez aussi des livres, des mémoires, des normes et pratiques cliniques sans oublier les fiches de soins fondées sur des données probantes (EBN), les leçons rapides et plus encore.

Comment y accéder ?

Rendez-vous sur la page «Articles et bases de données» de la BIU Santé, puis sélectionner CINAHL Complete. Étudiants et professionnels de santé, vous êtes tous les bienvenus sur place pour consulter cette ressource, horaires d’ouverture et autres informations pratiques disponibles ici. En revanche, l’accès distant aux bases de données est réservé aux seuls membres de l’université Paris Descartes (étudiants et personnels), il s’agit de clauses contractuelles négociées avec les éditeurs de ces outils, auxquelles nous ne pouvons déroger.

Comment interroger efficacement cette base de données ?

La recherche avancée est recommandée, elle permet de combiner des mots sujets ou des descripteurs du thésaurus CINAHL.

Le thésaurus CINAHL utilise beaucoup de descripteurs  MeSH (Medical Subject Headings), qui est le  thésaurus utilisé pour interroger Medline via PubMed,  mais il comprend aussi certains mots-clés plus spécifiques, adaptés aux soins infirmiers et aux sciences paramédicales.

Vous ne savez pas comment faire ? On vous explique tout dans le tutoriel rédigé par les bibliothécaires de la BIU Santé. Rien ne vous échappera ainsi pour utiliser au mieux cette ressource faite pour vous !

Pourquoi interroger CINAHL et ne pas se contenter de PubMed ?

CINAHL est spécialisée dans le domaine des soins infirmiers et donne accès à 1300 titres de périodiques en texte intégral alors que PubMed ne propose que 766 titres dans le sous-ensemble des sciences infirmières. De nombreuses revues disponibles dans CINAHL ne sont donc pas dépouillées dans Medline et introuvables ailleurs.

Un exemple : lançons une recherche sur les relations infirmier-patient dans le cadre de la maladie d’Alzheimer : on obtient 121 articles dans PubMed et 42 dans CINAHL avec seulement 6 références communes ! Les deux bases de données sont donc bien complémentaires.

Les bibliothèques du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) ont réalisé un comparatif de contenu visible ici.

Les bibliothécaires de la BIU Santé (pôle Médecine) sont à votre disposition pour vous aider dans vos recherches documentaires, sur place ou à distance, n’hésitez-pas ! D’autant que de nombreux autres ressources vous sont destinées, comme l’«univers infirmier» de l’encyclopédie médico-chirurgicale en ligne, EM premium, etc.

Catherine Tellaa

Salle Fialon fermée (20/10 après-midi)

Au pôle Pharmacie-Biologie-Cosmétologie (4, avenue de l’Observatoire) la salle Fialon sera fermée vendredi 20 octobre 2017, tout l’après-midi.

La salle Dorveaux (salle de lecture principale) demeure ouverte, vous pouvez donc venir travailler au pôle Pharmacie, jusqu’à 20h.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Nouvelle expo virtuelle : le musée de l’hôpital Saint-Louis

Connaissez-vous le musée de l’hôpital Saint-Louis à Paris ? Ses collections, classées monument historique depuis 1992, prennent place dans un bâtiment qui vient tout juste d’être rénové.

«À côté de quelque 600 moulages de pièces opératoires de chirurgie viscérale et osseuse, plus de 4000 moulages en cire, réalisés entre 1865 et 1958, reproduisent des maladies de la peau et les formes multiples de la syphilis, alors préoccupation permanente des dermatologues.»

Des collections en ligne

Jusqu’à présent, les photos de ces moulages étaient déjà consultables sur le site de la BIU Santé (plus de 4000 clichés).

La verrière du plafond du musée vient d’être remise à neuf, grâce au soutien de partenaires publics (Assistance publique, DRAC Île-de-France) et privés (industrie pharmaceutique impliquée dans la dermatologie). Les conditions de conservation sont désormais bien meilleures pour ces objets précieux et fragiles.

C’est aussi l’occasion choisie par la BIU Santé pour proposer une nouvelle exposition virtuelle, retraçant l’histoire du musée, au travers de nombreuses illustrations. On y découvre les collections mais aussi les fonds d’aquarelles, jamais mis en ligne jusqu’à alors :

Les textes et les choix d’images sont l’œuvre de Gérard Tilles, médecin membre de la Société française d’histoire de la dermatologie. Réalisation technique et infographie par Jacques Gana.

En savoir plus

L’exposition virtuelle sur le musée de l’hôpital Saint-Louis

Le site de la Société Française d’Histoire de la Dermatologie propose une visite virtuelle du Musée des moulages

1 Avenue Claude Vellefaux
France, Île-de-France
75010
FR
Phone: 01 42 49 99 15